Les désensibilisés

Les désensibilisés

Béatrice Dulck
& Marie-pierre Sicard Devillard
Unpsydanslaville

La violence, celle des Dieux, de la nature, comme la violence humaine, ont de tout temps été représentées par les hommes, soit sous forme d’images fixes comme la peinture et la sculpture, soit dans le discours, avec la littérature, le théâtre. Cette fixité première des images empêchait toute confusion avec la réalité. A la fin du XIXème siècle, avec l’invention du cinéma, la projection d’images animées suscite tout d’abord un mouvement d’effroi tant elles paraissent réelles, et sèment la panique chez les spectateurs.

Les moyens techniques actuels permettent que des images soient diffusées dès l’instant de leur prise de vue, et ce à l’échelle mondiale. Et le spectateur doit se demander si ce qu’il voit est bien réel, tout en subissant une distorsion de sa perception de l’espace et du temps. La diffusion mondiale et en direct des images des attentats du 11 septembre 2001 est le point de départ d’un vacillement collectif et individuel : que nous montrent les images ? Réalité ou imaginaire ? Vrai ou faux ?

L’Etat Islamique utilise massivement les images comme outil de propagande. La diffusion intensive de vidéos soignées comme des films hollywoodiens, à grand renfort d’effets spéciaux et de musique entêtante, n’est pas le fruit du hasard. L’islam s’est ancré dans une doctrine aniconique par opposition aux représentations chrétiennes. Les adeptes du djihâd total utilisent contre leurs ennemis les représentations humaines interdites pour eux-mêmes : la diffusion de ces images interdites, pour la plupart extrêmement violentes, est leur arme. Plus précisément, c’est la fascination qu’elles exercent sur leurs spectateurs qui vaut assujettissement de « l’ennemi » et victoire de l’Etat Islamique.

Les vidéos diffusées par l’Etat Islamique utilisent tous les codes occidentaux contemporains : jeux vidéos, objets connectés, voitures de luxe, science fiction, musique rap. Elles suscitent toute une gamme d’émotions : le dégoût, la honte, la tristesse, l’empathie, la joie, la sérénité. Elles proposent et montrent un monde imaginaire régi par les lois de Dieu : une alternative au monde réel.

Les vidéos d’exécution sont d’un autre registre que les vidéos de pure propagande. Les premières vidéos d’exécutions diffusées par Al Qaïda montrent en direct la mort d’otages : crument, sans voile, dans tous les détails obscènes du meurtre. Ce sont des images insoutenables par l’effroi qu’elles provoquent d’une mort annoncée, mise en scène et filmée au plus près de la chair. Il ne s’agit plus de propagande politique à proprement dit, il n’y a pas de discours qui les supportent. Elles ont pour objectif de susciter l’horreur et de semer la terreur, jouant sur l’ambivalence attrait/répulsion, vrai/faux.

Les recruteurs de l’Etat Islamique utilisent ce moyen de terreur via les réseaux sociaux du monde entier pour atteindre leur cible : la jeunesse. Mais ces vidéos ne suscitent-elles que la terreur, ou font-elles parties d’un plan plus vaste de déshumanisation de ces jeunes spectateurs, préalable à leur recrutement, en provoquant une sidération de la pensée qui serait la condition nécessaire à la banalisation du mal. Car ne l’oublions pas, le visionnage de ces images est intentionnel et répétitif par ceux qui en sont captifs.

La répétition addictive des images ultra-violentes peut entraîner une hallucination négative.

La plus grande majorité des gens se détournent des images d’horreur diffusées par Daesh tant elles sont insoutenables et obscènes. En revanche, elles provoquent chez certains, surtout des jeunes, un phénomène de visionnage à répétition, de nature addictive, qui les rend captifs sans le savoir de l’Etat Islamique. On pourrait considérer dans un premier temps que cette répétition agit comme un vaccin et immunise contre l’horreur : les images perdraient à la fois leur sens, et la recherche de leur sens, à force de répétition. Mais la répétition est sciemment recherchée afin d’obtenir, non pas une érosion des perceptions attachées à ces images traumatisantes, mais une véritable « hallucination négative » c’est-à-dire un phénomène de perte de la vision et un effet de non perception de l’image elle-même. Autrement dit, l’image support d’une perception et d’une représentation insupportable n’est plus vue. Et il se produit dans l’esprit une « hallucination négative », que le psychanalyste André Green qualifie de « défense radicale et extrême ».

Des adolescents embrigadés par l’Etat Islamique témoignent (propos recueillis par Dounia Bouzar dans le cadre du CDPSI) de la disparition progressive de sentiment, sensation et affect au fur et à mesure des visionnages. L’addiction au visionnage les conduit à ne plus ressentir dans leur corps les émotions douloureuses provoquées par ce que ces images représentent.

Cette perte du sens intentionnellement provoquée par le clivage entre l’image et les représentations associées, a pour visée d’établir une sorte de pare-feu aux émotions extrêmes. Les images horribles projetées de façon répétée et à l’infini annihilent ce qui fait trop peur, trop mal, et ne peut pas être symbolisé : la souffrance, la douleur, la mort. La mort est regardée en face mais elle n’est pas vue.

A l’horreur succède alors la fierté : fierté d’être parvenu à ne plus rien ressentir et fierté de partager avec d’autres cette désensibilisation. Car ce phénomène de visionnage répétitif est un trait commun à de nombreux captifs de l’Etat Islamique, les adolescents embrigadés recherchent et trouvent, via les réseaux sociaux, d’autres personnes qui ont vécu les mêmes expériences.

L’insensibilisation aux images ultra-violentes de la mort en direct devient un trait d’identification au groupe. S’identifier à un groupe est une étape fondamentale dans le processus adolescent, qui conduit ensuite l’individu à occuper sa place dans la société des adultes.

C’est là la nouvelle arme déployée par l’Etat Islamique : capturer et aliéner des adolescents vulnérables par la diffusion d’images utlra-violentes sur les réseaux sociaux, utiliser leurs codes, leurs modes, leurs fragilités, pour les « rassembler » en un groupe de soit-disants vainqueurs, un groupe de « désensibilisés ».

Comment lutter contre cette arme invisible ? : nous savons qu’il y a urgence à en trouver les moyens. La répression n’a aucun effet. La seule riposte que nous ayons est la prévention par l’éducation, dont on ne peut attendre les effets qu’à long terme. D’ores et déjà, des équipes d’éducateurs, de soignants, de familles, parviennent à libérer quelques jeunes captifs de cette guerre sournoise et inconnue, par un travail de réaccordage de la sensibilité qui permet la reconstruction du lien à l’autre et les retrouvailles avec l’humanité.

Béatrice Dulck & Marie-pierre Sicard Devillard

Unpsydanslaville
https://www.unpsydanslaville.com/

Le blog unpsydanslaville est le projet de deux psychanalystes qui souhaitent partager auprès d’un large public, une dimension actuelle et vivante de la psychanalyse.

En nous saisissant d’interrogations soulevées par les évolutions du monde contemporain, au travers de faits sociaux, culturels, politiques… et en prenant appui sur nos corpus et nos pratiques, nous publions des textes qui se veulent le reflet de ce processus d’écoute spécifique à la psychanalyse.

Marie-pierre Sicard Devillard, Psychanalyste et Psychologue, est membre de Psycho-Ressources.
http://www.psycho-ressources.com/marie-pierre-devillard.html


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Magazine VIVRE – Nov. 2018 – Dormez-vous votre vie !

photo-lucie-douvilleÉDITORIAL

Réveillons-nous!

J’ai toujours dit que j’atteindrais l’illumination en faisant ma vaisselle jusqu’au jour où j’ai eu un lave-vaisselle… Je plaisante!

À vrai dire, à partir du moment où je me suis intéressée à ce qu’on appelait à l’époque le développement personnel, ce qui ne me rajeunit pas, je me suis peu à peu et de plus en plus extirpée du sommeil dans lequel j’étais plongée. Jusque-là, j’avais dormi ma vie, la subissant plus souvent qu’autrement

Je prends enfin ma vie en mains
Moi qui m’étais toujours laissé balloter sur les flots de la Vie, dérivant au gré de ses courants; moi qui avais appris à affronter ses intempéries en priant pour que vite revienne l’accalmie, il ne m’était jamais venu à l’esprit que je pouvais apprendre à pagayer. Pire encore, je ne savais même pas qu’il y avait des pagaies.

Quand j’ai réalisé que j’avais le pouvoir de naviguer sur les flots de la Vie pour donner une direction à ma vie, plutôt que de me laisser dériver, j’ai commencé à pagayer.

Pour que ma vie ne soit pas un beau gâchis
Alors que je vivais encore ma vie de l’extérieur, j’ai commencé – au début par curiosité – à jeter un œil à l’intérieur juste pour voir si je n’y trouverais pas des réponses à toutes les questions que je me posais, à tous ces non-sens que je vivais.

Je sentais, au plus profond de moi, qu’il devait bien y avoir autre chose que ce que je voyais, croyais, entendais, endurais… Car si VIVRE se résumait juste à naitre, étudier, travailler, se marier, avoir des enfants, divorcer pour se recomposer et planifier sa retraite avant de passer de l’autre côté, c’était un beau gâchis de vie. Mais en regardant à l’intérieur, j’ai compris que VIVRE c’était beaucoup plus grandiose que ce qu’on m’avait dit pour me garder endormie.

Pas de chouchous, pas d’élus
J’ai compris que Dieu ne réservait pas l’Éveil à ses chouchous; qu’il n’était pas nécessaire d’escalader l’Everest ou le Machu Picchu; qu’on n’avait pas à méditer jusqu’à ce que notre cerveau commence à bouillonner; qu’on n’était pas obligé de scander des mantras, de manger végé ou de respirer de l’encens à longueur de journée pour sortir de ce fameux coma dans lequel nous sommes tous plongés.

Dieu n’a pas une baguette magique pour nous taper sur la tête en disant : « Toi tu t’éveilles. Toi pas! » Non! Pour s’éveiller, notre simple et grandiose vie telle qu’elle est aujourd’hui nous suffit!

Mon quotidien, mon laboratoire
J’ai donc fait de mon quotidien mon laboratoire, le lieu de toutes mes victoires comme de tous mes déboires; l’arène parfois infernale où j’ai dû me battre, trop souvent contre mes propres pensées, pour reconquérir et préserver ce pouvoir que j’avais si longtemps ignoré, celui sans lequel je n’aurais jamais pu m’éveiller. Certaines batailles auront été titanesques, mais j’ai persisté.

Je n’ai plus observé ma vie juste au niveau de ses apparences : mes bons coups, mes moins bons; mes gains, mes pertes; mes victoires, mes échecs, mes amours, mes trahisons… J’ai plutôt cherché à comprendre le sens qui se cachait derrière tout ce qui m’arrivait et Dieu sait que du sens, il y en avait en abondance. Peu à peu, de prise de conscience en prise de conscience, je me suis éveillée. Ô, je sais qu’il me reste encore des croutes à manger, mais je vais y arriver.

Tout est et a toujours été là, pour moi
Après avoir beaucoup lu, vu et entendu parler de ce monde intérieur grâce à qui je me suis éveillée, je suis passée du développement au dépouillement personnel. J’ai compris que pour mener ma vie à bon port, je dois juste habiter pleinement et consciemment qui je suis. Tout est là, en moi, juste pour moi.

Si, dans la première moitié de ma vie, ma raison a été aux commandes de ma destinée, aujourd’hui c’est à travers mon âme que je « réfléchis » ma vie. Alors qu’avant je pensais avant d’agir, aujourd’hui je ressens pour ne pas réagir, car une réaction n’engendre jamais la bonne action.

L’Éveil, c’est maintenant!
Pour Dzogchen Ponlop Rinpoché, l’Éveil c’est ici, maintenant, à cet instant précis. Nul besoin de faire la vaisselle ou de pagayer, être Présent à notre vie suffit.

Lucie Douville

* * *

couvert-mag-vivre-nov-2018VERSION NUMÉRIQUE EN VENTE DIRECTEMENT SUR LE SITE DE VIVRE

NOVEMBRE 2018 – DOSSIER : DORMEZ-VOUS VOTRE VIE ?

Nous sommes de plus en plus nombreux à nous éveiller du sommeil dans lequel l’ignorance nous avait plongé. Auparavant prisonniers des illusions, de la raison et des apparences, nous aspirons maintenant à Vivre dans le vrai sens du terme!
Ah l’Éveil… Mais faut-il s’isoler dans une grotte ou monter sur la plus haute montagne pour l’atteindre? Est-il si éloigné de notre vie, si inaccessible? Et si l’éveil était accessible à tous, en tout temps… Et si on pouvait s’éveiller sur-le-champ au beau milieu de la vie de tous les jours!
Dzoghen Ponlop Rinpoché nous invite à saisir chaque moment – même celui qui semble le plus chaotique – comme une occasion de s’éveiller!
Si vous avez l’impression de laisser la confusion, l’angoisse et le stress régner en maitres sur votre quotidien, le temps est venu, à la manière du Bouddha, de vous rebeller contre vous-même! Libérez votre esprit des carcans qui le paralysent et n’hésitez pas à désobéir pour découvrir qui vous êtes vraiment. Réveillez-vous!

Telle est le vaste et grandiose sujet que nous abordons avec Dzogchen Ponlop Rinpoché dans ce tout nouveau dossier du Magazine VIVRE.

Dans ce dossier, VIVRE vous propose des réflexions sur…
– NOUS SOMMES NÉS POUR ÊTRE LIBRES, avec Dzogchen Ponlop Rinpoché

– PASSE DE LA « TENSION » À « L’ATTENTION », avec Catherine Jalbert

– AIMER LES ROSES ET LES ÉPINES, avec Sylvie Ouellet

– LES 9 CLÉS MAASAÏ, avec Xavier Péron

– QUAND L’ÉPREUVE SONNE L’ÉVEIL, avec Marilyne Petit

– LA SAGESSE DE L’INCONFORT, LE CHEMIN DE LA JOIE, avec Pascal Hastir

– ET SI L’ÉVEIL M’ÉTAIT CONTÉ… avec Julie Ann

AUSSI, DANS LE MAGAZINE VIVRE…

CANNABIS : La vie est trop précieuse pour la laisser partir en fumée – Avant même d’avoir été officiellement légalisé, le cannabis a embrouillé le cerveau de tous les « Honorables » qui se battent davantage pour la répartition des profits que pour la santé de la société qu’ils s’étaient engagés à protéger. Honnêtement, j’avoue que je suis dépassée. Dieu merci je ne suis pas la seule! J’ai reçu dernièrement un tout petit livre qui en dit long : Les 21 vérités cachées sur la marijuana écrit par Antoine Kanamugire, médecin canadien spécialisé en psychiatrie. Enfin quelqu’un dont la réflexion ne s’appuie pas sur un bilan financier, mais sur une réalité que trop d’élus tentent de voiler.

SPIRITUALITÉ : Rien à changer à l’extérieur… Tout se joue à l’intérieur ! – Le jour où on cesse de chercher en dehors de soi, le jour où on cesse d’attendre qu’il se produise quelque chose qui n’a jamais varié, qui est éternel, qui est infini, qui est ici et maintenant, qui est ce que l’on est de toute éternité, on sait qu’on n’a pas besoin d’un portail pour être, pas besoin d’une pleine lune pour être. On a juste besoin d’être. Point!

CŒUR À COEUR : Être en amitié, même avec ce qui ne va pas – Rencontre avec Olivier Raurich – Sogyal Rinpoché a surtout été pour moi un maitre à méditer. Je pense que ce qui est bien avec les maitres tibétains, c’est qu’ils enseignent une expérience, ils montrent comment on peut entrer en profondeur dans la méditation. C’est vraiment très précieux. Quand tu es confronté à une souffrance, tu lui dis oui… Tu l’accueilles. Tu la laisses être. Au lieu de te rebiffer, de penser à te venger, de te condamner, de faire tout un cinéma, tu dis oui… Olivier Raurich

SANTÉ GLOBALE : HYPOTHYROÏDIE : Tête à tête avec ma thyroïde – Les troubles de la glande thyroïde sont de plus en plus répandus; hyperthyroïdie ou hypothyroïdie, sont des problèmes que nous pouvons prévenir et souvent y remédier. Mais à quoi sert notre thyroïde au juste? De quoi a-t-elle besoin pour rester en forme?

TRUCS ÉCOLOS – IDÉES BRILLANTES : VIVRE vous propose des trucs et astuces santé pour vous aider à améliorer la qualité de votre vie dans la simplicité de votre quotidien. Dans cette parution nous parlons : Le mystère de l’ail noir, ce nouvel alicament – Huile d’argan, pure magie !

VIVRE AU QUOTIDIEN : La Vie est une école – Informer, c’est déjà très bien, mais mettre à la disposition des gens des outils concrets pour les aider à passer à l’action, sans avoir à escalader l’Everest, c’est encore mieux! Dans cet article vous trouverez donc des trucs simples, pratico-pratiques et faciles à intégrer dans votre quotidien. Ils vous sont offerts par les formateurs de la plateforme de formation en ligne Vivre au quotidien!

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La poésie de l’automne…

image-automne-feuilles-longL’automne…

S’il y a une saison propice au recueillement et à la méditation…

C’est l’automne.

En cette magnifique saison de couleurs, je vous invite aux marches en forêt et aux soirées entre amis autour d’un feu.

Et pour vous inspirer…
Quelques citations, et un brin de nostalgie.

L’automne est un andante mélancolique et gracieux qui prépare admirablement le solennel adagio de l’hiver.
George Sand

À l’automne des saisons, ce sont les feuilles qui meurent. A l’automne de la vie, ce sont nos souvenirs.
Flor des Dunes

En automne, je récoltai toutes mes peines et les enterrai dans mon jardin. Lorsque avril refleurit et que la terre et le printemps célébrèrent leurs noces, mon jardin fut jonché de fleurs splendides et exceptionnelles.
Khalil Gibran

J’aime l’automne, cette triste saison va bien aux souvenirs. Quand les arbres n’ont plus de feuilles, quand le ciel conserve encore au crépuscule la teinte rousse qui dore l’herbe fanée, il est doux de regarder s’éteindre tout ce qui naguère brûlait encore en vous.
Gustave Flaubert

L’automne, l’automne merveilleux, mêlait son or et sa pourpre aux dernières verdures restées vives, comme si des gouttes de soleil fondu avaient coulé du ciel dans l’épaisseur des bois.
Guy de Maupassant

image-automne-feuillesMais un soir d’automne, ; comme l’air dormait immobile et bas dans le ciel, ; ma bien-aimée m’appela vers elle. Un voile de brume pesait sur la terre et à voir les splendeurs d’octobre dans le feuillage de la forêt et le chaud embrasement du soir sur les eaux, on eût dit qu’un bel arc-en-ciel s’était laissé choir du firmament. « Voici le jour des jours ! dit-elle, quand je m’approchai : le plus beau des jours pour vivre et pour mourir ! C’est un beau jour, pour les fils de la terre et de la vie !… Ah ! plus beau, ; plus beau encore, ; pour les filles du Ciel et de la Mort !.
Edgar Allan Poe

A l’automne, les feuilles des arbres prennent de riches teintes d’or, de pourpre et de violet ; — le soleil pare les nuages de couleurs plus splendides ; — les forêts exhalent une odeur enivrante ; — et les feuilles qui tombent, et commencent à joncher les sentiers, avertissent que tout va disparaître, que tout va mourir, et invitent à contempler, avec plus d’attention et de recueillement, ces splendeurs qui vont s’effacer. Alors tous les sentiments prennent une teinte de douce mélancolie, l’amour s’empare du cœur avec une puissance jusque-là inconnue.
Alphonse Karr

Que dit l’automne aux arbres? Jetez vos diplômes!
Félix Leclerc

Les sanglots longs des violons de l’automne blessent mon coeur d’une langueur monotone.
Verlaine

Pourquoi moi ? doit se dire en tombant la première feuille qu’un arbre lâche à l’automne.
Grégoire Lacroix

En automne, la vigne vierge rougit face aux arbres qui se dénudent.
Sylvain Tesson

L’amour, c’est comme l’été Il nous faut un automne pour le regretter.
Joe Dassin

L’automne est une saison sage et de bon conseil.
Félix – Antoine Savard

Ce qu’il y a parfois de beau avec l’automne, c’est lorsque  le matin se lève après une semaine de pluie, de vent et brouillard et que tout l’espace, brutalement, semble se gorger de soleil.
Victor-Lévy Beaulieu


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Lettres d’un homme à un autre

couvert-lettre-hommeLettres d’un homme
à un autre

de Ghislain Devroede
& André Petrowski

Éditions PAYOT

SOMMAIRE

«C’est quoi un homme pour toi ? Et dis-moi ce que toi tu penses. Pas ton père, ou ta mère, ou tes femmes, ou les féministes. Ce que tes fils te disent m’intéresse aussi. Et ton petit-fils. Cherchons sans dogmatisme.»

Sexualité, impuissance, sentiment de culpabilité, parents et aïeux, mort, ou encore paternité – et les femmes, les femmes, les femmes : deux hommes ayant vécu, deux hommes différents, dialoguent « entre hommes » de ce que pourrait bien être la condition masculine aujourd’hui.

L’AUTEUR

photo-ghislain-devroeveGHISLAIN DEVROEDE
Éléments biographiques

Ghislain Devroede a fait ses études de médecine à l’Université de Louvain, en Belgique. En 1962, à l’age de 24 ans, il part se former aux Etats Unis, en chirurgie générale d’abord, en Pennsylvanie, puis en chirurgie colorectale, ensuite, au Minnesota, à la Mayo Clinic. Il y passe aussi deux ans à faire de la recherche en physiologie et physiopathologie colorectale, dans l’Unité de Recherches Gastrointestinales. Il y a été le premier chirurgien admis dans un groupe de gastroentérologues, et a été le premier élève du professeur Sidney Phillips, qui allait plus tard, devenir le directeur de cette Unité, et l’éditeur de la revue Gastroenterology.

Les voies parallèles de l’amour de la recherche et de la recherche de l’amour, couplées à un succès professionnel relativement facile, et une vie personnelle amoureuse plus laborieuse, l’ont conduit à une profonde remise en question, en rajoutant à la curiosité extérieure propre à toute approche scientifique, un travail d’introspection, qui s’est étalé sur de nombreuses années, sur le plan intellectuel, émotionnel et corporel, à travers la psychanalyse, le cri primal, la respiration holotropique, diverses approches corporelles et l’hypnose Ericksonnienne, où il a obtenu un diplôme, au bout de trois ans de formation. Il a exploré la mémoire corporelle, d’une part de la toute petite enfance à travers l’analyse bioénergétique, et d’autre part par l’approche de la massothérapie tantrique.

Ghislain Devroede est Professeur de Chirurgie à la Faculté de Médecine de l’Université de Sherbrooke, au Québec, au Canada, depuis le 6 janvier 1969. Il a gravi tous les échelons académiques et est devenu Professeur titulaire en 1976. Il a été nommé Professeur Associé après l’incorporation de ses activités médicales professionnelles. En 2013, il a été nommé Professeur Mentor, et ce mandat a été renouvelé en 2016 pour trois ans.

Il fait partie du petit groupe de professeurs, qui, depuis 25 ans, tentent non pas seulement d’instruire, mais d’éduquer les étudiants en médecine de l’Université de Sherbrooke à la relation malade-médecin, à travers des ateliers expérientiels. Bien entendu, son approche de la vie en général s’est transformée en ce qui a trait à la communication, l’amitié, l’amour, et, en général, la nature des relations humaines, y compris avec les malades. Avec ceux-ci, Ghislain Devroede a adopté le modèle le plus moderne de la médecine qu’est le modèle biopsychosociospirituel, en laissant tomber le modèle biomédical un peu trop scientiste, simpliste et passéiste. Il a ainsi découvert depuis trente ans l’impact épouvantable sur la santé que peut avoir un abus sexuel sur un enfant, a publié plusieurs études épidémiologiques sur la question, et écrit un chapitre dans une série, Progress in Brain Resarch, dans un livre qui s’intitule The scientific foundations of mind-body medicine, et est un collectif international. Il anime aussi des ateliers de communication non verbale avec des étudiants, des résidents, des chirurgiens en pratique, et des personnes qui ne font pas partie du milieu de la santé. Entre autres, il a fait de nombreux pictodrames en Belgique, en France et au Québec, où la peinture en ombres chinoises sert de moyen d’expression, et des ateliers sur les liens transgénérationnels, éducatifs et pas seulement chromosomiques, qui ont fait dire à Françoise Dolto que le corps de l’enfant, c’est la parole de l’histoire de ses parents.

Ghislain Devroede a bénéficié deux fois d’un congé d’éducation continue. En 1983, il est parti pendant un an étudier la psychophysiologie avec deux hommes, gastroentérologues, mais aussi psychanalystes, dans le service du professeur Bonfils, à Paris. Dont surtout, avec le docteur Jean-Claude Hachette, avec qui il a conservé des échanges durant plus de vingt ans. En 1993, il a présidé le 1er congrès international sur le processus de guérison, à Montréal, qui a réuni 1 600 personnes autour du Dalai Lama. Il est parti dans la foulée de ce congrès travailler en France, au cours d’un second congé d’éducation continue, sur le thème général de « Psychanalyse et langage du corps », avec des femmes cette fois, dont Anne Ancelin Schützenberger, qui l’a initié à l’impact clinique des secrets de famille et des liens transgénérationnels. Il a ainsi appris à aider les sujets curieux de leur vie, ou en quête, à faire leur génosociogramme. Il a aussi travaillé avec Djohar Si Ahmed, qui l’a initié à la psychologie trans-personnelle et à la respiration holotropique, tout comme Francis Lery et Bernadette Blin. En 1994, il a également présidé le second congrès sur le processus de guérison, portant sur les bénéfices à obtenir du travail de deuil, aussi à Montréal, avec Dan Bar On, psychologue israélien réunissant autour de la même table descendants de victimes de l’holocauste et descendants de bourreaux nazis, et plus tard, Juifs d’Israel et Palestiniens. Etait également présent à ce congrès Sogyal Rimpoché, auteur du Livre Thibétain de la Vie et de la Mort.

Ghislain Devroede n’a pas remplacé une approche par une autre et a maintenu, en parallèle, sa productivité purement scientifique dans des revues avec comité de lecture, durant ces années, dans une tentative d’intégration des approches du vivant et de l’existence. Il a publié plus de 300 articles scientifiques et donné près de 400 conférences un peu partout dans le monde.

Belge de naissance, il est naturalisé Canadien et naturalisé Français. Il a trois fils qu’il a mis au monde avec deux femmes différentes. Hélène Lucas a été sa compagne, âme soeur, et inspiratrice de 2006 à 2017. Musicienne et pianiste, elle intègre dans son travail d’accompagnement de chanteurs et chanteuses, non seulement les sons, mais le sens des paroles et les messages non verbaux du corps de celui ou celle qui les exprime. Elle enseigne au Conservatoire National Supérieur de Musique et de Danse de Lyon, et à La Chapelle Musicale Reine Élisabeth de Belgique, à Waterloo. Concertiste, elle a accompagné en récitals un peu partout plusieurs chanteurs dont Karine Deshaies et Stéphane Degout.

Ghislain Devroede a publié aux éditions PAYOT, à Paris :

– Ce que les maux du ventre disent de notre passé, 2002 ; Petite bibliothèque Payot (poche), 2003
– Ces enfants malades de leurs parents, 2003 (Avec Anne Ancelin Schutzenberger) ; Petite bibliothèque Payot (poche) 2005 ; traduit en américain ( « Suffering in silence.The legacy of unresolved sexual abuse »,Gestalt Institute Press, New Orleans 2005, 2d edition 2007) , en italien ( « Una malattia chiamata « genitori » ; Di Renzo Editore 2006 ), et en roumain( « Copiii bolnavi de parinti » ; Editura PHILOBIA 2015 )
– Chacun peut guérir, 2009 ; Petite bibliothèque Payot 2011
– Lettres d’un homme à un autre. Sur la condition masculine, 2012 (Avec André Petrowski ).

A écrit :
– une Préface, « Une exploratrice de la nuit » au livre de Nicole Gratton « Dormez-vous assez ? » ( Flammarion Québec 2006 )
– une Postface au livre de Virginie Tyou « Voyage en mer intérieure. Une guérison par l’hypnose » ( Ker éditions 2016 )

Et a publié un recueil de poèmes en co-édition avec les éditions SAINT-GERMAIN-DES-PRÉS, à Paris :
– Au commencement ( 1987 )

POUR COMMANDER
https://www.amazon.fr/Lettres-dun-homme-à-autre/dp/2228907472

DETAILS

Broché: 312 pages
Editeur : Payot (17 octobre 2012)
Collection : PR.PA.GF.PSYCHO
Langue : Français
ISBN-10: 2228907472
ISBN-13: 978-2228907477
Dimensions du produit: 14 x 2 x 22,5 cm


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Stage EFT et Trauma – Strasbourg, 1, 2 déc. 2018

image-desespoirSTAGE EFT
ET TRAUMA

1 et 2 dec 2018
10h – 18h

De la physiologie du traumatisme à la physiologie de la guérison : comment retrouver notre équilibre, nos ressources.
Gestalt-thérapie, conscience corporelle, EFT : points communs, différences, complémentarités.

Cabinet de psychologie et psychothérapie
Valérie Joubert, Strasbourg

Ce stage s’adresse aux psychothérapeutes, psychologues, psychopraticiens, professionnels du domaine médical, paramédical, thérapeutes et professionnels de la relation d’aide.

Nous verrons comment aborder le traitement du traumatisme en utilisant différentes techniques d’EFT et certains outils de gestalt-thérapie, à partir des travaux de plusieurs chercheurs comme Peter Levine et Bessel van der Kolk.

Dans la conception de Peter Levine, biologiste et psychologue, le traumatisme est défini comme une situation d’impuissance face à un danger. Nous ne pouvons ni fuir, ni agir : nous nous figeons, impuissants. Si nous ne pouvons pas « défiger », le traumatisme s’enkyste en nous : il explose plus tard, lentement ou brusquement, dans les situations qui ressemblent, par un aspect ou un autre, à la situation ou aux situations initiales vécues dans l’impuissance.

Nous aborderons :

  • Les mécanismes qui entrent en jeu dans cette situation, qu’il est utile de connaître quand on accompagne les personnes en difficulté : enchaînement des émotions, fonctionnement du système nerveux autonome (Peter Levine) / du jeu des hormones de stress (Muriel Salmona).
  • Le rôle de la mémoire, celui du cerveau reptilien / limbique / cortical.
  • Les précautions à prendre, les signes à repérer pour offrir un contenant réparateur à la personne.
  • Les approches thérapeutiques : l’EFT, la Somatic Experiencing, l’éclairage de Pat Ogden également.
  • Autres approches thérapeutiques : points communs et différences, notamment entre la Gestalt thérapie et la Somatic Experiencing.

Le stage sera expérientiel : je vous proposerai des démonstrations d’EFT (et/ou de « conscience psycho-corporelle ») en plus des exposés théoriques et vous pourrez expérimenter pour vous-même cette technique en binômes.

Les traumatismes vus sous l’angle de l’impuissance vécue ne sont pas seulement les situations spectaculaires comme les tsunamis, les guerres, des violences visibles : ce sont aussi les choses invisibles, inaudibles, comme les traumatismes de l’attachement par exemple, mais aussi toutes ces gestalts inachevées de notre vie, ces répétitions négatives, ces obstacles intérieurs à notre équilibre.

Le lieu :
Cabinet de psychothérapie de Valérie Joubert
au 4, rue de la 1ère Armée
Strasbourg, France

Dates et horaires :
les 1er et 2 décembre 2018, samedi et dimanche.
De 10 h à 18 h le samedi, et de 9 h à 17 h le dimanche
(pause repas d’une heure et demie).

Prix : 180 euros le week-end.

INFOS & INSCRIPTION :

Valérie Joubert,
Cabinet de psychologie,
4 rue de la 1ère Armée,
67000 Strasbourg.

Adresse email : cabvvbsjoubert@yahoo.fr

Désistement possible jusqu’à 10 jours avant le début du stage.

Valérie Joubert est membre de Psycho-Ressources:
http://www.psycho-ressources.com/valerie-joubert.html


Publié dans Formations | Marqué avec , , , , , , , , , , , | Commentaires fermés sur Stage EFT et Trauma – Strasbourg, 1, 2 déc. 2018

Yoga prénatal

image-yoga-prenatalYoga prénatal

Par Ricard Sada
Psychothérapeute
Maître de Yoga

Méthode douce
à la préparation à l’accouchement
par le yoga

La grossesse n’est pas une maladie, c’est un état physiologique. De très nombreuses yoginis enceintes continuent de pratiquer presque toutes les postures qu’elles maitrisaient.

Cependant, au cours des mois de votre grossesse, votre physiologie exige des postures adaptées. Les postures qui exercent des pressions sur le ventre ou qui renforcent les abdominaux sont proscrites. En revanche, des supports (chaises, ballons, etc.) sont utilisés pour vous permettre de ressentir les bienfaits des postures.

La conception d’un enfant

Elle nécessite un gamète femelle (ovule) et un gamète mâle (spermatozoïde). C’est ensuite la gestation (grossesse), la mise au monde (accouchement) et la nutrition du nouveau-né (allaitement) qui incombent exclusivement à la femme. Biologiquement, anatomiquement et physiologiquement, elle seule possède la matrice (utérus) permettant le développement de l’embryon, puis du fœtus, et de quoi allaiter l’enfant venu au monde (glandes mammaires). Dans les textes sacrés du Yoga, dans l’hindouisme, elle est la Mère du Monde, elle possède la jeunesse éternelle.

Cette aventure extraordinaire, attribuée uniquement à la femme, n’a pas pour unique but de lui permettre d’acquérir un statut de mère mais bien d’épanouir l’Humanité et de participer à perpétuer la Vie. Le Yoga prénatal est une méthode idéale pour accompagner la maman et l’enfant durant toute une année.

Vu de l’extérieur, c’est simple de porter un enfant dans le ventre. C’est pourtant une période de grand bouleversement pour la femme : doute, peur d’accoucher, questionnements multiples, comment préparer l’accouchement, quelles sont les formalités administra¬tives et puis il faut choisir un prénom pour l’enfant… Comment faire pour vivre une grossesse heureuse ?

Le Yoga prénatal est une formidable pratique qui donne à la femme des moyens efficaces et cohérents pour donner une aptitude à vivre sa grossesse avec attention et tendresse. Les exercices de Yoga prénatal pratiqués avec douceur sont bons pour le mal au dos, le sommeil, la circulation sanguine, les fonctions du métabolisme de la femme enceinte.

Le passage de femme à mère

Après la naissance de votre enfant, vous allez être confrontée à des changements importants, qu’une alimentation saine, et la joie de vivre vous permettront de surmonter :

  • Fatigue après l’accouchement,
  • Multiplication des tâches quotidiennes,
  • Incompréhension devant les pleurs de l’enfant,
  • Ballonnements de votre ventre,
  • Nécessité d’une hygiène constante autour de vous pour votre enfant,
  • Faire face à la responsabilité de faire grandir votre enfant.

Il ne faut pas vous inquiéter si vous avez :

  • une perte de force,
  • une sensation de fatigue ou de tristesse,
  • une prise de poids,
  • une déchirure liée à l’accouchement,
  • des problèmes dentaires,
  • des problèmes urinaires, de constipation, de vertiges,
  • un sentiment d’incompréhension.

Rassurez-vous, tout cela disparaîtra. Ce sont des phases normales de la création d’une vie.
Vous êtes un bouclier pour votre enfant, en toutes circonstances. La mère symbolise le début de tous les développements de son enfant.

Spiritualité et femme enceinte

La conception, la création d’une nouvelle vie, le développement de son enfant à l’intérieur de son ventre, sont des évènements extraordinaires dans la vie d’une femme.

Ces bouleversements physiologiques, accompagnés souvent de symptômes plus ou moins agréables, voire invalidants dans certains cas, entrainent des interrogations qui peuvent se poser à la future maman.

Notre système de santé heureusement encadre et soutient les femmes enceintes par la prise en charge intégrale des bilans et soins médicaux, échographiques, dentaires, gynécologiques, etc.

Les questionnements peuvent être aussi d’ordre plus spirituel. La future maman trouvera alors des pistes de réponse dans son entourage (sa propre mère et sa grand-mère le plus souvent, ou des amies ou proches plus expérimentées), dans les textes sacrés, ou lors de réflexions personnelles et de méditations.

LA GRANDEUR DE LA FEMME ET LE CULTE DE LA MÈRE DU MONDE

On a beau dire que la population est faite, pour moitié d’hommes et de femmes sur la planète, la réalité est que nous sommes tous issus d’une femme. Ce n’est pas une probabilité. En dehors de toute négociation philosophique, la femme est indispensable. Elle est la grâce de la nature, garante de la continuité de l’espèce humaine. Dans l’Ecole Hatha-Yoga Simplifié, les futures mères sont préparées à l’accouchement par le Yoga prénatal. Devenues jeunes mères, elles pratiquent le Yoga postnatal, grâce auquel la femme retrouve sa condition physique et son bien être après une grossesse. De même, le Yoga mère-enfant permet aux jeunes mères d’être accompagnées, d’être soutenues dans la longue marche avec leur enfant.

Dans le culte de la Mère du Monde, à travers le symbole des cinq éléments, on attribue le feu et l’air à la femme car, par un seul souffle, la femme va rendre tendre et nourrissante la vie si dure. Dans le culte de Brahma, la femme est l’œil et le regard du Créateur. De nos jours, on félicite ouvertement et avec enthousiasme des choses ordinaires mais on oublie souvent de s’émerveiller de la place d’une femme dans le foyer. De même que le bonheur d’une femme est différent de celui de l’homme, leurs maladies et leurs conflits sont aussi différents.

Dans l’Ecole de Hatha-Yoga Simplifié, nous apprenons des techniques spécifiques pour le Sadhana de la future maman, de la jeune maman, mais aussi de toutes les mères, grand-mères et arrière grand-mères. Par exemple, pendant que nous vivons une posture, la respiration est profonde et provoque le bien-être, l’éveil de la Kundalini Shakti. Nous répétons le Mantra « Vive La Vie ! Vive Le Monde ! », pour honorer la vie et honorer le monde. On attribue « Vive La Vie » pour honorer la femme, Mère du Monde, et « Vive Le Monde » pour honorer l’homme, la splendeur et la magnificence de la Création.

Quand l’homme atteint la finalité de sa conscience, dans son expérience juste, quand il atteint le renoncement et le détachement même pour la vie spirituelle, alors vient son acceptation qu’une moitié de lui-même, est issue de cette mère, sa mère. Ici, aucune idée d’enfermement. Je vous informe sans aucune intention préjudiciable à qui que ce soit. La culture du Yoga vient de l’Inde. Elle a son parfum attaché à son origine. Vous pouvez enlever tous les décors pour atteindre l’essentiel, c’est le souhait même de mes cours en général et de cet exposé en particulier.

L’APPORT DU YOGA PRENATAL

Mes observations multiples m’ont permis de constater combien les naissances améliorent la vie sociale des parents. Elles les dynamisent car elles sont une source de vie.

Le Yoga vise l’excellence. Le Yoga Prénatal vise l’excellence pour la jeune maman et pour son enfant. C’est une discipline qui a sa place dans cette construction que nous appelons la famille. Le Yoga prénatal devient Yoga et Famille, Yoga et Société, la Société et le Monde.

La femme enceinte est parfois considérée comme une personne fragile, inapte, une personne handicapée. Alors qu’au contraire, toutes les bonnes choses sont amplifiées en elle.

Que vous soyez déjà pratiquante de Yoga ou non, le Yoga Prénatal constitue un support sans équivalent pour étayer philosophiquement et techniquement votre gestion du stress prénatal et la préparation de la naissance de votre enfant.

Nous avons besoin de croire. Nous avons besoin d’espoir. Nous avons besoin de responsabilité et de partage. Il nous faut une perspective plus large vers l’humanité, c’est là le fruit et la réponse du Yoga, la continuité de toutes nos démarches d’amour désintéressé et de recherche de la paix pour tous.

Spécificités de l’atelier de Yoga Prénatal

Il faut se concentrer sur tout ce qu’une femme vit et pense pendant la grossesse. Toute l’aide qu’elle reçoit à ce moment a une conséquence pour l’avenir. L’Ecole de Hatha-Yoga Simplifié travaille avec cet objectif, en relation avec les personnes compétentes, médecins, sages-femmes, infirmières avec une grande ouverture transversale pour accompagner celle qui porte la vie.

Dans l’atelier de Yoga Prénatal, nous abordons tous les sujets qui le nécessitent : le développement de la grossesse, l’allaitement, les pensées autour du bébé, l’aménagement de la chambre, l’enfant et son rapport social, l’arrêt et la reprise du travail, l’organisation de la garde, le statut de père et de mère, le rôle des grands-parents, la modification de la relation du couple après la naissance, le retour des règles, la récupération du corps après l’accouchement, la perte de poids, le renforcement du périnée, l’aménagement d’un temps pour soi, la première sortie avec l’enfant, toutes les conduites à tenir autour de l’enfant, bain, sommeil, réassurance, veille de nuit, etc.

Les futures mamans qui ont suivi la préparation à l’accouchement par le Yoga, reviennent après la naissance, pour partager avec les autres futures mamans. L’atelier de Yoga Prénatal prend alors une autre dimension, celle d’un lieu d’échange de paroles et d’expériences dans l’univers des femmes.

La jeune maman revient pratiquer le Yoga avec son bébé et avec le père de son enfant. La pratique du Yoga a toute sa place dans la vie de la jeune maman, pour retrouver sa force physique et mentale, pour veiller en tant que créatrice sur la vie qui vient d’apparaître avec les symboles les plus vastes, et pour préparer la venue d’autres enfants si elle souhaite vivre à nouveau pleinement cet heureux évènement.

Accueillir la vie avec toute sa splendeur

Le Yoga Prénatal apporte à la future maman une activité physique harmonieuse, une détente et une bonne récupération par la pratique de la relaxation, par la respiration et par la méditation.

En outre, la philosophie du Yoga et son approche thérapeutique lui apportent un soutien psychologique.

Le cours de Yoga pour la femme enceinte est un moyen privilégié pour préparer la naissance d’un enfant, heureux événement qui survient au cours de la vie humaine.

La préparation à l’accouchement par le Yoga possède des vertus indéniables qui procurent une sensation de bien-être immédiat. Le Yoga est un excellent antistress, pour évacuer l’angoisse, la fatigue, et toutes les douleurs liées à la grossesse, jambes lourdes, mal au dos, vergetures, …

Le Yoga Prénatal permet de vivre harmonieusement l’évolution de sa grossesse par l’exercice physique. Il apporte à la future maman les clés pour appréhender la maternité dans toute sa dimension, personnelle, familiale, sociale et spirituelle, en accueillant son enfant avec toute sa splendeur.

Lisez la suite:
– Un programme pour chaque phase de la grossesse
– La séance de yoga prénatal
– Les bénéfices du Yoga Prénatal
http://www.psycho-ressources.com/richard-sada-yoga-prenatal-2018.pdf

Richard Sada, Psychothérapeute, Maître de Yoga
Membre de Psycho-Ressources
http://www.psycho-ressources.com/richard-sada.html


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Psychothérapie en piscine d’eau chaude

image-piscine« Le travail psychocorporel en eau chaude permet d’accéder à un matériau psychique enfoui au coeur du corps, en douceur et selon le degré de maturité de chacun. On peut considérer la piscine d’eau chaude comme une sorte de mûrissoir. Ainsi, ce travail ressemble à celui d‘un rêve. Il ne reste plus qu’à cueillir les éléments qui consentent à se faire prendre. Puis comprendre.

Ce travail à température du corps humain s’effectue en douceur. A mesure que l’on s’accoutume et devient capable de se détendre et d’explorer diverses possibilités d’évolutions et d’expressions aquatiques et subaquatiques, des contenus de conscience se présentent, sur le mode classique de l’association libre et de la présence à soi. Ces dernières sont amplifiées par la dimension psychocorporelle d’une sorte de relaxation relationnelle multiforme, dans le cadre d’une attention soutenue. Toujours en relation, porté, bercé, protégé, immergé dans une enveloppe amie s’adressant directement au moi-peau, on va pouvoir explorer progressivement une situation de déséquilibre permettant de jouer avec les repères habituels du temps, de l’espace et de la pesanteur, et ainsi d’ouvrir un nouvel espace psychique. Cette nouvelle exploration se fera avec toute l’assistance nécessaire et en toute sécurité.

Les personnes craignant l’eau ont souvent la bonne surprise de constater qu’elles finissent par acquérir, à leur rythme, dans ce contexte protégé, une sécurité suffisante. Tout ce travail requiert une conduite délicate, bien tempérée, équilibrée et équilibrante. Les trois accompagnateurs assureront ce cadre.

Entre les phases de travail dans l’eau, les membres du groupe ont l’occasion d’élaborer et de dialoguer à partir des découvertes effectuées. Puis on replonge pour de nouvelles expériences et découvertes de soi. »

Pour en savoir plus…
Stage de psychothérapie en piscine d’eau douce.
Jean-François Tardy, Psychothérapeute, Tours, France
http://www.psycho-ressources.com/jean-francois-tardy.html


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Le ciel au fond des poubelles (roman)

couvert-ciel-poubelleLe ciel au fond des poubelles

NOUVEAU ROMAN
de Denise Noël

(à paraître en janvier 2019)
SOMMAIRE

Avril 2015, surprise inespérée pour Solange Langevin découragée par les refus répétés de son livre pour enfants : Marie de Nazareth la convoque par courriel au restaurant ‘Le Dragon Vert’ pour lui faire une proposition rocambolesque. Cette rouspéteuse de broue désabusée en quête de gloire et cette chamane de rue, slameuse au grand cœur, seront plongées dans une aventure décoiffante. Pour réaliser leurs vœux les plus chers, elles devront traverser trois portillons, faire face à des obstacles, des échecs, des conflits de taille, et se transformer mutuellement à travers un projet d’écriture commun et une histoire d’amour qui les opposera.

Comme le concluent les Poètes Sans Fils, les guides invisibles de Marie, dans cette saga écologique des relations et de la création, ‘Tout est fait exprès pour l’amour!’

EXTRAIT

Le ciel au fond des poubelles
1. Un courriel de l’au-delà pour une humaine qui vole bas

Pour la centième fois je me demandais : pourquoi cet autre refus, qu’est-ce qui ne marche pas? Un goût amer dans la bouche, je traînais au lit depuis une heure en étirant mes idées noires dans la pénombre bleutée par mes rideaux turquoise. Soudain, j’ai entendu le bip qui annonçait l’arrivée d’un courriel. Ouf! Juste à point pour me sauver de ces mantes religieuses qui me grignotaient le bonheur.

Je suis sortie du lit de peine et de misère, j’ai enfilé mes babouches en minou rose pendant que mon dos raqué criait au secours et je me suis précipitée dans ma cuisine ensoleillée pour me faire un café. Au passage, la pile de vaisselle sale qui s’accumulait pêle-mêle dans l’évier depuis trois jours, m’a fait les gros yeux. J’ai ensuite attrapé mon portable qui traînait sur le tapis blanc fatigué du salon à côté d’une bouteille de syrah vide, et j’ai mis le cap sur ma grande véranda bordant l’avant et le côté jardin de ma maison. L’air doux de fin avril, chargé des parfums de la terre qui revit, m’a tout de suite fait du bien.

À peine assise dehors dans ma grosse chaise berçante, j’ai ouvert mon courriel sans prendre le temps de me régaler du chant des oiseaux matinaux.

Chère Solange,
J’veux pas vous faire tomber en bas de votre chaise alors pouvez-vous déposer vos foufounes (quel mot québécois succulent!) quelque part de douillet s.v.p.? C’est fait? Alors m’offrirez-vous la joie de répondre à mes points d’interrogation pour pas qu’on s’emberlificote sur votre vraie personne à la ligne de départ? Quelle robe chérissait votre maman? Le fou de votre village, votre mémoire a toujours son nom en réserve? Quel affreux pépin était arrivé en coup de vent à la famille de votre épicier en 1959?
Un merci infini de vos réponses, j’ai un vœu spécial à vous exprimer, laissez-le pas tomber dans votre sourde oreille je vous prie.
Marie de Nazareth, une revenante jamais partie.

Une Marie de Nazareth qui parle de foufounes et qui a une demande à me faire?! D’où sortait-elle celle-là? Qui cherchait à me jouer un tour dans ce drôle de langage? Bernadette ma meilleure amie d’enfance tentant de me surprendre après des années de silence, mon frère Paulo qui prenait toujours plaisir à se moquer de ma ferveur religieuse d’enfant? Mais non, personne dans mes connaissances n’avait du temps à perdre à ce point et je ne me voyais pas leur écrire pour le savoir. J’ai ensuite pensé à un canular. C’est connu, les réseaux du Web sont infestés de malades et de farceurs. J’ai aussitôt jeté ce pourriel à la poubelle. Je me suis levée pour m’étirer comme un chat et j’ai respiré à pleins poumons les yeux plantés dans le ciel d’un bleu vif qui annonçait une belle journée. Puis j’ai pris mon courage à deux mains et suis entrée faire la vaisselle en écoutant en boucle ‘Sors-moi de moi’ de Daniel Bélanger. J’en avais grand besoin!

Une fois la vaisselle expédiée, je suis allée arracher les mauvaises herbes de mon jardin. Quand mes mains sont occupées à pétrir la chair pulpeuse de la terre noire, mes préoccupations font de l’air. Ça m’apaise. Cette fois, peine perdue. Le dernier refus de mon manuscrit pour enfants, Les Zacajous, et le courriel de cette Marie revenue de nulle part me trottaient sans arrêt dans la tête. Je ruminais, me haïssais, me sermonnais, pestais, sacrais contre la terre entière… et les éditeurs. Je me perdais en conjectures et, comme si ça pouvait me rendre la vie plus douce, je finissais par me tomber sur la tomate de ne pas jouir du moment présent.

Écœurée, j’ai tout lâché. Je suis revenue sur la véranda et j’ai repris le ‘Dolce agonia’ de Nancy Houston que j’avais laissé par terre, à côté de ma chaise berçante. Comme si j’avais un déficit d’attention, je relisais plusieurs fois les mêmes passages sans m’en souvenir. Quand j’ai regardé l’heure, il était midi. Je n’avais pas le cœur à cuisiner. Ne me restait plus qu’à aller fouiner dans le frigo qui, après dix ans de loyaux services, bourdonnait presque autant qu’une ruche. J’ai attrapé les pâtes au pesto de la veille agglutinées dans l’assiette comme des naufragés sur un radeau et les ai englouties sans les réchauffer. Après, j’ai voulu aller faire une sieste pour me réfugier dans les bras de Morphée… qui m’ont rejetée eux aussi.

C’était plus fort que moi, je n’arrivais pas à oublier ce fichu courriel. Qui m’avait envoyé un tel mot dans cette langue fleurie? Certainement pas la Vierge Marie! Mais qui que ce soit, la phrase « j’ai un vœu spécial à vous exprimer » n’arrêtait pas de clignoter dans mon esprit comme un néon défectueux. Au bout d’une demi-heure, mon corps épousant le tourbillon de mes pensées, je n’avais réussi qu’à m’entortiller comme un saucisson dans mes draps. Je me suis relevée pour pianoter sur mon clavier. J’allais renvoyer la balle à cette extraterrestre et la démasquer : chère Marie pleine de grâces, pour m’assurer que vous êtes bénie entre toutes les femmes, pouvez-vous me dire le nom de l’école que je fréquentais en 1959, de quelles couleurs étaient nos chaises de cuisine, pour quel garçon mon petit cœur avait commencé à battre, et dites-moi donc Jésus est-il parti marcher sur la lune ou faire une croisière dans les étoiles?

photo-denise-noel-2016Pour lire la suite vous pouvez aller à :
http://www.coeurcreateur.com/chapitre1/

Pour voir mes autres livres :
http://www.coeurcreateur.com/livres-cd/

Et en savoir plus le Laboratoire de Création Radicale
http://www.coeurcreateur.com/ateliers/

Denise Noël
Intervenante en création et en relations humaines

Ex-Directrice du Centre de Focusing de Montréal
Montréal, Canada

Membre de Psycho-Ressources
http://www.psycho-ressources.com/denise-noel.html


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Guérir de son histoire (récits cliniques)

couvert-guerir-de-son-histoireGuérir de son histoire.
Récits cliniques

Danielle Perrault, psychologue

SOMMAIRE

« Selon moi, la grande intelligence est d’arriver à relier la sensibilité qui se loge dans le cerveau limbique, au cortex, celui qui apprend et qui pense. Unir l’émotion et la raison, sans que l’une n’écarte l’autre. Un esprit savant, mais sans coeur, est amputé de son âme. Un être émotif, mais sans connaissance, est aussi vulnérable qu’un enfant.

Les humains de la planète vibrent tous au même diapason quand il est question d’émotions. Ils parlent tous la même langue.»

Sur plus de quatre décennies, l’auteure aborde la santé mentale sous différents angles en racontant de véritables histoires de vies, à la fois profondes et légères mais toujours touchantes. Son style est vivant et personnel. Elle trace des portraits cliniques qui posent des questions existentielles et initient une réflexion en profondeur sur les croyances à l’origine de nos façons de penser et d’agir. Selon elle, les jugements qui en découlent nous enferment plutôt que de nous enseigner et nous faire évoluer.

Son objectif : rendre accessible et compréhensible à un large public des réflexions qui nous concernent tous et toutes puisqu’elles traitent de l’humain, petit et grand. Selon l’éminent pédopsychiatre, le docteur Michel Lemay qui a préfacé son ouvrage : « Ce livre mérite d’être lu lentement, avec pauses ».

Préfacé par l’éminent professeur, auteur, formateur, conférencier de renommée internationale et pédopsychiatre, Michel Lemay.

photo-danielle-perrault-2015L’AUTEURE

Danielle Perrault est psychologue auprès des enfants, des adolescents et des adultes. Elle a publié une dizaine de contes à caractère psycho-éducatif, destinés aux enfants et à leurs parents et d’autres, dédiés aux adultes. C’est son premier ouvrage qui s’adresse exclusivement aux adultes intéressés par la psychologie et l’histoire des humains. Elle fait également de la formation et de la supervision.

Site Web de l’auteure
http://lesnouveauxcontesdeperrault.com

Danielle Perrault est membre de Psycho-Ressources
https://www.psycho-ressources.com/psychologue/saint-julien/danielle-perrault.html

Les nouveaux contes de Perrault
http://www.psycho-ressources.com/bibli/lesnouveauxcontesdeperrault.html


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Chacun peut guérir

couvert-chacun-guerirChacun peut guérir

GHISLAIN DEVROEDE
Édition Payot

SOMMAIRE

Dans ce livre, le chirurgien Ghislain Devrœde relate la transformation de deux femmes et deux hommes qui, en quête de soins quand il les a connus, ont guéri quand ils ont choisi de lâcher prise et de regarder ce qui se tramait derrière le vernis de leur existence.

Face à la maladie, un des pièges gravissimes est de la prendre pour une fatalité à laquelle on ne peut que s’habituer, la prendre pour acquise, ne plus questionner l’apparition d’une douleur ou d’un symptôme. Danielle a guéri d’une maladie réputée incurable, la maladie de Crohn; le gentil et effacé René, opéré d’un cancer du côlon lorsqu’il était mal marié, est devenu un fringant septuagénaire; les terribles douleurs anales que vivait Vanessa suite à la naissance de son fils ont disparu lorsqu’elle a mis au jour les nombreux secrets qui s’étalaient dans sa famille à travers des générations; et Jacques, psychologue et travaillant dans la communication en entreprise, a cessé de souffrir de douleurs abdominales chroniques sévères et persistantes après avoir couché sur papier son mal-être.

Ces quatre individus, qui ont mené une quête de soi, sont maintenant guéris et davantage épanouis dans leur quotidien.En marge de ces parcours de vie, Ghislain Devrœde partage ses propres réflexions sur la médecine d’aujourd’hui, sur la relation médecin-patient. Avec la médicalisation des malades, on en est venu à soigner un organisme malade et non une personne souffrante. Les médecins ont souvent peur de s’engager émotionnellement et se replient derrière la technique moderne. Autant ce peut être un crime de ne pas opérer des cas sans autre issue possible, autant il peut être malhonnête, compte tenu d’un fort taux de récidives de certaines maladies, de promettre la guérison à coups de bistouri. Autant la médecine traditionnelle doit avoir une approche globale intégrée, holistique, autant il faut se méfier des tenants purs et durs de la biologie dite “totale” ou des mirages de la médecine alternative dans le traitement de certaines maladies.

Ghislain Devrœde lance la discussion dans ce livre touchant, sincère, nuancé sur les ressorts de la maladie et les voies de la guérison.

L’AUTEUR

photo-ghislain-devroeveGHISLAIN DEVROEDE
Éléments biographiques

Ghislain Devroede a fait ses études de médecine à l’Université de Louvain, en Belgique. En 1962, à l’age de 24 ans, il part se former aux Etats Unis, en chirurgie générale d’abord, en Pennsylvanie, puis en chirurgie colorectale, ensuite, au Minnesota, à la Mayo Clinic. Il y passe aussi deux ans à faire de la recherche en physiologie et physiopathologie colorectale, dans l’Unité de Recherches Gastrointestinales. Il y a été le premier chirurgien admis dans un groupe de gastroentérologues, et a été le premier élève du professeur Sidney Phillips, qui allait plus tard, devenir le directeur de cette Unité, et l’éditeur de la revue Gastroenterology.

Les voies parallèles de l’amour de la recherche et de la recherche de l’amour, couplées à un succès professionnel relativement facile, et une vie personnelle amoureuse plus laborieuse, l’ont conduit à une profonde remise en question, en rajoutant à la curiosité extérieure propre à toute approche scientifique, un travail d’introspection, qui s’est étalé sur de nombreuses années, sur le plan intellectuel, émotionnel et corporel, à travers la psychanalyse, le cri primal, la respiration holotropique, diverses approches corporelles et l’hypnose Ericksonnienne, où il a obtenu un diplôme, au bout de trois ans de formation. Il a exploré la mémoire corporelle, d’une part de la toute petite enfance à travers l’analyse bioénergétique, et d’autre part par l’approche de la massothérapie tantrique.

Ghislain Devroede est Professeur de Chirurgie à la Faculté de Médecine de l’Université de Sherbrooke, au Québec, au Canada, depuis le 6 janvier 1969. Il a gravi tous les échelons académiques et est devenu Professeur titulaire en 1976. Il a été nommé Professeur Associé après l’incorporation de ses activités médicales professionnelles. En 2013, il a été nommé Professeur Mentor, et ce mandat a été renouvelé en 2016 pour trois ans.

Il fait partie du petit groupe de professeurs, qui, depuis 25 ans, tentent non pas seulement d’instruire, mais d’éduquer les étudiants en médecine de l’Université de Sherbrooke à la relation malade-médecin, à travers des ateliers expérientiels. Bien entendu, son approche de la vie en général s’est transformée en ce qui a trait à la communication, l’amitié, l’amour, et, en général, la nature des relations humaines, y compris avec les malades. Avec ceux-ci, Ghislain Devroede a adopté le modèle le plus moderne de la médecine qu’est le modèle biopsychosociospirituel, en laissant tomber le modèle biomédical un peu trop scientiste, simpliste et passéiste. Il a ainsi découvert depuis trente ans l’impact épouvantable sur la santé que peut avoir un abus sexuel sur un enfant, a publié plusieurs études épidémiologiques sur la question, et écrit un chapitre dans une série, Progress in Brain Resarch, dans un livre qui s’intitule The scientific foundations of mind-body medicine, et est un collectif international. Il anime aussi des ateliers de communication non verbale avec des étudiants, des résidents, des chirurgiens en pratique, et des personnes qui ne font pas partie du milieu de la santé. Entre autres, il a fait de nombreux pictodrames en Belgique, en France et au Québec, où la peinture en ombres chinoises sert de moyen d’expression, et des ateliers sur les liens transgénérationnels, éducatifs et pas seulement chromosomiques, qui ont fait dire à Françoise Dolto que le corps de l’enfant, c’est la parole de l’histoire de ses parents.

Ghislain Devroede a bénéficié deux fois d’un congé d’éducation continue. En 1983, il est parti pendant un an étudier la psychophysiologie avec deux hommes, gastroentérologues, mais aussi psychanalystes, dans le service du professeur Bonfils, à Paris. Dont surtout, avec le docteur Jean-Claude Hachette, avec qui il a conservé des échanges durant plus de vingt ans. En 1993, il a présidé le 1er congrès international sur le processus de guérison, à Montréal, qui a réuni 1 600 personnes autour du Dalai Lama. Il est parti dans la foulée de ce congrès travailler en France, au cours d’un second congé d’éducation continue, sur le thème général de « Psychanalyse et langage du corps », avec des femmes cette fois, dont Anne Ancelin Schützenberger, qui l’a initié à l’impact clinique des secrets de famille et des liens transgénérationnels. Il a ainsi appris à aider les sujets curieux de leur vie, ou en quête, à faire leur génosociogramme. Il a aussi travaillé avec Djohar Si Ahmed, qui l’a initié à la psychologie trans-personnelle et à la respiration holotropique, tout comme Francis Lery et Bernadette Blin. En 1994, il a également présidé le second congrès sur le processus de guérison, portant sur les bénéfices à obtenir du travail de deuil, aussi à Montréal, avec Dan Bar On, psychologue israélien réunissant autour de la même table descendants de victimes de l’holocauste et descendants de bourreaux nazis, et plus tard, Juifs d’Israel et Palestiniens. Etait également présent à ce congrès Sogyal Rimpoché, auteur du Livre Thibétain de la Vie et de la Mort.

Ghislain Devroede n’a pas remplacé une approche par une autre et a maintenu, en parallèle, sa productivité purement scientifique dans des revues avec comité de lecture, durant ces années, dans une tentative d’intégration des approches du vivant et de l’existence. Il a publié plus de 300 articles scientifiques et donné près de 400 conférences un peu partout dans le monde.

Belge de naissance, il est naturalisé Canadien et naturalisé Français. Il a trois fils qu’il a mis au monde avec deux femmes différentes. Hélène Lucas a été sa compagne, âme soeur, et inspiratrice de 2006 à 2017. Musicienne et pianiste, elle intègre dans son travail d’accompagnement de chanteurs et chanteuses, non seulement les sons, mais le sens des paroles et les messages non verbaux du corps de celui ou celle qui les exprime. Elle enseigne au Conservatoire National Supérieur de Musique et de Danse de Lyon, et à La Chapelle Musicale Reine Élisabeth de Belgique, à Waterloo. Concertiste, elle a accompagné en récitals un peu partout plusieurs chanteurs dont Karine Deshaies et Stéphane Degout.

Ghislain Devroede a publié aux éditions PAYOT, à Paris :

– Ce que les maux du ventre disent de notre passé, 2002 ; Petite bibliothèque Payot (poche), 2003
– Ces enfants malades de leurs parents, 2003 (Avec Anne Ancelin Schutzenberger) ; Petite bibliothèque Payot (poche) 2005 ; traduit en américain ( « Suffering in silence.The legacy of unresolved sexual abuse »,Gestalt Institute Press, New Orleans 2005, 2d edition 2007) , en italien ( « Una malattia chiamata « genitori » ; Di Renzo Editore 2006 ), et en roumain( « Copiii bolnavi de parinti » ; Editura PHILOBIA 2015 )
– Chacun peut guérir, 2009 ; Petite bibliothèque Payot 2011
– Lettres d’un homme à un autre. Sur la condition masculine, 2012 (Avec André Petrowski ).

A écrit :
– une Préface, « Une exploratrice de la nuit » au livre de Nicole Gratton « Dormez-vous assez ? » ( Flammarion Québec 2006 )
– une Postface au livre de Virginie Tyou « Voyage en mer intérieure. Une guérison par l’hypnose » ( Ker éditions 2016 )

Et a publié un recueil de poèmes en co-édition avec les éditions SAINT-GERMAIN-DES-PRÉS, à Paris :
– Au commencement ( 1987 )

DÉTAILS

Éditeur: PAYOT (2009)
Langue: French
ISBN-10: 2228904473
ISBN-13: 978-2228904476
Dimensions du produit: 22,5 x 1,8 x 13,5 cm
Poids d’expédition : 340 g

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