L’homme qui voulait enfanter

L’homme qui voulait enfanter
Raoul Garnier
Préface d’Emmanuel Gratton

Vivre et l’Ecrire
LITTÉRATURE ROMANS, NOUVELLES QUESTIONS DE GENRE 

SOMMAIRE

R.G., homosexuel septuagénaire, est tenaillé jusqu’à l’obsession, voire jusqu’au délire, par le désir d’enfanter. Lui qui a aidé ses étudiants à accoucher d’eux-mêmes, qui a mis au monde des livres, reste sans descendant à un âge où l’on est grand-père. Il sollicite son ami Killian -lui-même père- pour l’accomplissement de son vœu. Après moult résistances, Killian l’exauce : il donne sa semence. R.G., au péril de sa vie, tombe enceint… mais de quoi ? De qui ? Comment ? Ce roman met en scène une situation subversive et transgressive de l’ordre naturel et social.

L’AUTEUR

Raoul Garnier est né en 1943 en Normandie. Après un séjour d’une dizaine d’années en Afrique (Niger, Côte d’Ivoire), il s’installe en Touraine (1984). Il y poursuit sa carrière professionnelle et exerce les fonctions de cadre supérieur de santé en milieu hospitalier et carcéral. Aujourd’hui à la retraite, il se consacre à l’écriture. Après Le Choix du fils (2008), L’Amant du silence (2012), Raoul Garnier, avec L’Homme qui voulait enfanter (2015) signe ici sa trilogie : « Un fils entre père et mère, entre amants et Dieu », l’histoire d’une vie chaotique entre autobiographie et fiction : la sienne.

PRÉFACE

Un fils entre père et mère, entre amants et Dieu

Lorsque Raoul Garnier m’a laissé son manuscrit L’homme qui voulait enfanter…, il m’a demandé simplement de lui dire ce que j’en pensais. Il m’avait contacté parce qu’il savait que j’avais écrit sur L’homoparentalité au masculin, le désir d’enfant contre l’ordre social (1)  et s’interrogeait sur la possible publication d’un ouvrage qui témoignerait d’un homme… qui voulait enfanter. Bien conscient que cela puisse paraître une hérésie, il cherchait la caution d’un esprit « scientifique » pour valider son projet. Il ne savait pas à l’époque que je m’intéressais aussi aux romans autobiographiques et que ses livres, ce manuscrit étant son troisième ouvrage, m’intéressaient au plus haut point. Je cherchais autant à valider quelques idées qui trainaient dans ma thèse que lui, à valider les idées étranges d’un écrivain prometteur. Il constituait pour moi le 28ème témoin de ma population d’enquête même si, d’enfant, il n’a pas vraiment eu.

Raoul Garnier conclut ici une trilogie de trois ouvrages Le choix du fils, Le silence de l’amant , L’homme qui voulait enfanter… . Cette « trilogie » est autant à entendre comme l’expression de trois logiques que comme une série de trois œuvres inscrites dans une suite diachronique. Sa vie nourrit bien chacun de ses récits mais elle n’en constitue pas une série ou des épisodes même si on peut y reconnaître certains personnages, à commencer par le personnage principal, l’auteur lui-même. Ce qui les lie n’est pas tant lié au sujet dont il s’agit mais au sujet, l’auteur, de qui il s’agit. Les trois romans sont trois facettes d’une même histoire et dénotent davantage les processus identitaires à l’œuvre,  à la croisée du social et du psychique, le roman faisant nœud. L’auteur, au fil de son écriture durant une dizaine d’années,  a trouvé sa voie/sa voix dans le prolongement du roman qui l’a précédé. 

Chaque livre met en jeu une trinité familiale, presque divine parfois, ou plus exactement ceux qui, présents ou absents, ont compté principalement dans la vie de l’auteur. Il  représente un modèle familial classique, hérité de l’histoire sociale, de nombreuses religions, et même de la psychanalyse : la triade « mère, père, enfant ». Dans Le choix du fils, l’auteur invoque beaucoup la relation avec sa mère omniprésente et récemment décédée mais aussi celle avec son père, qu’il n’a jamais connu puisqu’il est « mort » trois mois avant sa naissance. A la recherche de ses racines, il revisite ses branches maternelles et paternelles et questionne, dans un autre registre, l’évolution de sa relation spirituelle avec Dieu, « Notre Père qui est aux cieux ». L’auteur se cherche donc. Son dévoilement suscite un repositionnement identitaire.

Dans L’Amant du silence, nous nous situons postérieurement au Choix du fils mais il est aussi largement question de ce qui s’est produit avant. Les amants dont il est question ont eu une relation passionnelle qui s’est construite dans le temps, de la jeunesse à « la mort » du personnage principal, même s’il s’agit là probablement d’un effet de style de l’auteur qui symbolise par sa disparition dans le roman, les forces titanesques et thanatesques qui l’assaillent dans sa vie réelle. Père est le statut aussi de cet amant, amant que l’auteur a dissimulé à sa mère.
Dans L’homme qui voulait enfanter…, l’auteur approche des 70 ans mais prétend devenir tout à la fois, comme un père puisqu’il est un homme, comme une mère puisqu’il veut enfanter et porter en son sein l’enfant, exploit surnaturel qu’il parviendra d’une certaine manière à concrétiser…

La première histoire raconte le fils, l’enfant qu’il a été, la seconde raconte l’amant, le partenaire qu’il a été, la troisième raconte le parent, père/mère qu’il aurait aimé être. Il y a une suite généa-logique dans la position de l’auteur même s’il avait déjà 60 ans lors du premier ouvrage. Chacun de ses écrits recouvre pratiquement la même période et constitue trois étapes d’un homme qui voudrait s’enfanter, le premier par le dévoilement de son homosexualité, le second par l’établissement silencieux d’une relation amoureuse et charnelle, tumultueuse et fidèle, le troisième par l’expression du désir de procréer et de donner naissance… à un enfant mais aussi à lui-même. Il s’agit là d’un cheminement de 11 ans entre père et mère pour, selon l’auteur, « réparer son passé, se libérer de culpabilités multiples, pour être soi ! ». Il dit successivement qui il est, qui il aime, qui « hériterait » de lui… en avançant graduellement du registre conscient au registre inconscient.

Dans le premier opus on peut qualifier son roman d’autobiographie : « récit rétrospectif en prose qu’une personne réelle fait de sa propre existence lorsqu’elle met l’accent particulièrement sur sa vie individuelle, l’histoire de sa personnalité »(2)  . Raoul Garnier raconte qui il est et qui il a caché si longtemps… à sa mère surtout qui constitue sa seule famille mais aussi finalement  à la communauté des hommes. Il y interroge la place et le poids aussi de ce père disparu trois mois avant sa naissance. Raoul parle ici à la première personne du singulier « je » car il dévoile précisément ce qu’il a longtemps « tu ». L’auteur s’attarde sur son itinéraire, ses voyages et montre comment il devient visible. Son coming out, suite au décès de sa mère, le conduit à reconsidérer les liens d’origine et l’histoire familiale. La couverture du livre est un portrait de sa mère, lorsqu’elle avait 20 ans, dans une stature qui dénote une réelle assurance.  Elle porte les cheveux courts, à la garçonne. C’est une photo d’avant la naissance de l’auteur qui cherche dans ses traits, l’origine des liens qu’il a tissés avec elle, ce qu’elle est, elle aussi. Avec son décès, l’auteur fait l’aveu qu’il n’a pu faire de son vivant, traduisant l’ambivalence des sentiments, l’identité réelle d’un enfant qui s’affirme et se détache de l’image qu’il a jusqu’alors donnée de lui.

Dans le deuxième opus qu’on peut qualifier encore d’autobiographie, même si l’auteur n’est plus le narrateur, Raoul revisite ce qu’ont été ses amours. De son projet, il aurait préféré écrire  Les Amants du silence mais le titre évoquait trop le roman de Charles de Foucauld (3) . L’Amant du silence peut s’entendre comme triple, le sien puisqu’il n’est plus le narrateur tout en restant le personnage central, celui de son amant, cet homme marié, avec des enfants, qui dissimule à sa famille les liens qu’il entretient avec Raoul, ou encore le leur, leur silence, puisque les années se sont écoulées parfois sans qu’ils n’aient eu aucune relation. Le dévoilement, initié par l’auteur/narrateur/personnage central dans Le choix du fils est ici masqué par la mise en mots d’un tiers intime, un amant qui parle de Raoul ou le fait parler.  Le procédé permet à l’auteur de prendre une distance par rapport à lui-même et de donner la parole à celui qui curieusement fait silence sur son amour homo-érotique tout comme l’auteur l’avait fait à l’égard de sa mère. Le Raoul du premier roman s’attribue le prénom de Jean-Raoul dans le roman, Jean comme celui que lui aurait donné son père, Raoul comme celui que lui a finalement donné sa mère. Raoul était aussi le prénom de son père, prénom dont il hérite donc … comme pour assurer la continuité de la lignée. Jean-Raoul, plutôt que Raoul est une manière de réhabiliter le père dans sa fonction de transmission et de quitter l’homonymie confuse avec lui. Il participe d’une réhabilitation du sujet à sa place d’enfant, de fils capable de quitter sa mère qui l’a déjà quitté. La couverture du livre représente la portrait d’un bel homme, celui de l’auteur lui même à 20 ans. La photo s’extrait d’un cadre dont la vitre est brisée pouvant témoigner aussi bien de la rupture entre les amants que de l’écart qui existe entre les apparences et l’être profond. Il traduit aussi « la volonté de sortir du cadre, des normes sociales, de les vaincre pour vivre en dehors de toute norme, de toute convention, en toute liberté ». Il annonce déjà que son désir dépasse les conventions sociales. L’amant de l’auteur se cache derrière le prénom d’Isis, déesse égyptienne comme chacun sait. L’auteur fait part aussi d’autres aventures qu’il a eues souvent avec des gens d’Églises mêlant ainsi le silence à d’autres loyautés et secrets. Jean Raoul, celui qui tient donc la plume, meurt dans le roman laissant Isis, comme dans la mythologie égyptienne, s’occuper des morts et des mots. Cette mort est bien entendu fictive mais elle est aussi la marque d’une certaine réalité pour l’auteur qui, suite au décès de sa mère, ressent aussi le poids de l’existence, le sentiment peut-être d’avoir manqué sa vie affective, de n’avoir pas d’enfant et de se retrouver seul. Il franchit là cependant un cap, s’éloignant de plus en plus de la réalité visible pour se rapprocher de sa vérité invisible. Un certain Jean-Luc, mystérieux, est mentionné sur son répondeur comme vivant avec lui. Le dévoilement autobiographique du premier roman se recouvre donc d’un voile où faits et fictions se mêlent, comme pour rhabiller un sujet qui s’est trop mis à nu ou pour accéder finalement à une vérité plus profonde du sujet.
Cette démarche initiée conduit l’auteur à ce troisième opus L’homme qui voulait enfanter… où il s’agit là vraiment d’un roman personnel, d’une autofiction (4)  selon l’invention de Serge Doubrovsky.  Il laisse « une place prépondérante à l’expression de l’inconscient dans le récit de soi. »Après avoir voulu mourir et être mort littérairement parlant, voilà Raoul qui veut enfanter. Le récit procède ici à un retour en arrière dans la diachronie mais à une avancée dans le sujet traité. La parole est laissée cette fois ci à Killian dont le prénom d’origine celtique résonne davantage dans notre modernité que celui d’Isis. Il est d’ailleurs cuisiniste-designer et sonne le réveil, voire la résurrection de Raoul, qui se fera appeler alors Hergé/R.G. dans le roman, en écho au papa de Tintin et à tous ces secrets, secrets que Serge Tisseron s’est employé lui aussi à déplier chez Hergé. R.G. veut une nouvelle cuisine pour remplacer, en quelque sorte, l’ancienne, celle de sa mère. Outre le fait que la cuisine désigne à la fois la salle réservée à la préparation des plats, la préparation des plats et le plat lui-même – le lieu, l’art et le produit – on peut s’interroger sur ce qu’Hergé mijote en changeant de cuisine. Il fait bien mariner le lecteur !
Il va se lier d’amitié avec ce Killian, homme marié, comme Isis donc,  et qui vient d’avoir une enfant. Killian se laisse apprivoiser par ce R.G., de 33 ans son ainé, et aussi par ses confidences et fantasmes. R.G. ne veut pas seulement une cuisine aménagée mais un enfant, pas seulement l’avoir mais l’enfanter. L’histoire est tellement « grosse » qu’il finit par en être troublé, décontenancé. R.G veut être père, certes, mais aussi mère, réunir en son sein l’X et l’Y pour donner la vie, porter l’enfant… enfanter, c’est-à-dire engendrer, accoucher, mettre au monde. Le choix du terme est prodigieux car il témoigne d’un désir très précis, d’un moment qui permet le saut générationnel. Ce désir d’enfant (er) est un désir ontologique qui défie les lois de la nature, qui n’a ni sexe, ni genre, ni âge et dont bien des auteurs comme Bernard This (5) , Geneviève Delaisi de Parseval (6) , Françoise Hurstel (7)  ont fait l’examen.
Killian, le narrateur de cette histoire, ne voit pas très bien ce qu’il a à voir dans cette affaire. De son côté, il a bien éprouvé aussi quelques signes de couvade lors de la grossesse de son épouse mais il reste intrigué, troublé par le sérieux avec lequel R.G. le sollicite pour contribuer à ce projet. Killian finira pourtant par exaucer, après bien des résistances, les vœux de R.G. Il donnera sa semence, et celui-ci sera effectivement enceint… mais de quoi ? De qui ? Comment ?
Le lecteur, qui a lu les deux premiers romans, est conduit, lui aussi, à suivre les frasques de son auteur qui, à travers son personnage central, Raoul, Jean-Raoul, Hergé exprime de plus en plus les tréfonds de son âme. Il se fait mourir dans le deuxième opus, il devient enceint dans le troisième. Si l’on suit à la lettre ce chemin, cela n’a aucun sens qu’il s’agisse d’ailleurs de la raison comme de l’axe du temps. Si l’on suit les mouvements psychiques de l’auteur, on ne peut qu’être surpris au contraire de sa logique dynamique, économique et topique. La fiction est là non plus pour articuler une logique des faits biographiques, même si elle échappe en partie aussi à l’auteur, mais pour (re) construire ce qui constitue les remords et les regrets d’une existence. Les voies du désir empruntent les chemins de traverse que les voies terrestres ignorent. Etre père et mère à la fois, le devenir à 70 ans par l’intercession de la semence d’un autre homme, conteste aussi bien l’ordre naturel que l’ordre symbolique mais par le jeu d’écriture, à l’image de celle de Jean Schlumberger dans L’inquiète paternité (8) , l’improbable devient presque possible. Raoul Garnier trouve le moyen de construire cette intrigue de telle sorte qu’il entraine le lecteur dans cette aventure, de plus en plus médusé. La couverture du livre choisi par Raoul Garnier montre une statuette sans ventre, comme l’envers précisément de ce qu’il prétend vouloir devenir dans son titre. La statuette est « abstraite » contrairement au portrait de sa mère et de lui-même à 20 ans dans les deux premières autobiographies. Le ventre est « vide » pour témoigner de la vacuité paternelle mais le nom de Raoul Garnier est passé cette fois ci au-dessus du titre du livre, contrairement aux deux précédents ouvrages, comme s’il s’accomplissait pleinement ici en tant qu’auteur de sa vie. L’enfantement est une opération qui transforme l’enfanteur par enchantement. 

Le désir d’enfant d’R.G., sous la plume de Raoul Garnier, semble tellement fort que le lecteur se laisse prendre par ses fantasmes et la force de son dé-lire : R.G. n’a ni le sexe, ni la sexualité, ni l’âge pour enfanter mais il est prêt à renverser les lois humaines et celles de la culture par les forces pulsionnelles, Eros et Thanatos, de son désir tout-puissant, celle qu’on retrouve aussi dans les mythes, grecs ou romains, avec Zeus ou Jupiter, mais de manière encore plus extraordinaire dans la mythologie inuit rapportée par Bernard Saladin d’Anglure : « Les deux premiers humains sortirent de deux petites buttes de terre sous forme de deux mâles adultes. Ils voulurent bientôt se multiplier et l’un deux mit l’autre enceint. Quant la grossesse vint à son terme, ils constatèrent l’incapacité d’accoucher de l’homme enceint. Son compagnon provoqua par un chant magique la résorption de son pénis et une ouverture de son périnée, le transformant en femme, la première femme. Celle ci accoucha bientôt d’un fils. D’eux, sont issus, dit-on, tous les Inuit. »(9)  .

La mythologie reste cependant du domaine des Dieux. Dans l’histoire de R.G., la grossesse est soudainement interrompue par le verdict scientifique. Cette folie d’un désir va être stoppée nette par le retour brutal à la réalité. Vouloir enfanter quand tout s’y oppose conduit à la mort. A vouloir jouer les dieux, les hommes se condamnent. On retrouve dans L’homme qui voulait enfanter la même sanction que celle qui préside à L’inquiète paternité, il ne saurait y avoir de transgressions sexuées et sexuelles dans la logique procréative. Bien qu’R.G. pense dans un premier temps avoir été victime d’un « infanticide » médical, il admet finalement l’explication scientifique du corps médical Me voilà comme ce docteur  P. à tenter de comprendre la situation, à chercher une explication scientifique et humaine  à cette aventure : « Pour qui donne sens à ce qui lui arrive, la maladie cherche à nous guérir ! Elle est opportunité, chance dans notre parcours de vie. Elle est là pour nous permettre de croître spirituellement ! ».

C’est en lisant entre les lignes, par l’analyse des métaphores et des métonymies, des mythes et des légendes, des faits et des fictions, que le lecteur peut trouver la logique de cette trilogie qui est moins à chercher dans la succession des récits que dans le parcours de son auteur qui passe du dévoilement autobiographique à l’autofiction narrative. Elle se niche dans le jeu d’écriture, des ombres et des lumières de son auteur. Au dévoilement de l’identité cachée succède l’expression d’un amour silencieux qui permet d’exprimer le désir souterrain et tabou d’un homme qui aurait voulu enfanter.  L’autofiction dit bien davantage encore que l’autobiographie, elle rend compte de ce qui ne peut arriver dans la vie mais qui se trame dans l’arrière-cuisine de nos espérances secrètes.

Emmanuel Gratton
Maître de conférences, psychologue et sociologue clinicien
Université d’Angers

NOTES
1. Gratton Emmanuel, L’homoparentalité au masculin, le désir d’enfant contre l’ordre social, PUF, 2008
2. Lejeune Philippe, Le pacte autobiographique, Seuil, 1975,(coll. « Poétique »)
3. Durel Alain, Les amants du silence – Le roman de Charles de Foucauld, Ed.  L’œuvre, 2009
4. Doubrovski Serge, Fils, Galilée, 1977
5. This Bernard, Le père : acte de naissance, Ed. du Seuil, 1980
6. Delaisi de Parseval Geneviève, La part du père, Ed. du Seuil, 1981
7. Hurstel Françoise, Identité masculine, inversion des rôles parentaux, fonction paternelle
In Le père, l’homme et le masculin en périnatalité, ERES, 2003
8. Schlumberger Jean, L’inquiète paternité, NRF, 1911
9. Saladin d’Anglure Bernard, Le troisième sexe, La recherche, N° 245, 1992

DÉTAILS
ISBN : 978-2-343-06067-5
2 mai 2015
182 pages
Prix éditeur : 16,63 €
POUR COMMANDER – http://www.editions-harmattan.fr/index.asp?navig=catalogue&obj=livre&no=47084

DU MÊME AUTEUR

Le choix du fils
SOMMAIRE: « L’auteur, fils unique, enfant posthume, sous l’emprise affective de sa mère et sous le mensonge d’une vie qu’il lui consacre, étouffe dramatiquement. Au décès de sa mère, il a soixante ans. Possédé par un impérieux besoin d’authenticité pour exister, enfin, il écrit le Choix du fils, récit de sa quête identitaire et spirituelle. Il révèle son homosexualité, entrave à une relation loyale envers sa mère et obstacle à un cheminement vers Dieu. Désormais sans parent, il recherche sa famille paternelle – elle lui est inconnue – et oeuvre pour un rapprochement avec la parentèle maternelle. Démarche de deuil et de vérité, démarche de pardon et de réconciliation avec soi, les siens, « ses hommes » et Dieu, ce livre retrace le cheminement d’une résilience. » Par Raoul Garnier, Édition de l’Harmattan.
http://www.psycho-ressources.com/bibli/choix-du-fils.html

L’Amant du silence
SOMMAIRE: Présentation de Élisabeth Gontier, Docteur en psychologie – « L’Amant du silence n’est pas une autobiographie mais une « auto-fiction », selon le terme si justement choisi par son préfacier, F. Tézenas Dumontcel. C’est ce qui autorise l’exercice de psychanalyse de la littérature que l’on pourra lire dans les lignes qui suivent et dont il importe de resituer les limites : il ne s’applique pas à la personne réelle de Raoul Garnier dont l’intimité restera ainsi préservée, mais bien au récit imaginaire qu’il a créé. Le premier éclairage à apporter concerne le nom d’Isis. L’auteur confirme qu’il l’a choisi pour le narrateur de l’histoire en fonction de sa sonorité évoquant un passé intime partagé avec lui, sans volonté de référence à la déesse d’Égypte. Quelques correspondances remarquables pourraient toutefois venir enrichir notre compréhension de ce texte complexe à la fois dans sa structure et dans la matière humaine qu’il explore. Certes, Isis est une déesse et le personnage d’Isis est clairement masculin, malgré sa bisexualité. Cependant, il est possible de comparer l’action de la déesse, qui par son amour redonne vie à son époux et frère Osiris, à celle du notable normand qui mobilise « Éros au secours de Thanatos » dans sa rencontre avec un Jean-Raoul vieillissant et désespéré, puis qui le fait vivre par-delà la mort en publiant ses écrits posthumes, le ressuscitant pour ainsi dire. Comment encore ne pas faire le parallèle entre la déesse qui se lance dans une recherche vouée à l’échec du phallus perdu de son mari, et l’Isis de cette auto-fiction, qui tente en vain de ranimer le désir de son amant ? » Par Raoul Garnier, Éditions l’Harmattan, France.
http://www.psycho-ressources.com/bibli/amant-du-silence-temoignage.html


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