Dansez !

couvert-dansezPOUMI LESCAUT

DANSEZ !
LE CORPS, LIVRE DE CONNAISSANCE

Préface de
Patrice van Eersel

Le corps est un univers à rencontrer d’urgence et qui peut nourrir la pratique de tout art, y compris celui de soigner ou d’enseigner. « Dansez ! » s’adresse donc autant aux danseurs qu’aux acteurs, psys et thérapeutes de tous horizons, philosophes, poètes et à tous ceux pour qui le corps est le point de départ de la connaissance. Art, spiritualité et thérapie sont ici indissociables.

La danse y est vécue comme outil de transformation en englobant l’être entier, physique, subtil et spirituel, vers l’expérience de l’unité. . La danse vue par Poumi Lescaut nous invite à poser un regard neuf sur soi, sur l’autre, sur la vie de tous les jours en déshabituant le regard, qui alors s’élargi. Nous sommes invités à explorer tous les étages de l’être, dense et subtils qui s’unifient pour accoucher de notre propre mystère…

« Ce livre est un puzzle merveilleux. Une combinaison inclassable. On y trouve des cosmogonies, des envolées esthétiques et des considérations scientifiques, des témoignages spirituels et beaucoup de souvenirs extraordinaires, notamment rapportés d’Inde… Dans ce livre, on trouve aussi de très intéressantes considérations sur le mouvement, sur le corps, le rythme, la respiration, l’énergie, l’espace-temps, le vide… »
Extrait de la préface de Patrice van Eersel.

Le travail de recherche de Poumi Lescaut, chorégraphe, danseuse, art thérapeute relie les savoirs d’Orient et d’Occident au travers d’une étude expérimentale de terrain sur une cinquantaine d’années. Elle a publiée Balayogi l’Alchimie du Silence et Chanter le silence, haikus avec des calligraphies de Carolyn Carlson. Elle a toujours donné une dimension thérapeutique à son travail, tant pédagogique que de création. Ex-danseuse du Ballet du XXème siècle (Maurice Béjart), elle fonde ensuite sa propre compagnie.

Un livre de 360 pages (avec photos) – 23 €

EXTRAIT

photo-poumi-lescautS’oublier, s’abandonner

En anglais « surrender », se livrer totalement à la volonté de l’univers, est un terme explicite qui exprime en un mot toute une façon d’être. En fait s’oublier c’est quand l’égo s’efface en laissant toute la place à l’Etre.

S’oublier est ce qui peut nous arriver de mieux et c’est sans doute au cœur de cet abandon, de cette confiance, que l’on peut rencontrer qui l’on est réellement. Sans ces peurs conscientes et inconscientes que le corps matérialise par des tensions négatives, l’oubli de soi libère l’énergie et ouvre pleinement la voie à l’inspiration. Là on n’est plus encombré de soi. En allant jusqu’au bout de cet abandon dans le geste, tu crées un mouvement et en même temps tu t’abandonnes dedans.

La beauté naît du contraste de cet abandon par une liquidité de la danse avec un mouvement très contrôlé, tenu, ténu ou tranchant. Quand l’abandon se refuse, la magie du geste se refuse également. Si l’on veut tout contrôler il sera difficile de trouver le dosage subtil qui s’équilibre avec l’abandon. Par ailleurs, juger ce que l’on fait empêche le plaisir de danser et sûrement d’en tirer un bénéfice quelconque, en s’oubliant tout cela disparaît comme un mirage. En oubliant la peur de mal faire, en étant dans le plaisir de danser, la beauté et la plénitude du geste se révèlent.

Oser et s’oublier.

Oser s’oublier. S’oublier c’est lâcher l’attachement au résultat. C’est laisser tomber quelque chose qui ressemble à un vieux vêtement. Un vieil attachement. Ici encore, on voit pourquoi le danseur est un yogi qui souvent l’ignore ! Car qui mieux que le danseur a l’expérience de l’instant comme seule réalité ?

S’oublier pour avoir accès à la mine d’or que nous détenons potentiellement au dedans. Les mains se détendent, car le cœur se détend qui ouvre le visage et le cœur des mains. Là, la beauté apparaît par la libération du flot intérieur. C’est ce qui apparaît quand il n’y a plus rien de solide, d’opaque, d’attaché, que l’identification à la matière, au corps physique, s’effacent. Le mieux étant pas d’identification du tout. En s’oubliant dans le mouvement le poème s’écrit de lui même, seule la danse existe qui t’emmène, c’est elle qui te guide car le « je » n’est plus valide et la danse devient fluide et habitée car elle va au-delà.

Entrer dans un état de détente complète dans lequel on trouve la justesse d’agir, modifie l’état d’esprit intérieur et permet d’entrer dans une dimension où la danse se déroule en toi, puis de toi vers le monde et les soucis techniques s’effacent d’eux-mêmes.

Cela conduit à un oubli de soi et là ce n’est plus toi qui veux danser, tu deviens la danse. Au delà du geste ordinaire, la danse emmène ailleurs, dans un voyage où il n’y a plus ni intérieur ni extérieur, c’est comme se retourner pour emprunter le chemin opposé, vers le dedans. C’est une expérience qui surprend celui qui danse autant que celui qui regarde. C’est là qu’elle devient véritablement un art, quelque chose de l’être secret de l’interprète se dit alors qui se transmet au spectateur.

Celui qui reçoit sera soulevé par l’énergie qui se dégage, énergétisé par ce qu’il reçoit.

Il n’y a là rien qui passe par la compréhension, par le mental, c’est purement de l’ordre du sensible, du subtil. C’est un état qui s’apparente à la transe, mais où l’on reste ancré dans le réel. Quand on s’oublie on est sous le contrôle d’une énergie autre, qui peut porter toutes sortes de noms : l’invisible, les esprits, l’univers, tout ce qui est plus grand que soi et qui est justement indéfinissable.

Nous l’appellerons la Présence.

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