Le transgénérationnel dans la vie des célébrités

Le transgénérationnel dans la vie des célébrités

Camille Claudel, Vincent Van Gogh, Charles Perrault, Freud, Jack Nicholson, Louis Aragon, Georges Bush, Victor Hugo

Par Thierry Gaillard, Ghislain Devroede, Denise Morel-Ferla, Elisabeth Horowitz, Simone Bart Cordier, Elisabeth Alves-Perie, Marc-André Cotton

SOMMAIRE

L’analyse transgénérationnelle de la vie de personnalités et célébrités révèle les causes et significations de destins extraordinaires. En revenant sur des histoires parfois déjà connues, mais pas toujours bien comprises, cet ouvrage collectif nous invite à comprendre, derrière les apparences, le fonctionnement des lois transgénérationnelles. Pertinentes, lumineuses, inouïes, ces analyses démontrent de quelle manière notre présent et nos agissements sont parfois conditionnés par d’anciens événements qui n’avaient pas été intégrés par nos aïeux.
Ce livre réunit des spécialistes en analyse transgénérationnelle issus de différentes écoles. Sa thématique « grand public » leur a donné une occasion de partager leurs passions pour le renouveau d’une ancienne science. Respectueuse de nos racines, cette discipline nous aide à tirer profit de nos expériences de vie pour mieux nous comprendre.

POUR COMMANDER
- http://www.ecodition.net/livre/le-transgenerationnel-dans-la-vie-des-celebrites/

TABLE DES MATIÈRES

1. Introduction, par Thierry Gaillard.
2. Ayant mal à mes ancêtres, j’ai fait mal à mes enfants, par Ghislain Devroede.
3. Le roman familial de Louis Aragon,
par Denise Morel-Ferla.
4. Les fantômes de la famille Perrault,
par Denise Morel-Ferla.
5. Camille Claudel rattrapée par ses héritages transgénérationnels, par Thierry Gaillard.
6. Les Van Gogh : des gens très bien,
par Élisabeth Alves-Périé.
7. Victor Hugo ou la rédemption de Caïn,
par Simone Bart Cordier.
8. Les secrets de famille de Jack Nicholson,
par Élisabeth Horowitz.
9. Du sacrifie de soi au sacrifie de l’autre dans la politique de la famille Bush,
par Marc-André Cotton.

EXTRAIT

Camille Claudel rattrapée par son héritage transgénérationnel
par Thierry Gaillard

 » L’intérêt de la redécouverte de Camille Claudel ne se limite pas à son oeuvre artistique. Il s’agit aussi de reconnaître la personne qu’elle fut véritablement, indissociable de ses sculptures, avant qu’elle ne fut submergée par toutes sortes de difficultés. Si son travail artistique est aujourd’hui reconnu, pouvons-nous en dire autant de la véritable Camille Claudel ?

Alors qu’elle se débattait dans de grandes difficultés, per-sonne ne semblait être en mesure de l’aider. L’enfermement psychiatrique qui lui fut imposé est une véritable tragédie. En désespoir de cause, comme une prisonnière sur une île déserte, ses multiples demandes de sortie ressemblent à des bouteilles jetées à la mer. Près d’un siècle plus tard, nous avons retrouvé ces lettres dans lesquelles Camille plaidait sa cause et demandait que l’on assouplisse sa détention, qu’on lui permette de sortir, mais en vain ! Les jugements qui l’auront condamnée à l’enfermement et à l’exclusion sont à revoir. Comme je propose de le faire dans les pages qui suivent, prêter enfin l’oreille à ces demandes d’aide, c’est prendre soin de la fragilité humaine pour chercher à la transformer en une expérience enrichissante, en connaissances et sagesses.

En considérant son histoire, qui n’aurait pas souhaité que Camille Claudel fut préservée de cet internement forcé qu’elle subit en mars 1913 ? Car nous le savons aujourd’hui, cette décision des « autorités compétentes » aura définitivement sonné le glas de tout espoir de guérison, synonyme d’un aller simple en enfer. Dénoncé à l’époque par les admirateurs de l’artiste, ce destin est devenu emblématique de la violence et de l’impasse thérapeutique d’une telle prise en charge. Ainsi, malgré elle, l’histoire de Camille Claudel révèle le sort que beaucoup ont connu et connaissent encore, même si les apparences sont aujourd’hui mieux préservées. L’histoire de cette prise en charge institutionnelle mérite que l’on y prête toute notre attention, et non pas seulement aux oeuvres qui lui survécurent.
Au-delà des sentiments de révolte et de frustration que l’on peut éprouver devant le destin de Camille, voyons donc s’il ne serait pas possible d’en tirer un enseignement qui éviterait que l’histoire se répète. Avec le recul, aujourd’hui, nous pouvons imaginer qu’il eût été possible de mieux faire. Dans cette perspective, l’analyse transgénérationnelle qui va suivre propose un nouvel éclairage sur la nature des difficultés qui furent celles de Camille Claudel. Même succincte, cette analyse nous permettra de mieux comprendre sa situation et, peut-être un jour, d’engager les « autorités compétentes » à suivre de nouvelles voies thérapeutiques.

Il était une fois…
Camille voulait devenir sculptrice. Inspirée par le génie, elle a pu l’exprimer dans les ateliers d’Auguste Rodin. Celui-ci reconnaît l’immense talent de la belle et… en tombe amoureux. Devenue maîtresse et égérie du maître, lorsqu’elle lui annonce attendre un heureux événement, Rodin quitte sa compagne et se marie avec Camille. Le couple aura encore trois autres enfants qui grandiront dans une effervescence créatrice, au milieu de chantiers pharaoniques commandés au couple d’artiste le plus en vue de l’époque.

D’innombrables sculptures et oeuvres monumentales semblent jaillir d’une source bénie. Le couple distille son bonheur comme pour donner au monde un aperçu du paradis. Entre l’Antiquité et leur Belle Époque, ils transcendent le temps pour entrer dans l’Histoire de l’art.

Le couple, les « monamants » – c’est ainsi qu’on les surnom-mait en référence aux monuments qu’ils sculptèrent – régnera sur l’art statuaire et fera bien des émules, à commencer par leurs enfants et petits-enfants. Ayant de qui tenir, ceux-ci poursuivront de brillantes carrières, dans la peinture, dans l’architecture lorsque ce n’est pas dans la musique. À la fin de sa vie, Rodin reconnaissant écrira : « Pour gouter au plan divin, l’homme doit choisir de se soumettre aux lois du coeur. Il s’élève ainsi au-dessus du mur des convenances. Cela n’implique nullement de désaimer une première femme, mais conduit à aimer plus encore toute l’humanité. »
Cette version de l’histoire n’aurait probablement pas déplu à Charles Perrault. Mais hélas, mille fois hélas, les choses ne se déroulèrent pas de cette manière. Faut-il incriminer les bonnes fées de n’avoir pas correctement oeuvré lorsqu’elles se penchè-rent sur le berceau de la petite Camille ? Faut-il dénoncer la présence d’un maléfice familial que toutes les formules magiques et autres potions n’auront pu neutraliser ? En tous cas, nous le savons, cette copie de l’histoire est à revoir.
Le contraste entre une vie hypothétiquement parfaite et le véritable destin qui fut celui de Camille Claudel nous invite à bien prendre la mesure du problème à résoudre. Il nous offre l’arrière-fond à partir duquel nous pouvons essayer de dégager une nouvelle compréhension d’ensemble. »

Lisez la suite du premier chapitre sur Camille Claudel
-
http://www.psycho-ressources.com/transgenerationnel-celebrites-thierry-gaillard.pdf

DÉTAILS
196 pages
Ecodition 2015
ISBN 978-2-940540-17-4)
Format : A5
Prix Ecodition : 22.90 €

POUR COMMANDER
-
http://www.ecodition.net/livre/le-transgenerationnel-dans-la-vie-des-celebrites/

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Pratique de l’hypnose et Psychothérapie : Quelles différences ?

Pratique de l’hypnose et psychothérapie:
quelles différences ?   

Contexte de la pratique de l’hypnose
et ses applications.

Nous présentons deux documents sur ce thème:
1. Avis de l’Ordre des psychologues du Québec (26 avril 2013)
2. Entente entre L’école de formation professionnelle en hypnothérapie du Québec et l’Ordre des psychologues du Québec.

1. Avis de l’Ordre des psychologues du Québec (26 avril 2013)

EXTRAIT

Mise en contexte

À l’automne 2012, on nous a demandé si la pratique de l’hypnothérapie constitue une forme de psychothérapie, considérant que plusieurs intervenants offrent, par le biais de différents médias (ex. : journaux, pages jaunes, sites web) des services d’hypnothérapie sans nécessairement être habilités à exercer la psychothérapie et sans détenir le permis de psychothérapeute. On nous demande également si l’utilisation de l’hypnose pour gérer le stress ou l’anxiété, favoriser la perte de poids, contrôler la douleur et pour aider à cesser de fumer peut être considérée comme étant de la psychothérapie.

Pour ce qui est des services d’hypnose offerts, il y a d’une part, de nombreux professionnels de la santé, dont des psychologues, des médecins et des dentistes, qui ont reçu une formation et qui l’utilisent dans le cadre de leur pratique professionnelle. D’autre part, il y a des personnes, dont nous ignorons les compétences en la matière, qui l’utilisent également pour aider à cesser de fumer, favoriser la perte de poids ou gérer le stress ou encore dans le cadre de pratiques diverses comme la massothérapie, la naturopathie, la médecine douce et les interventions basées sur la programmation neurolinguistique (PNL).

Une simple recherche sur le Web avec le mot clef « hypnothérapeute » permet de constater l’abondance et la diversité des services offerts, ce qui n’est pas sans susciter questionnement et inquiétude surtout lorsqu’on y présente l’hypnose comme une panacée, un outil de changement pour de multiples troubles mentaux et autres comme en témoigne cet exemple :

« L’hypnose est l’outil de changement le plus puissant connu dans le monde. Pour vous aider à soulager des symptômes telles les douleurs, les phobies, diminuer votre stress ou anxiété, pour régler des problèmes sexuels, pour vaincre l’insomnie, régler des problèmes de peau, vaincre vos dépendances diverses (alcool, tabagisme, jeu compulsif…) et encore bien plus, l’hypnose peut être votre alliée. Comme il s’agit de thérapies brèves, quelques rencontres suffisent pour vous aider. Nous sommes en mesure de faire avec vous des régressions afin de régler certains conflits intérieurs dus à des événements du passé qui ne sont pas terminés pour votre subconscient. (1) »

L’hypnose, l’hypnothérapie et l’exercice de la psychothérapie

Il s’agit donc de savoir si l’hypnose et l’hypnothérapie sont de la psychothérapie ou si ce sont plutôt des techniques ou méthodes d’intervention qui peuvent ou non être utilisées dans le cadre de différentes interventions, dont la psychothérapie, comme le sont l’art-thérapie, la musicothérapie et la zoothérapie (2).

Note:
(1) http://www.hypnochoix.com
(2) Voir les avis de l’Ordre des psychologues et du Conseil consultatif interdisciplinaire sur l’art-thérapie, la musicothérapie et la zoothérapie.

[...]

Conclusions

Le traitement de la douleur
L’hypnose est utilisée depuis longtemps en médecine et en dentisterie dans le but de contrôler ou de soulager la douleur (fonction analgésique de l’hypnose). Lorsque l’objectif est de soulager une douleur physique temporaire, comme dans le cadre d’une extraction dentaire ou d’une ponction lombaire, le contrôle de la douleur se limite à son aspect physiologique et il n’y aucune équivoque quant à son utilisation et à la finalité analgésique plutôt que psychothérapeutique.
L’utilisation de l’hypnose dans le traitement de la douleur chronique est plus complexe. Bien que la douleur chronique soit d’abord une condition médicale, celle-ci est multidimensionnelle puisque des facteurs psychologiques et physiologiques y sont associés. De fait, la douleur physique chronique peut générer une détresse psychologique et avoir un impact sur le fonctionnement cognitif, émotionnel ou comportemental de la personne et sur ses relations interpersonnelles. Ce qui suit témoigne d’une finalité autre que strictement analgésique :
(…) à l’aide de suggestions hypnotiques, il est possible de modifier la perception de la douleur, de créer une analgésie hypnotique et même de diminuer les réactions émotionnelles reliées à la douleur (3).
Il existe donc une interface entre la douleur physique et la souffrance psychologique et il n’est pas possible, sans procéder à une analyse au cas par cas, de conclure sur la finalité des interventions proposées, à savoir si elles s’inscrivent ou non dans le cadre d’une psychothérapie.

La gestion du stress
L’hypnose est également utilisée afin d’aider les personnes à mieux gérer leur stress. Lorsque celle-ci vise uniquement à diminuer les réponses physiologiques en induisant un état de calme et de relaxation, l’hypnose s’inscrit dans le cadre d’une démarche visant une modification de comportements spécifiques et ciblés. Dans ce contexte précis, elle ne serait pas utilisée à des fins psychothérapeutiques.

La modification de comportements spécifiques et ciblés
L’hypnose peut être utilisée pour modifier des comportements spécifiques, ciblés et, à cette fin, son usage peut s’inscrire ou non dans le cadre d’une psychothérapie. Par exemple, on peut y avoir recours pour amener une personne à cesser de fumer ou à perdre du poids. L’on peut ici convenir qu’une personne désirant cesser de fumer ou perdre du poids ne s’engage pas dans un processus psychothérapeutique si les suggestions hypnotiques employées ne visent qu’à modifier une habitude particulière. Il pourrait toutefois en être autrement si l’intervenant s’adresse à la détresse qu’éprouve la personne en raison de sa dépendance au tabac ou de son obésité et vise des changements significatifs dans son fonctionnement cognitif, émotionnel ou comportemental.

Le traitement de troubles mentaux
L’hypnose est également offerte pour traiter la dépression, les troubles anxieux et des troubles du comportement alimentaire. Dans ces cas, il est relativement aisé de conclure que l’hypnose est utilisée dans le cadre de la psychothérapie.

(3) http://www.ordrepsy.qc.ca/pdf/Psy_Qc_Mai2011_Dossier_02_Rivard.pdf

Lire l’avis complet:
Avis de l’Ordre des psychologues du Québec (26 avril 2013)
- http://www.psycho-ressources.com/hypnose-avis-opq-2013.pdf

2. Entente entre L’école de formation professionnelle en hypnothérapie du Québec et l’Ordre des psychologues du Québec.

EXTRAIT

« Contexte dans lequel s’inscrit cette entente :
L’hypnose est une technique pouvant  être utilisée dans le cadre de différentes interventions, dont la psychothérapie. Depuis juin 2012, pour exercer la psychothérapie au Québec, y compris par le biais de l’hypnose, il faut être psychologue, médecin ou détenteur d’un permis de psychothérapeute.
Au moment de la signature de la présente entente, une simple recherche sur le Web avec les mots clés « hypnose » ou « hypnothérapie » permet de constater l’abondance et la diversité des services offerts. La description de certaines de ces offres peut parfois porter à confusion et laisser entendre que les services offerts constituent de la psychothérapie au sens de l’article 187.1 du Code des professions (L.R.Q., c. C-26).

L’OPQ reçoit d’ailleurs beaucoup de signalements en pratique illégale à ce sujet, d’où l’intérêt de la présente entente.

Or, s’il ne fait aucun doute que l’hypnose ou l’hypnothérapie peut être pratiquée et offerte au public par un praticien qui n’est pas psychothérapeute, il convient toutefois que les services qu’il annonce et offre au public, dans ses publicités, sur son site Web ou via d’autres forums, soient conformes à la Loi.
La présente entente vise donc à circonscrire cette façon de faire et d’encadrer le mieux possible la façon dont les services d’hypnose ou d’hypnothérapie peuvent être offerts au public, lorsqu’ils ne s’inscrivent pas dans le cadre d’une psychothérapie. Il est néanmoins entendu que cette entente ne peut être interprétée et présentée comme étant la reconnaissance par l’OPQ de la compétence des personnes qui ne sont pas sous sa juridiction et qui exercent l’hypnose. » [...]

Lire de document complet:
Entente entre L’école de formation professionnelle en hypnothérapie du Québec et l’Ordre des psychologues du Québec.
- – http://www.psycho-ressources.com/hypnose-entente-opq.pdf

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Couverture plus large des psychothérapies par la RAMQ

QUÉBEC – Les psychologues favorables à une couverture plus large des psychothérapies par la RAMQ – Radio-Canada – Le jeudi 25 juin 2015 à 21 h 33 HAE

EXTRAIT : « La présidente de l’Ordre des psychologues du Québec, la Dre Christine Grou, accueille favorablement l’avis sur l’accès équitable aux services de psychothérapie de l’Institut national d’excellence en santé et en services sociaux (INESSS).

Cet avis de l’INESSS, commandé par le gouvernement libéral de Philippe Couillard et rendu public mercredi, préconise que les traitements de psychothérapie soient couverts par la Régie de l’assurance maladie du Québec (RAMQ). L’INESSS conclut que la psychothérapie est aussi efficace que la médication, que ses effets bénéfiques durent plus longtemps et que ses coûts sont moindres pour la société.

« Ça fait longtemps qu’on sait que la psychothérapie est efficace pour traiter les troubles mentaux, que c’est peu coûteux, et que les effets à long terme durent plus longtemps que ceux de la médication », explique la Dre Grou en entrevue à l’émission 24/60.

Selon elle, l’avantage de la psychothérapie est qu’elle introduit des changements quant aux façons de penser de la personne, de ses comportements et de sa gestion des émotions. »

Lire la suite et visionner l’entrevue de Sébastien Bovet avec la présidente de l’Ordre des psychologues, Dre Christine Grou.
- http://ici.radio-canada.ca/nouvelles/societe/2015/06/25/004-psychotherapies-assurance-maladie-quebec-inesss-ordre-psychologues.shtml

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Développer son intuition …

L’intuition…  vous avez dit intuition ?

Je le savais bien..
J’en étais sûr…
J’en avais le pressentiment..
J’aurais dû m’écouter, écouter mon instinct,
Pas de nouvelles de X depuis trois ans, j’en ai rêvé cette nuit et il m’appelle.
Je savais que c’était lui (ou elle) avant de décrocher, etc..

Nous nous sommes tous dit cela, au moins une fois dans notre vie, exprimant ainsi cette faculté que nous possédons tous, au moins a minima : l’intuition.

Mais de quoi s’agit-il au juste ? Littré parle d’une « connaissance soudaine, spontanée, indépendante de toute démonstration ».

Pour nous éclairer davantage, voyons ce que nous en dit son étymologie. Nous découvrons ainsi qu’intuition vient du latin  et possède une double racine : intus et tueri, et donc un double sens.

Intus signifie à l’intérieur de, donc être à l’intérieur de l’objet ou de la personne sur laquelle (lequel) va se porter cette faculté intuitive, ce qui évoque l’expression « se mettre à la place de l’autre ». Intus, c’est bien cette connaissance immédiate qui se passe de démonstration et qui est en relation avec cette faculté mystérieuse qui nous permet d’être (pour une part de nous-mêmes) à l’intérieur de l’autre, faire comme si nous étions cet autre. C’est l’instinct selon Bergson.

Tueri signifie voir, ou porter son regard vers. Une attitude distanciée qui nous permet de regarder, et de penser ce qui est regardé. C’est l’intelligence, toujours selon Bergson.

Comment est-il possible d’être à la fois à l’intérieur d’une personne ou d’un objet et d’avoir envers elle ou envers lui, une attitude et un regard distanciés ?

La seule possibilité de sortir de cette contradiction : envisager deux parties de nous même en interaction, l’une intuitive, l’autre intelligente. On peut donc considérer l’intuition comme une reprise par notre intelligence (on pourrait dire aussi par notre conscience) de ce qui nous est révélé par l’instinct. Un jeu qui malheureusement, et pour notre plus grande perte, a été réprimé, refoulé, censuré et pire encore tabouisé. 

COMMENT DEVELOPPER SON INTUITION, MEME QUAND ON A L’ESPRIT FERME
Djohar Si Ahmed et Gérald Leroy-Terquem

Sommaire

  • L’intuition 
  • La fermeture 
  • Passage de la fermeture à l’ouverture 
  • Conventions et ouverture à l’autre 
  • Pratiques de l’intuition 
  • Synchronicités et notion d’appartenance à la totalité 
  • Le corps 
  • Observation et métacommunication 
  • Deux approches pour ouvrir notre champ de conscience 
  • Conclusion 
  • Bibliographie

LES AUTEURS

Djohar SI AHMED

Elle est Docteur en Psychologie et en Psychopathologie, psychanalyste, hypnothérapeute et praticienne de la Respiration Holotropique et formatrice.

Elle a fondé l’Institut des Champs Limites de la Psyché (ICLP).
Auteur de Psychanalyse des expériences Exceptionnelles (L’harmattan, 2014).

Gérald LEROY-TERQUEM

Ancien Interne des Hôpitaux Psychiatriques, psychanalyste, hypnothérapeute, praticien de la Respiration Holotropique et formateur.

Il est aussi cofondateur de l’Institut des Champs Limites de la Psyché (www.iclppsy.fr).
Auteur de Comment développer son intuition quand on a l’esprit fermé (Solar, 2014).

POUR COMMANDER:
-
http://iclppsy.fr/publications/developper-son-intuition/

Détails de l’ouvrage
Poche: 125 pages
Editeur : Solar (20 février 2014)
Collection : Harmonie
Langue : Français
ISBN-10: 2263064656
ISBN-13: 978-2263064654
Dimensions du produit:  17,8 x 1 x 10,9 cm
Autres ouvrages des mêmes auteurs:

Les processus de guérison – Accueillir et déployer ses émotions pour guérir
- http://psycho-ressources.com/blog/les-processus-de-guerison/

Pour une Psychanalyse des Expériences Exceptionnelles – Comment penser le paranormal.
- http://psycho-ressources.com/blog/experiences-exceptionnelles/

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Bonne Saint-Jean-Baptiste à tous les Québécois!

La Fête nationale du Québec
… des origines à nos jours!

     
Les célébrations du 24 juin trouvent leurs origines dans un passé immémorial. Historiquement, elles sont associées aux célébrations antiques du solstice d’été en même temps qu’aux fêtes agraires qui marquaient autrefois le début de l’été.

Durant le premier millénaire de notre ère, les célébrations du solstice d’été furent christianisées en Europe et atteignirent une importance majeure au moyen âge. L’église catholique plaça son caractère rituel et sacré sous le patronage de Saint-Jean-Baptiste.

C’est cette fête chrétienne que nos ancêtres importèrent d’Europe dès les débuts de la colonisation. Dans les premières années de la Nouvelle-France, la Saint-Jean comportait des éléments païens que le clergé s’efforça avec plus ou moins de succès d’abolir.

Cette tradition millénaire a inspiré l’éditeur de journaux Ludger Duvernay qui, le 24 juin 1834, convia une soixantaine de personnes à un banquet champêtre pour discuter de l’avenir du peuple québécois. C’est de cette réunion dont origine “ la Saint-Jean-Baptiste ” comme fête nationale. C’est à cette occasion également qu’on décida de fonder la Société Saint-Jean-Baptiste, dans le but de conduire le pays à une réforme politique et de donner à la nation les moyens de se développer. La Société Saint-Jean-Baptiste générera un regroupement dont le Mouvement national des Québécoises et Québécois et ses Sociétés sont aujourd’hui les héritiers et les témoins.

II a fallu attendre 91 ans plus tard, en 1925, pour que la législature de Québec déclare le 24 juin congé férié. Quant au drapeau fleurdelisé il fut consacré officiellement drapeau du Québec le 21 janvier 1948.

Tantôt regroupés autour de l’Église, tantôt autour des sociétés patriotiques, les Canadiens-français ont progressivement vu dans la Saint-Jean, l’expression privilégiée de leur identité nationale. Délaissant progressivement l’expression “ Canadiens-français ” au profit de “ Québécois ” dans les années soixante, le peuple du Québec devra attendre jusqu’en 1977 pour qu’officiellement la Saint-Jean devienne la Fête nationale et légale (fériée et chômée) du Québec.

Cette légalisation prendra la forme d’un arrêté en conseil signé par René Lévesque, le 11 mai 1977. L’année suivante, le gouvernement créera le Comité organisateur de la Fête nationale du Québec afin de favoriser la participation de toutes les régions du Québec.

Coordonnée par le Mouvement national des Québécoises et Québécois depuis 1984, la Fête nationale du Québec a pris, depuis, de plus en plus d’ampleur. Dans des milliers de lieux de fête, des centaines de milliers de Québécoises et Québécois fêtent leur fierté et leur appartenance au Québec.

D’une fête de la grande famille canadienne-française à la Fête du peuple québécois, la Fête nationale du Québec constitue la fête de tous ceux et celles qui composent le Québec d’aujourd’hui.

Extrait du site: http://www.fetenationale.qc.ca

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Services psychologiques : L’accès doit être préservé

Services psychologiques : L’accès doit être préservé
L’actualité gouvernementale
Service quotidien et indépendant d’information gouvernementale

QUÉBEC – Paru le jeudi 18 juin 2015
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EXTRAIT : « Le Réseau communautaire en santé mentale (COSME) tient à donner son appui à la campagne visant à préserver et à développer l’accès aux services psychologiques dans le réseau de la santé. «La décision des autorités gouvernementales de réduire les conditions de rémunération des psychologues des établissements publics est à nos yeux injuste, mais aussi périlleuse car elle risque d’éloigner des professionnels dont le rôle est indispensable et qui sont déjà en nombre très insuffisant», a déclaré Charles Rice, président du réseau. 

Le Commissaire à la santé et au bien-être (2012) a rappelé que plus de la moitié des Québécoises et Québécois ayant des problèmes psychologiques ont des besoins d’aide non comblés de thérapie ou de counseling. Le commissaire a aussi signalé que le taux de rétention de psychologues dans le réseau public est le plus bas de l’ensemble des professionnels du réseau. Le déficit de psychologues dans le réseau ira en augmentant au cours des dix prochaines années si les conditions d’exercice de la profession ne sont pas améliorées, a conclu le commissaire. »

Lisez la suite: http://actualitegouvernementale.ca/article/laccs-doit-tre-prserv

À propos du COSME

Le Réseau communautaire en santé mentale (COSME) a obtenu des autorités gouvernementales un statut de corporation à but non lucratif. Et il est désormais régi par des règlements généraux adoptés en assemblée générale le 14 avril 2015.

L’origine du COSME remonte à 2012 alors qu’il n’existait aucune organisation dont la mission était de regrouper les quelque 450 organismes communautaires en santé mentale du Québec. Progressivement, se sont retrouvés au COSME, les représentantes et représentants de regroupements d’organismes communautaires provenant de plusieurs régions du Québec.

En font partie à ce jour, les huit regroupements régionaux de l’Outaouais, du Centre-du-Québec, de la Montérégie, de Québec, de Montréal, du Saguenay-Lac-Saint-Jean, de l’Estrie et de Laval.

Le conseil d’administration du COSME est formé de personnes représentant chacune de ses régions membres.

Charles Rice, représentant de l’AGIR de la région de Québec, a été élu président du COSME et Yves Blanchette, du ROBS de la région Centre-du-Québec, agit comme secrétaire-trésorier.

Le COSME a tenu en 2013 une large consultation auprès des organismes communautaires de la santé mentale du Québec qui a permis de transmettre 35 propositions d’action aux responsables de la préparation du prochain Plan d’action en santé mentale au ministère de la Santé et des Services sociaux.

Pour en savoir plus sur COSME – Réseau communautaire en santé mentale
-
http://cosme.ca/

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Craintes d’un exode de psychologues vers le privé.

(QUÉBEC) – EXTRAIT de Journalmetro.com

19 juin 2015 | 12:22
Craintes d’un exode de psychologues vers le privé. Par Roxane Léouzon

« Plus d’une centaine de psychologues du réseau public de la santé ont manifesté jeudi midi devant l’urgence de l’hôpital Notre-Dame. Ils craignent que le retrait de la prime accordée aux psychologues du réseau public aggrave le problème d’accès aux soins psychologiques.

Un psychologue qui travaille dans un CSLC ou un hôpital a un salaire de base entre 24,32$ et 46,14$. «Dans les cabinets privés, les psychologues peuvent facilement charger autour de 100$ de l’heure. La CSST rembourse pour 86$ de l’heure», a souligné Dominique Pallanca, psychologue au CHU Sainte-Justine et porte-parole pour la Fédération des professionnels – CSN.

Pour retenir les psychologues dans le réseau public, une prime venait depuis 2011 bonifier leur salaire de 6,7% ou 9,6% selon le nombre d’heures effectuées dans le réseau. Cette mesure a toutefois été retirée le 30 mars dernier.  » (…)

Lisez la suite:
- http://journalmetro.com/actualites/national/795588/craintes-dun-exode-de-psychologues-vers-le-prive/

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L’été… Une saison qui se prélasse

L’été est-elle la saison de la légèreté et de la paresse ?

J’ai cherché des citations sur l’été… Il y en a peu. Alors que pour l’hiver on parle abondamment de la mort, du froid et de la chaleur de nos maisons… Quand automne on s’émerveille des couleurs et de la douceur du soleil… Qu’au printemps on s’exclame à propos de l’énergie renouvelée, de la nature qui renaît… L’été, de son côté, semble surtout rimer avec farniente.

Voici donc quelques poésies et citations sur le thème de l’été.
Si vous avez d’autres citations à me suggérer, n’hésitez pas!

Chaleur estivale
Sur la plage le parasol fermé pointe au firmament
Ma langue savoure les grains de sel sur mes lèvres moites
Mes pieds s’enfoncent dans le sable chaud
Le sommeil me guette
Le rêve m’attend
Le soleil grandit l’éternité de mes pensées. (…)
Sybille Rembard

Far-niente
Quand je n’ai rien à faire, et qu’à peine un nuage
Dans les champs bleus du ciel, flocon de laine, nage,
J’aime à m’écouter vivre, et, libre de soucis,
Loin des chemins poudreux, à demeurer assis
Sur un moelleux tapis de fougère et de mousse,
Au bord des bois touffus où la chaleur s’émousse.
Là, pour tuer le temps, j’observe la fourmi. (…)
Théophile Gautier

La Fin
Pourquoi on aime tellement regarder le soleil qui se couche ?
Sur un lac doré, derrière une montagne rose
Ou sur une plage déserte un soir d’été
Cette boule de feu plongeant doucement dans la mer lointaine (…)
Le soleil qui se couche doucement un soir d’été
Nous ramène chaque fois vers cette fascination de la fin
La fin de la journée ou la fin sans fin ?
Regarder le soleil qui se couche nous aide à mieux comprendre
Que nous ne comprenons rien de la fin, car la fin c’est la fin
Et à la fin, il n’y a rien
Jules Delavigne

Nuits de juin
L’été, lorsque le jour a fui, de fleurs couverte
La plaine verse au loin un parfum enivrant ;
Les yeux fermés, l’oreille aux rumeurs entrouverte,
On ne dort qu’à demi d’un sommeil transparent.
Les astres sont plus purs, l’ombre paraît meilleure ;
Un vague demi-jour teint le dôme éternel ;
Et l’aube douce et pâle, en attendant son heure,
Semble toute la nuit errer au bas du ciel.
Victor Hugo
Les rayons et les ombres

Quelques citations      

Un été, l’éclat d’un jardin est aussi féerique qu’un feu d’artifice! 
Céline Blondeau

Un été sans fleurs, abeilles et papillons s’appellerait l’hiver. 
Céline Blondeau

À soixante-dix ans commence l’été indien de la vie. 
Edwin Schneidman

L’été se marque non moins par ses mouches et moustiques que par ses roses et ses nuits d’étoiles… 
Marcel Proust

D’où vient des nuits d’été la lenteur paresseuse… 
Abbé Jacques Delille

L’été est une saison qui prête au comique. Pourquoi? Je n’en sais rien. Mais cela est. 
Gustave Flaubert

Les brefs étés ont souvent des printemps précoces.
William Shakespeare

Lumière profuse; splendeur. L’été s’impose et contraint toute âme au bonheur.
A. Gide

La nuit d’été est comme une perfection de pensée.
Wallace Stevens

L’été qui s’enfuit est un ami qui part.
Victor Hugo

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Gérer efficacement les inquiètudes parentales avec l’EMT (Eye Mouvement Technique)

Gérer efficacement les inquiètudes parentales avec l’EMT (Eye Mouvement Technique): Un exemple clinique représentatif

Stéphane Migneault
psychologue, auteur et conférencier

Les parents sont parfois envahis par des inquiétudes associées à leurs enfants. L’exemple clinique ci-dessous montre comment l’EMT (Eye Movement Technique) du Dr Fred Friedberg, Ph. D., peut s’avérer utile pour aider les parents inquiets pour leurs enfants, que ces derniers soient enfants ou adultes.

Marise, âgée de 52 ans, me consulta un jour parce qu’elle se sentait coupable et inquiète devant la situation de son fils : « Mon fils a 26 ans. Il passe plusieurs heures par semaine à jouer seul à des jeux vidéo. Il ne fait pas d’exercice physique et consomme de la marijuana. » En tant que professionnelle de la santé, elle avait constaté chez ses patients les répercussions de leurs mauvaises habitudes de vie sur leur santé.

Je proposai à ma cliente l’EMT, une technique dérivée de l’EMDR, comme méthode d’intervention pour réduire ses inquiétudes au sujet de son fils. Elle était d’accord pour qu’on essaie cette technique somme toute avant-gardiste à ses yeux.

Des transformations évidentes en direct

À la séance suivante, je déterminai avec la cliente son scénario négatif : « S’il fallait que mon fils brise sa santé à cause de ses mauvaises habitudes de vie. » Cette cible de traitement suscitait chez Marise une angoisse qu’elle estimait à 5 sur une échelle d’intensité de 0 à 10 (0 = aucune angoisse; 10 = angoisse très intense). Sur le plan physique, elle ressentait un serrement à la gorge et, à la poitrine, une pression qui pulsait lorsqu’elle se concentrait sur son scénario catastrophique.

Je procédai à une première série de tapping bilatéral (1) de trois minutes. Au cours de la série, des scénarios négatifs lui virent à l’esprit : son fils, dans le futur, aux prises avec les problèmes de santé possibles tels qu’un cancer de la gorge, une hernie discale, de l’anémie et de l’ostéoporose. Elle se dit : « Oui, et puis?! » Elle sentit un calme s’installer dans sa poitrine. Son angoisse n’avait pas diminué.

Au cours de la 2e série de tapping, ma cliente se mit à penser à la possibilité que son fils se retrouve un jour avec des déficits cognitifs. Elle pensa aussi au risque qu’il se blesse au travail, puisqu’il doit soulever des charges. Des pensées rassurantes la surprirent : « Il a une bonne santé actuellement. Ça ne veut pas dire qu’il aura des problèmes de santé. Moi aussi j’ai déjà eu de mauvaises habitudes de vie et je suis malgré tout en assez bonne santé aujourd’hui. Et si jamais il se blesse au travail, il aura accès à des soins grâce à ses assurances collectives actuelles. » Un scénario étonnant et positif lui vint ensuite à l’esprit : son fils se levant du lit et se prenant en main. Physiquement, elle se sentait mieux à la poitrine et à la gorge. Son angoisse commençait à s’atténuer (4/10).

Au cours de la 3e série, elle se mit à penser à la possibilité qu’il souffre un jour d’anémie. En peu de temps, elle prit conscience qu’il n’avait pas « une hérédité pour ça ». Elle pensa ensuite spontanément à la possibilité qu’il ait un cancer de la gorge à cause de sa consommation de marijuana. Puis elle se souvint de personnes qui n’avaient pas souffert du cancer, malgré leurs mauvaises habitudes. Enfin, elle ressentit la peur que son fils souffre d’ostéoporose un jour en raison de sa sédentarité. Son angoisse initiale continuait de diminuer (3-4/10).

Au cours de la 4e série, elle ressentit quelques instants un léger mal de tête. Elle pensa à la sédentarité de son fils et au fait que cette sédentarité puisse réduire petit à petit sa densité osseuse. Elle imagina même son fils en train de perdre ses dents : « Je n’ai jamais abordé ce sujet avec lui. Je devrais lui en parler à un moment approprié. » Son angoisse s’atténua encore (3/10).

La 5e série de tapping permit de faire émerger d’autres pensées. Elle prit conscience qu’il semblait plutôt heureux et en assez bonne santé malgré tout. Elle pensa ensuite spontanément aux personnes âgées en santé malgré leurs mauvaises habitudes antérieures. Elle pensa ensuite à son voisin qui ne s’en faisait pas outre mesure pour sa fille, elle aussi portée à négliger sa santé. Marise fut ensuite étonnée d’imaginer son fils dans dix ans, en santé. Elle nota de la légèreté dans son corps. Son angoisse avait encore diminué (2/10).

Au cours de la 6e série, un autre scénario positif monta à sa conscience : elle vit son fils de bonne humeur, à bord de son véhicule de livraison, en direction de son appartement pour profiter d’un repas acheté en chemin après le travail. La possibilité qu’il développe un cancer lui effleura à nouveau son esprit, mais une petite voix intérieure lui dit ceci : « Ce dossier-là, tu l’as classé il y a quelques minutes! Les fumeurs ne se retrouvent pas tous avec un cancer. » Son angoisse, estimait-elle, était rendue à une intensité de 1-2/10.

J’exécutai une dernière série de tapping. Ma cliente prit conscience que son fils ne fumait pas de la marijuana tous les jours et que sa consommation ne semblait pas nuire à son rendement au travail. Elle se sentait bien sur le plan corporel. L’angoisse était passée à une intensité de 1 sur 10.

Bilan des changements

Par rapport au début de la séance, Marise constatait plusieurs changements en elle : « Je me sens plus légère maintenant. J’ai pu régler des questionnements. Je suis étonnée d’avoir eu de belles images associées à mon fils : lui de bonne humeur, en santé, occupant un travail qu’il aime dans les faits. » Elle repartit avec le sentiment que ses prochaines interactions avec son fils seraient davantage plaisantes, puisqu’elle était maintenant libérée d’un important tracas.

Je revis ma cliente deux semaines plus tard. Elle rapporta ne pas s’être tracassée au sujet de la santé de son fils. Elle avait revu son fils à l’occasion d’un souper et s’était sentie bien et décontractée en sa présence. Wow! Le problème cible de la précédente séance étant bien résolu, nous pûmes alors nous attaquer à une autre préoccupation de ma cliente… avec l’EMT!

Comment maîtriser l’EMT?

J’enseigne quelques fois par année l’EMT. Si vous souhaitez suivre la formation, envoyez-moi un courriel (info@stephanemigneault.com). Je pourrai ainsi vous tenir au courant des prochaines dates de formation. Je peux donner la formation dans votre région sur demande. Pour en savoir plus sur la formation sur l’EMT, consultez le www.stephanemigneault.com.

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Note:  (1) Bien que la technique s’appelle EMT (Eye Movement Technique), on privilégie le tapping comme forme de stimulation bilatérale pour diverses raisons. Concrètement, lors d’une série de tapping, le thérapeute effectue des tapotements légers, pendant environ 3 minutes, en alternance sur les parties gauche et droite du corps du client (ex. : genoux, mains ou épaules). En EMDR, les thérapeutes utilisent aussi le tapping.

À propos de Stéphane Migneault

Stéphane Migneault est psychologue, auteur, formateur et conférencier. Établi à Québec, il pratique la psychothérapie auprès d’adolescents et d’adultes. Depuis 2006, il utilise l’EMT, une technique simple et combien utile dans un contexte de thérapie brève. En 2010, il a commencé à l’enseigner à des professionnels de la santé mentale : psychologues, sexologues, travailleurs sociaux, médecins, etc. À ce jour, plus de cinq cent professionnels des quatre coins du Québec et du Nouveau-Brunswick ont suivi la formation. Stéphane Migneault envisage d’enseigner l’EMT en Europe dans un proche avenir. Depuis 2012, la formation sur l’EMT est reconnue par l’Ordre des psychologues du Québec dans le programme de formation continue. Pédagogue dans l’âme, il est apprécié pour son enthousiasme et sa capacité à équilibrer théorie et pratique. Enfin, Stéphane Migneault a collaboré à l’écriture de deux ouvrages collectifs publiés aux Éditions du Grand Ruisseau : Fibromyalgie, quand tu nous tiens! (2014) et Fibromyalgie : carnets pratiques (2015).

Stéphane Migneault est membre de Psycho-Ressources
Autres publications disponibles sur sa page de membre.
- http://www.psycho-ressources.com/stephane-migneault.html

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Le deuil : pas de pardon !

Le deuil : pas de pardon !

Par Angélique Veillard et Erick Dietrich

Le deuil est en lien avec la douleur que provoque la rupture d’un attachement et/ou la perte de l’objet (présent ou non, mort ou vivant) qui, lors d’un événement, est souvent non désirée et non attendue. Cet événement a pu être attendu, voire provoqué.

Ce deuil, comme nous allons le voir plus particulièrement dans cet article,  peut aussi être lié aux renoncements de nos comportements, de nos fantasmes, de nos croyances ou des « monstres de notre passé ». La décompensation sera d’autant plus forte que la période de déni aura été longue. Le deuil est le mécanisme permettant à un individu de s’adapter à l’événement et d’accepter la transformation provoquée par la perte de l’objet.

Nous décrivons dans notre école plusieurs phases :
La décompensation puis la remontée.

I. La décompensation

1) La phase du choc et de la sidération :

cette courte phase survient lorsque l’on apprend la perte ; se met alors en place la décompensation.

2) La phase a-émotionnelle & le déni

… sont d’autant plus fortement ressentis que l’attachement est rompu de façon soudaine, inattendue. C’est une période plus ou moins intense où les émotions sont schizées. La prise de conscience de la réalité de la perte permet de sortir de cette phase car si la personne reste dans le déni, le processus de deuil ne peut pas se faire. Il risque même à terme d’entraîner une décompensation dans l’oralité (l’archaïque : période de la phase de dépendance relative à l’objet et donc de la rage) avec la mise en place de tendances psychopathiques à plus ou moins long terme.

3) les phases émotionnelles :

Dans cette phase de décompensation, trois émotions vont apparaître de façon différente en fonction de l’histoire de la personne, de l’événement et de son environnement. Ainsi, en fonction des différents mécanismes de projection, d’introjections ou d’identification des émotions apparaissant sous des formes diverses, elles peuvent ne pas appartenir à la personne en deuil.

a. La Colère : avec accusation ou autoaccusation, déresponsabilisation et fureur (« Ce n’est pas juste », « Ils n’avaient pas le droit »). La culpabilité liée à des croyances infantiles de dettes peut s’installer dans certains cas avec des périodes de questionnements et de doutes.

b. La Peur ou une angoisse indéfinie : la peur ayant un objet : peur pour soi ou peur pour les autres, peur ponctuelle ou angoisse globale. Le monde apparaît comme une source de dangers insurmontables « Qu’est-ce que je vais devenir, comment vais-je faire face à… ?». Ici apparaît le problème de l’adaptabilité dans la qualité de remise en cause.

c. La Tristesse : étape décisive et difficile pour affronter la réalité, la prise de conscience de la perte s’impose : ce qui a été ne sera plus et prise de conscience que ce qui a été fait a été fait et qu’il n’y a plus rien à faire. L’individu va devoir recommencer (voir commencer) à vivre le présent ; le passé est pesant du TOUT qu’il contient et n’est plus pour un individu qui ne l’a plus. L’avenir est inscrit dans le RIEN d’une vie à prévoir qui s’inscrira dans ce qui n’est pas prévu.

4) La phase dépressive avec une grande souffrance morale et une importante dysphorie (ou tristesse pathologique).

C’est un vécu douloureux dans le regard que le sujet porte sur lui-même. Les sentiments de culpabilité, de dévalorisation sont très présents ainsi que des manifestations psychosomatiques : douleurs physiques, perte du sommeil et de l’appétit, boule dans la gorge, courbatures, manque de concentration et pertes de mémoire, symptômes de conversion, voire de maladies psychosomatiques souvent liées à des stases émotionnelles et comportements suicidaires, etc.

Le masochisme de la personne augmente  pouvant l’amener à s’enferrer dans un état de victime dont elle subirait alors une forme de compulsion de répétition liée à sa soumission menant à une guerre interne, avec le sentiment déchirant d’une guerre perdue d’avance.

5) La phase de marchandage :

Phase faite de négociations, chantages. Les tentatives, surtout dans les noyaux psychotiques et archaïques vont être de négocier et de marchander avec des fragments de la réalité ou des fragments du moi, alternant les réagencements intérieurs ou extérieurs.

6) La résignation :

La résistance de l’organisme peut conduire la personne vers l’abandon de cette lutte au cours de laquelle elle peut avoir le sentiment d’avoir tout essayé pour revenir à la situation perdue. Elle peut parfois se réfugier dans l’étape du déni. C’est le cas de ces personnes qui continuent à faire exister ce qui n’existe plus. Si ce déni, prenant une forme délirante, n’est pas travaillé, la personne abandonne la lutte dans la résignation avec un fond ou des accès dépressifs. La personne est redevenue « sociable » mais attention au leurre où en fait elle reste clivée et se laisse porter par le déroulement de la vie. Elle n’a aucune visibilité de ce qu’elle peut faire. Elle agit au gré des événements, selon ce à quoi la renvoie l’événement auquel elle est confrontée. La résignation, pour que la remontée puisse se faire doit passer par l’acceptation de la prise de conscience de la « Perte » ! Quoi qu’il se soit passé, il y a eu « DES PERTES et des DOMMAGES COLLATÉRAUX ».

II. La remontée

1) L’Acceptation :

Dans cette démarche d’acceptation, c’est la personne qui vit le deuil qui passe au premier plan et non plus l’objet du deuil. Qui dit Pardon, dit DANGER : l’acceptation c’est « comprendre et admettre ce qui a été » et renoncer à l’illusion de la toute-puissance et surtout ne plus se laisser envahir par la culpabilité. Nous préférons le terme de renoncement (à l’objet et à la culpabilité) à celui de pardon avec le sens donné à l’événement et/ou aux événements pour une accession à la sérénité.

2) La résilience :

Les traumatismes vont prendre sens et être assimilés comme une expérience. La cause du deuil devient un souvenir. Le passé est devenu un héritage d’existence, le présent se vit en fonction de projets, d’un regard sur l’existence et de nouvelles perspectives. La cause de la souffrance est devenue une ressource intérieure permettant de devenir plus grands et de créer des expériences sublimes, là où il n’y avait que des expériences traumatisantes, et ainsi transcender l’inacceptable. Il s’est opéré une « transmutation ». C’est l’étape nommée résilience, un concept introduit par Boris Cyrulnik.
 
3) Mettre en acte sans passer à l’acte :

Sortir du chemin de la vengeance et de la haine de type psychopathique pour régler une situation où la personne a ressenti des blessures et/ou de la trahison associées à de l’abandon ou à des événements de l’ordre de l’inadmissibilité. L’élément le plus important est de faire cesser la souffrance pour ne pas dépenser d’énergie ou se perdre dans la dépression dans un mode masochiste. Faire arrêter la souffrance c’est oser se battre contre son propre masochisme et éviter la vengeance, tout en sachant se protéger de la violence du monde extérieur.
Reconnaître qu’on a été blessé intérieurement c’est abandonner la croyance selon laquelle on pense que « l’autre est responsable ET c’est moi qui me sens coupable », et donc accepter sa souffrance et ne pas tomber dans le leurre du « PARDONNER à celui qui m’a offensé ! ».

Ne pas excuser, ne signifie pas mettre en place un processus de vengeance liée à une décompensation dans la haine archaïque, mais simplement « POSER » face à l’autre SES limites et lui faire comprendre « QUI JE SUIS ».

4) Parler avec une personne neutre !

Tant que la blessure n’a pas été exprimée, le danger, c’est qu’elle s’en aille d’une manière inconsciente dans la vie (l’Éros est débordé par le Thanatos), les comportements et le corps (symptômes et maladies). Les personnes qui consultent un thérapeute ont de l’anxiété, sont mal dans leur peau, déprimées et c’est grâce au travail thérapeutique verbal et émotionnel qu’il est possible de les libérer et d’extérioriser leurs émotions. Beaucoup restent morcelés, dans la haine, dans les regrets, les remords, la souffrance… Ce sont de grandes blessures et c’est souvent dans leur relation avec une autre personne que cela risque de s’extérioriser sur un mode projectif avec l’expression d’une violence et d’une haine qui étaient plus ou moins réprimées.

Un psychodrame remettant en scène « le trauma » permet d’identifier les blessures, d’accepter de quitter sa position de victime et d’extérioriser le thanatos qui entraîne les compulsions de répétitions pour permettre à éros d’investir à nouveau le champ pulsionnel.

5) Ne pas pardonner, la réconciliation en fonction de !

Le pardon est une notion inacceptable. Il est des événements qui sont difficilement pardonnables. Pardonner est un leurre, il faut être capable de juger et condamner l’inacceptable, car le pardon de l’inacceptable génère une fragmention à l’intérieur de la personne qui devient à terme un sadisme intériorisé qui va engendrer un masochisme très important lié à la partie de l’intime qui a été « contaminé ». Il est nécessaire de décontaminer. Juger, condamner, ne pas excuser, ne pas condamner c’est permettre de donner un sens aux blessures, les accepter et les transcender pour être capable d’accepter, il n’en demeure pas moins qu’il restera toujours une « cicatrice » ! Renoncer comme dirait Maurice Maeterlinck c’est : « […] tenir ouvertes les grandes routes qui mènent de ce qu’on voit à ce qu’on ne voit pas » (Le Trésor des Humbles).

Dans certaines situations, si la personne n’a pas changé, il est préférable qu’il n’y ait pas de réconciliation physique car elle peut sadiser. Le renoncement à ce que les événements n’aient pas été ce qu’ils ont été et à ce que l’autre ne changera jamais permet une délivrance du dramatique mais une délivrance dans le tragique même : la personne doit accepter le fait que les acteurs du drame ne sont pas dans le même langage, le même monde, la même histoire.

Pour Hegel, le pardon (pour nous le renoncement) est précisément ce qui termine le cycle commencé par le tragique : or, le pardon hégélien repose sur le renoncement de chaque partie à sa partialité, c’est-à-dire qu’il repose sur un désistement réciproque. Cependant, dans cette situation de tragique, de conflit, si l’échange des dettes rétribuables est impossible, c’est parce que ces mémoires sont enracinées dans un immémorial inaccessible à l’échange. Il y a une « corporéité » des identités historiques qui les rend irresponsables, incapables à partir d’un certain point de vue de rendre raison d’elles-mêmes, qui empêche de répondre à toutes les questions. Comme si l’identité était précédée par une dette transcendantale à tous les échanges qui l’auraient définie, ou par un oubli plus vaste et plus vivant que tous ses souvenirs.

Le renoncement est une forme d’arrangement avec l’irréparable et l’irréversible, c’est l’impossibilité de revenir en arrière dans le sens où il permet d’abandonner la lutte sans chercher à comprendre le tragique du traumatisme : le renoncement comme travail de deuil pour rompre avec la dette et accepter l’oubli.

L’histoire témoigne le plus souvent de cette scène où les peuples qui ont le plus souffert deviennent impitoyables, où le juste devient « le méchant » à force de s’enfoncer dans son droit. C’est pourquoi le pardon touche à l’identité, celle qui, engoncée dans une mémoire obsédante de l’irréparable, refusera tout pardon, tout effacement qui pourrait la modifier.

Apprendre à renoncer pour aller vivre enfin ailleurs autrement, en acceptant l’irréparable et la perte. Renoncer, c’est regarder notre histoire à partir d’une nouvelle vision de nos traumatismes qui ont fait l’être que nous sommes et surtout ce qui, à travers l’acception de VIVRE, va nous ouvrir l’infini des champs possibles.

« Au large de tout Ici, sans ailleurs, toute rencontre est suspendue hors de soi, au péril de l’espace, dans l’Ouvert. » (H. Maldiney)

Les auteurs

Angélique Veillard est sexothérapeute, thérapeute analyste & psychosomatoanalyste (thérapies multiréférentielles, psychanalytiques et corporelles). Elle est directrice, formatrice et superviseuse de l’École Francophone de Thérapies et de Coaching. Elle est diplômée en sexologie clinique et en sexothérapie. Elle est née le 23 février 1975, est connue depuis des années pour ses recherches et ses nombreuses publications, dont un livre sur l’inceste L’Interdit Universel, du Mythe à la Réalité, l’Inceste dans tous ses états en 2013.
Angélique Veillard est membre de Psycho-Ressources:
- http://www.psycho-ressources.com/sexologue/paris/angelique-veillard.html

Le Docteur Erick Dietrich est un thérapeute avant-gardiste né le 18 mai 1955 à Alger. Il est diplômé de la faculté de médecine de Lille, lauréat de l’institut de sexologie de Paris, diplômé de l’université de Rennes en sexologie clinique, directeur de recherche et d’enseignement au département de l’École Francophone de Thérapies et de Coaching. Sexologue et psychothérapeute agréé par l’ARS, il a aussi été formé au Centre International des Sciences Criminelles et Pénales.
Erick Dietrich  est membre de Psycho-Ressources:
- http://www.psycho-ressources.com/erick-dietrich.html

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