Le transgénérationnel dans la vie des célébrités

Le transgénérationnel dans la vie des célébrités

Camille Claudel, Vincent Van Gogh, Charles Perrault, Freud, Jack Nicholson, Louis Aragon, Georges Bush, Victor Hugo

Par Thierry Gaillard, Ghislain Devroede, Denise Morel-Ferla, Elisabeth Horowitz, Simone Bart Cordier, Elisabeth Alves-Perie, Marc-André Cotton

SOMMAIRE

L’analyse transgénérationnelle de la vie de personnalités et célébrités révèle les causes et significations de destins extraordinaires. En revenant sur des histoires parfois déjà connues, mais pas toujours bien comprises, cet ouvrage collectif nous invite à comprendre, derrière les apparences, le fonctionnement des lois transgénérationnelles. Pertinentes, lumineuses, inouïes, ces analyses démontrent de quelle manière notre présent et nos agissements sont parfois conditionnés par d’anciens événements qui n’avaient pas été intégrés par nos aïeux.
Ce livre réunit des spécialistes en analyse transgénérationnelle issus de différentes écoles. Sa thématique « grand public » leur a donné une occasion de partager leurs passions pour le renouveau d’une ancienne science. Respectueuse de nos racines, cette discipline nous aide à tirer profit de nos expériences de vie pour mieux nous comprendre.

POUR COMMANDER
http://www.ecodition.net/livre/le-transgenerationnel-dans-la-vie-des-celebrites/

TABLE DES MATIÈRES

1. Introduction, par Thierry Gaillard.
2. Ayant mal à mes ancêtres, j’ai fait mal à mes enfants, par Ghislain Devroede.
3. Le roman familial de Louis Aragon,
par Denise Morel-Ferla.
4. Les fantômes de la famille Perrault,
par Denise Morel-Ferla.
5. Camille Claudel rattrapée par ses héritages transgénérationnels, par Thierry Gaillard.
6. Les Van Gogh : des gens très bien,
par Élisabeth Alves-Périé.
7. Victor Hugo ou la rédemption de Caïn,
par Simone Bart Cordier.
8. Les secrets de famille de Jack Nicholson,
par Élisabeth Horowitz.
9. Du sacrifie de soi au sacrifie de l’autre dans la politique de la famille Bush,
par Marc-André Cotton.

EXTRAIT

Camille Claudel rattrapée par son héritage transgénérationnel
par Thierry Gaillard

 » L’intérêt de la redécouverte de Camille Claudel ne se limite pas à son oeuvre artistique. Il s’agit aussi de reconnaître la personne qu’elle fut véritablement, indissociable de ses sculptures, avant qu’elle ne fut submergée par toutes sortes de difficultés. Si son travail artistique est aujourd’hui reconnu, pouvons-nous en dire autant de la véritable Camille Claudel ?

Alors qu’elle se débattait dans de grandes difficultés, per-sonne ne semblait être en mesure de l’aider. L’enfermement psychiatrique qui lui fut imposé est une véritable tragédie. En désespoir de cause, comme une prisonnière sur une île déserte, ses multiples demandes de sortie ressemblent à des bouteilles jetées à la mer. Près d’un siècle plus tard, nous avons retrouvé ces lettres dans lesquelles Camille plaidait sa cause et demandait que l’on assouplisse sa détention, qu’on lui permette de sortir, mais en vain ! Les jugements qui l’auront condamnée à l’enfermement et à l’exclusion sont à revoir. Comme je propose de le faire dans les pages qui suivent, prêter enfin l’oreille à ces demandes d’aide, c’est prendre soin de la fragilité humaine pour chercher à la transformer en une expérience enrichissante, en connaissances et sagesses.

En considérant son histoire, qui n’aurait pas souhaité que Camille Claudel fut préservée de cet internement forcé qu’elle subit en mars 1913 ? Car nous le savons aujourd’hui, cette décision des « autorités compétentes » aura définitivement sonné le glas de tout espoir de guérison, synonyme d’un aller simple en enfer. Dénoncé à l’époque par les admirateurs de l’artiste, ce destin est devenu emblématique de la violence et de l’impasse thérapeutique d’une telle prise en charge. Ainsi, malgré elle, l’histoire de Camille Claudel révèle le sort que beaucoup ont connu et connaissent encore, même si les apparences sont aujourd’hui mieux préservées. L’histoire de cette prise en charge institutionnelle mérite que l’on y prête toute notre attention, et non pas seulement aux oeuvres qui lui survécurent.
Au-delà des sentiments de révolte et de frustration que l’on peut éprouver devant le destin de Camille, voyons donc s’il ne serait pas possible d’en tirer un enseignement qui éviterait que l’histoire se répète. Avec le recul, aujourd’hui, nous pouvons imaginer qu’il eût été possible de mieux faire. Dans cette perspective, l’analyse transgénérationnelle qui va suivre propose un nouvel éclairage sur la nature des difficultés qui furent celles de Camille Claudel. Même succincte, cette analyse nous permettra de mieux comprendre sa situation et, peut-être un jour, d’engager les « autorités compétentes » à suivre de nouvelles voies thérapeutiques.

Il était une fois…
Camille voulait devenir sculptrice. Inspirée par le génie, elle a pu l’exprimer dans les ateliers d’Auguste Rodin. Celui-ci reconnaît l’immense talent de la belle et… en tombe amoureux. Devenue maîtresse et égérie du maître, lorsqu’elle lui annonce attendre un heureux événement, Rodin quitte sa compagne et se marie avec Camille. Le couple aura encore trois autres enfants qui grandiront dans une effervescence créatrice, au milieu de chantiers pharaoniques commandés au couple d’artiste le plus en vue de l’époque.

D’innombrables sculptures et oeuvres monumentales semblent jaillir d’une source bénie. Le couple distille son bonheur comme pour donner au monde un aperçu du paradis. Entre l’Antiquité et leur Belle Époque, ils transcendent le temps pour entrer dans l’Histoire de l’art.

Le couple, les « monamants » – c’est ainsi qu’on les surnom-mait en référence aux monuments qu’ils sculptèrent – régnera sur l’art statuaire et fera bien des émules, à commencer par leurs enfants et petits-enfants. Ayant de qui tenir, ceux-ci poursuivront de brillantes carrières, dans la peinture, dans l’architecture lorsque ce n’est pas dans la musique. À la fin de sa vie, Rodin reconnaissant écrira : « Pour gouter au plan divin, l’homme doit choisir de se soumettre aux lois du coeur. Il s’élève ainsi au-dessus du mur des convenances. Cela n’implique nullement de désaimer une première femme, mais conduit à aimer plus encore toute l’humanité. »
Cette version de l’histoire n’aurait probablement pas déplu à Charles Perrault. Mais hélas, mille fois hélas, les choses ne se déroulèrent pas de cette manière. Faut-il incriminer les bonnes fées de n’avoir pas correctement oeuvré lorsqu’elles se penchè-rent sur le berceau de la petite Camille ? Faut-il dénoncer la présence d’un maléfice familial que toutes les formules magiques et autres potions n’auront pu neutraliser ? En tous cas, nous le savons, cette copie de l’histoire est à revoir.
Le contraste entre une vie hypothétiquement parfaite et le véritable destin qui fut celui de Camille Claudel nous invite à bien prendre la mesure du problème à résoudre. Il nous offre l’arrière-fond à partir duquel nous pouvons essayer de dégager une nouvelle compréhension d’ensemble. »

Lisez la suite du premier chapitre sur Camille Claudel
http://www.psycho-ressources.com/transgenerationnel-celebrites-thierry-gaillard.pdf

DÉTAILS
196 pages
Ecodition 2015
ISBN 978-2-940540-17-4)
Format : A5
Prix Ecodition : 22.90 €

POUR COMMANDER
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