Sur les traces du caraque – Alain Caucat

Sur les traces du caraque
Enquête sur un manuscrit clandestin

par Alain Caucat
Art-thérapeute, Écrivain
Éditions Les Clandestins

SOMMAIRE

Ce livre est l’histoire d’une enfance profanée, celle du caraque. Mais aussi l’histoire d’une assomption jubilatoire, celle de l’homme supérieur né de ces outrages.

Si les grands hommes sont ceux que la société met à mort, alors le caraque est un grand homme, en tout cas un homme admirable

Auteur : Alain CAUCAT , écrivain, plasticien, art-thérapeute

EXTRAIT

Il s’était laissé mortifier. Comment aurait-il pu faire autrement puisqu’ils étaient tous là, autour de lui, à vouloir qu’il meure. Sans aucun doute il y avait eu préméditation. Dès le début ils lui avaient fait comprendre qu’il aurait du mal à exister. Et il avait peiné à rester quelqu’un. Pour être quelqu’un il faut avoir des choses à soi, et le caraque d’avant le moment de Jonas était surtout sans choses à lui. Sans religion (c’est ainsi que commençait le manuscrit), sans parents, sans famille, sans maison, sans animaux, sans souvenirs, sans réponses, sans savoir, sans soins, sans affection… sans, sempiternellement. Ils lui avaient enlevé tant de choses qu’il ne pouvait que se dématérialiser.

D’abord enfermé, séparé du dehors par un portail qui s’ouvrait parfois et dont il ne devait pas s’approcher. Ce portail étant comme la lucarne d’une prison. Par cette lucarne il regarderait ne pas venir sa mère qu’il finirait par oublier. Enfermé et rapetissé, relégué à la pouponnière dans un lit de bébé à faire des siestes obligatoires. Il ne comprenait pas qu’il soit là à écouter des contes qui ne l’enchantaient pas du tout. Des histoires hors sujet parce qu’elles ne parlaient pas de lui. Et s’il tenait tant à ce qu’on parle de lui, c’était qu’il ne savait plus qui il était. Arraché subitement et sans ménagement à son milieu naturel, il ne pouvait que perdre connaissance. Un abandon sans explications suscitait immanquablement le questionnement, et un questionnement sans réponses devenait un véritable tourment. Des ruminations mentales génératrices de cauchemars. Quand le caraque souhaitait tout savoir sur le pourquoi des choses, c’était à ce moment- là que la force borgne décidait qu’il ne devait rien savoir. Une amputation de tout ce qu’il y avait avant l’enfermement. Coupé de sa prime enfance, n’étant plus originaire de quelque part, il était désormais de nulle part… dévitalisé, mortifié.

Une fois dépersonnalisé le caraque avait dû apprendre à vivre impersonnellement, ce qui n’était pas, à mon sens, humainement possible. Exister même de façon infime, suppose un minimum de présence. Justement, une présence d’esprit qui lui permit d’enrayer le processus de son élimination. Car s’il ne pouvait sortir indemne d’une telle situation, il pouvait limiter les dégâts, faire en sorte qu’il reste quelque chose, un résidu. J’étais convaincu que bien d’autres à sa place, aussi malmenés, se seraient laissés abattre. Extraordinairement, le caraque ne s’était jamais découragé. Bien sûr, surtout au début, il avait eu des moments de désespoir, des envies de hurler. Mais il comprit bien vite que d’être hors de lui, le rendrait encore plus coupable. Il savait qu’il ne devait pas être un sujet de discussion, ce qui aurait aggravé son cas. Pour se faire oublier, pour passer inaperçu, il ne devait pas se faire envahir par ce besoin de hurler… s’insensibiliser, rendre indolore cette partie de lui-même qui criait de souffrance. Face à ce défi, je pensais que le caraque avait choisi la seule solution qui s’offrait à lui : le dédoublement de la personnalité. Même si ce mécanisme de défense l’exposait à de graves dangers. Je savais, par déformation professionnelle, que ce faisant, il risquait la schize, la dissociation de sa personnalité.

LES ÉDITIONS LES CLANDESTINS

Les éditions les Clandestins , créées en juillet 2012 sont une maison d’édition associative , issue du mouvement culturel des Clandestins dont le promoteur est Alain Caucat . Les éditions les Clandestins sont à contre-courant d’une culture industrielle anesthésiante et militent pour une réhabilitation de l’objet livre .

DETAILS

Thème : Résilience
Genre : biographie romancée
ISBN : 979-10-92087-06-2
Éditeur : éditions les clandestins
Prix de vente : 10,00€ + 3,20€ si frais de port

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La Tribu – Trois mamans explorent le Costa Rica avec leurs enfants.

La Tribu – Trois mamans explorent le Costa Rica avec leurs enfants.

Elles sont trois femmes avec leurs enfants ayant décider de rompre avec le quotidien de la vie québécoise pour vivre l’aventure du Costa Rica. Toutefois, pas question du tourisme sur les plages dans les hôtels tout inclus pour ces trois aventurières. Elles choisissent plutôt un voyage culturel et éducatif pour elles-mêmes et leurs neuf enfants. Un voyage où les enfants fréquenteront l’école de la ville de Grecia pour y apprendre l’espagnol, mais surtout découvrir une autre culture que la leur. Une immersion totale dans un autre mode de vie qui changera le regard que ces enfants porteront sur le monde qui les entoure. Un plongeon dans un pays aux milles couleurs dont la faune et la flore est encore riche d’une pureté que le gouvernement costaricain cherche à préserver.

En effet, le Costa Rica a adopté des politiques qui favorisent la conservation. C’est un pays où l’écotourisme est en pleine expansion.

Situé sur l’isthme reliant l’Amérique du Sud à l’Amérique du Nord, le Costa Rica est constitué d’une mince bande de terre de 200 km de largeur moyenne, qui sépare la mer des Caraïbes à l’est, de l’océan Pacifique à l’ouest. La frontière nord du pays borde le Nicaragua, et celle du sud, le Panama. La capitale, San José, se situe au centre de ce pays d’une superficie de 51 000 km carré et de plus de 5 millions d’habitants.

Mais, revenons à ces trois mamans : Claude, Marie-Josée et Patricia. C’est à Grecia, en juillet 2016, que débute leur aventure. Ville de 15 000 habitants et centre agricole du Costa Rica, Grecia est célèbre notamment pour son église réalisée uniquement en acier.

En voyage au Costa Rica, j’ai rencontré au hasard de mon itinéraire, ces trois mamans et leurs enfants. Séjournant à Grecia avec un collègue et ami, nous avons visité la capitale, San José, et exploré les environs. Pendant quelques jours, j’ai été voisin de « La Tribu » et témoin de leur aventure au Costa Rica. C’est une magnifique initiative que l’aventure de ces trois femmes avec leur enfants… Une histoire d’audace et de découvertes… Une histoire d’amour entre trois femmes et leurs neuf enfants…

Ci-dessous, vous trouverez deux extraits de leur site web : Un mot de présentation et aussi un article relatant les impressions lors de leur arrivée au Costa Rica. Je vous invite à le visiter et aussi à leur écrire un mot. Le site, construit comme un livre de bord, raconte leurs péripéties et il présente de magnifiques photos du Costa Rica et de leurs enfants.

La Tribu – http://www.latribuqc.com

À Claude, Marie-Josée et Patricia je dis « Bravo! » pour cette magnifique aventure ! Et bonne chance pour la suite de votre séjour au Costa Rica.

Alain Rioux, Ph.D., Psychologue
- http://www.alainrioux.com

Projet Costa Rica
3 mamans, 9 enfants, 1 voyage… Des découvertes à l’infini.

Nous sommes trois mamans aventureuses, qui avons décidé de voyager avec notre ribambelle de neuf enfants. Un voyage qui risque d’être transformateur pour la majorité d’entre nous. Un voyage centré sur nos valeurs et inspiré du “Slow Travel”.

La Tribu est une carte de voyage au sens large où nous allons partager en toute simplicité, avec beaucoup d’humilité et d’instinct, les récits de nos aventures Nomades-sédentaires.

Nous allons vivre pleinement une immersion dans la communauté de Grecia au Costa Rica pendant 6 mois.

Au menu: L’authenticité, l’écologie, l’aventure, le respect, le partage, les plaisirs coupables et le ici-maintenant!

Claude, Marie-Josée et Patricia

* * *

Pura Vida!
L’essentiel au Costa Rica : Pura Vida

Par Claude Cyr
14 juillet 2016
La Tribu, Style de vie

Une chose me frappe depuis que nous sommes arrivés au Costa Rica, c’est à quel point le rythme de vie est différent ici versus chez nous et à quel point nous courons tout le temps au Québec. Courir pour arriver à l’heure au travail, pour passer à l’épicerie avant de revenir à la maison et faire le souper, pour être à l’heure aux cours des enfants, pour faire nos commissions le week-end, etc etc… Ici, il n’y a que l’essentiel… aller à l’épicerie à pied pour pourvoir au besoin de base de la famille qui est de se nourrir, faire les repas dans une cuisine qui ne comprend que l’essentiel en fait de matériel et de grandeur, se laver le soir avant d’aller au dodo parce qu’il a fait tellement chaud.

Je réalise aussi à quel point nous sommes programmés pour toujours faire quelque chose et à quel point c’est difficile de ne rien faire et de se contenter d’être, juste être sans rien chercher à accomplir et simplement savourer et profiter du temps qui passe. J’imagine que cela viendra au fil des jours et des semaines, simplement être dans le moment présent.

C’est sûr que présentement nous sommes en vacances, car les enfants n’ont pas commencé l’école et nous n’avons pas débuté nos cours d’espagnol ni notre bénévolat. Donc, il n’y a pas encore de routine d’installer ni d’horaire précis à respecter. Ce sera le cas d’ici quelques jours à quelques semaines, mais je nous souhaite d’arriver à adopter le rythme des Costaricains qui est plus lent et moins axé sur le faire et sur la performance que chez nous. Ils prennent le temps de s’arrêter dans la rue pour se saluer et échanger quelques nouvelles, de prendre une pause en début d’après-midi pour se reposer un peu, ils sont souriants et toujours prêts à aider.

J’espère que nous ramènerons avec nous, après notre périple, un peu de Pura Vida et que ce rythme, qui deviendra le nôtre dans les mois à venir, nous suivra un peu de retour à la maison.

***

Suivez les aventures de Claude, Marie-Josée et Patricia séjournant au Costa Rica avec leurs neuf enfants sur leur site web :
- http://www.latribuqc.com

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EFT Clinique et Protocoles de Traitement

EFT Clinique
et Protocoles de Traitement

Une structure complète pour construire vos plans de traitement

Brigitte HANSOUL
Yves WAUTHIER-FREYMANN

Éditions Dangles

SOMMAIRE

La psychologie énergétique (Energy Psychology, ou EP) est un mouvement de la psychologie moderne qui regroupe des techniques agissant sur le psychisme par l’intermédiaire du champ énergétique corporel. Ces thérapies travaillent de manière holistique, mais aussi, selon leur spécificité, sur des systèmes énergétiques tels que les méridiens de la médecine traditionnelle chinoise ou les chakras. L’EFT est l’une de ces thérapies qui impliquent la stimulation de points d’acupression.

Les résultats sont particulièrement rapides et efficaces car cette technique allie l’activation de points de méridiens à une identification des pensées dysfonctionnelles et à un travail de déconditionnement et de retraitement de l’information, proche des thérapies cognitivo-comportementales.

L’EFT a été cliniquement reconnue pour son efficacité dans un large spectre de conditions psychologiques. Une soixantaine de publications probantes sont aujourd’hui disponibles et de multiples études apportent les preuves de cette efficacité. Cet ouvrage, remarquablement documenté, fait suite au premier livre des auteurs : EFT – Tapping et psychologie énergétique. Il met à la disposition des thérapeutes et de leurs patients les plus récentes avancées et protocoles cliniques en la matière.

LES AUTEURS

Brigitte Hansoul est psychologue clinicienne, diplômée en psychothérapie psychanalytique et ingénieur civil physicien.

Elle a été directrice d’une unité de soin en hôpital psychiatrique, fondatrice de l’Institut de formation à la psychothérapie Therapeutia, formatrice en psychologie énergétique (EFT, TAT).

Elle est praticienne de nombreuses autres méthodes thérapeutiques et elle se consacre aujourd’hui à l’enseignement de la psychospiritualité.

Yves Wauthier-Freymann est psychothérapeute, sexothérapeute, formateur et conférencier, spécialisé dans les traumas complexes et les troubles de l’attachement.

EFT, TAT, REMAP, Logosynthèse, AUTO TIPI, Hypnose Ericksonienne et aussi praticien certifié en IFS (Interna Family System de Richard Schwartz qui est une thérapie évidence based) et certifié D.CEP. et représentant en Belgique de l’ACEP (association for comprehensive energy psychology)

Il est aussi Président de l’APEC (Association francophone de psychologie énergétique clinique).

Yves Wauthier-Freymann …
est membre de Psycho-Ressources
- http://www.psycho-ressources.com/psychotherapeute/bruxelles/yves-wauthier.html

EXTRAIT

Plan de traitement

Toutes ces nuances, toutes ces colorations psychiques vont rendre plus difficile le plan de traitement et l’ordre dans lequel nous devrions travailler en thérapie. Cet ordre est d’autant plus important qu’il permettra de travailler de la façon la plus écologique et sécurisée pour l’aidé (ce qui implique le respect total des choix de vie et des valeurs du client).

Un plan de traitement correctement établi permettra aussi d’éviter les allers et retours (aussi désigné sous le vocable d’effet yoyo) qui marquent en thérapie le fait que nous avons mal ciblé ou mal évalué ce à quoi nous étions confrontés.

Il est important de ne pas confondre le plan de traitement qui recouvre l’ensemble des sujets, événements, relations, etc. qui devront faire l’objet des sessions thérapeutiques et le plan de session qui est la façon d’aborder, pendant la séance elle-même, le thème à travailler ce jour.

Il est possible et nécessaire de réévaluer le plan de traitement en fonction de ce qui apparaît en session. Parfois, certains matériaux n’apparaissent que pendant les sessions et cela peut signifier qu’il faut réévaluer le plan de traitement.

Certaines informations apparaissent car le lien – l’alliance thérapeutique – s’améliore ou mieux lorsque certaines couches qui empêchaient l’accès à l’information ont été résolues.

Et parfois, il nous faudra réévaluer le plan de session lorsque certaines de ces digues rompent ou d’autres parts se révèlent en session.

Un des éléments les plus importants est de bien garder, le plus possible, les aidés dans une zone de travail confortable en évitant autant que faire se peut les abréactions – un débordement émotionnel douloureux – ou son pendant inverse, les dissociations. La dissociation équivaut au fait de se couper de tous ressentis tant émotionnels que physiques. Il en existe de plusieurs ordres (voir infra).

Synthèse du plan de traitement des traumas complexes :

1. Self et ressources
2. déclencheurs du présent
3. événements du passé

Premier élément à accomplir :

Vérifiez la capacité à faire, et à tenir, des ressources. Vous pouvez aussi démarrer par l’installation d’un espace de sécurité ou de sérénité.

J’entends par ressources des événements de vie, des situations, des cognitions et pensées, des personnes qui ont pu éclairer positivement notre chemin de vie, nos expérimentations. Nous choisirons prioritairement des ressources en lien avec la cognition négative, la croyance négative que nous souhaitons retraiter. Nous devons donc déterminer la croyance négative et en prendre le juste pendant positif (la cognition positive). Nous recherchons, dès que c’est fait, un événement, une situation, une personne qui illustre dans notre vie cette cognition positive.

Protocole détaillé d’installation de ressources

Ci-dessous, je décris les neuf étapes du travail de Korn et Leeds 2002) afin de l’illustrer.

Il y a d’autres façons de les installer mais celle-ci est une des plus efficaces si vous avez un accès au Self (voir infra).

Vous pouvez sélectionner, à chaque étape, les questions ou instructions qui correspondent le mieux au client.

1 – Identifier les ressources nécessaires pour un problème actuel

« Pensez à une situation pesante pour vous actuellement dans votre vie. Vous pouvez penser à la thérapie et au défi de travailler avec un événement traumatique. Vous pouvez penser aussi à une personne en particulier, avec laquelle vous avez des difficultés.

Lorsque vous pensez à cette situation, de quelles qualités, ressources ou forces auriez-vous besoin ?
Qu’aimeriez-vous penser de vous-même dans cette situation ?
Comment aimeriez-vous vous sentir ?
Qu’est-ce que vous aimeriez pouvoir faire ? »

Exemples de réponse :

J’aimerais me sentir plus fort.
J’aimerais me sentir plus lié.
J’aimerais me sentir plus ancré dans le sol.
J’aimerais avoir plus de confiance en moi.
J’aimerais me sentir plus courageux.
J’aimerais me sentir plus décidé.
J’aimerais me sentir plus flexible.
Je veux augmenter ma confiance dans le processus de guérison.
Je veux pouvoir me clamer. Je veux pouvoir gérer mes émotions.
Je veux pouvoir mieux mettre mes limites.
Je veux me sentir aimé.
Je veux pouvoir dire ce dont j’ai besoin.

2 – Identifier les types de ressources disponibles

a) Expériences de succès et images associées :

« Rappelez-vous d’un moment où vous vous êtes senti ________________ (par exemple fort, en sécurité, calme,…).

Rappelez-vous d’un moment où vous avez pu vous identifier avec une attitude ________________ (plus en confiance, courageux ou flexible).

Dans quelles expériences pouvez-vous retrouver cette qualité ou sentiment désiré ? Pensez à ces expériences ou des états que vous avez eus et qui pourraient vous aider maintenant (par exemple : votre sagesse intérieure, votre moi professionnel, votre moi combattant).

Pouvez-vous voir une image de vous dans le futur avec les qualités que vous désirez avoir ? »

b) Ressources relationnelles (modèles et figures de référence)

« Pensez à des personnes dans votre vie actuelle ou dans le passé, qui disposent de ces qualités ou les représentent…

A suivre …

CONTACT PRESSE :

Florence Vaillant
Email – f.vaillant@piktos.fr
Tel. – 05 61 000 986

COMMANDER SUR AMAZON
- https://www.amazon.fr/clinique-protocoles-traitement-Brigitte-Wauthier-Freymann/dp/2703310994

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Clinique de psychologie Villeray/Petite-Patrie – Opportunités de travail pour Psychologues

La Clinique de psychologie Villeray/Petite-Patrie

(Montréal, Québec, Canada)

… recherche actuellement des psychologues d’orientation cognitive-comportementale qui souhaiteraient se joindre à notre équipe en tant que travailleurs autonomes, cela sur une base de temps partiel. Notre clinique se veut un lieu d’échange et de développement pour les professionnels de la psychothérapie en pratique privée. Un service administratif de référence et des rencontres cliniques entre psychologues et psychothérapeutes sont offerts. Formule flexible de locations de bureaux « Clé en main » au bloc ou à l’heure. Tarifs de locations raisonnables.

Notre clinique est facilement accessible par les transports en commun et elle compte trois points de services dans les quartiers :
Plateau Mont-Royal, à 7 minutes à pied de la station de métro Laurier;
Petite-Patrie, à 2 minutes à pied de la station de métro Jean-Talon;
Jarry, à 5 minutes à pied de la station de métro Jarry.

Profil recherché chez les candidats:
- 5 années d’expérience et plus en tant que psychologue
- Traitant une clientèle adulte
- Offrant une approche interactive pour des suivis à court ou long terme
- Bonne connaissance des populations des quartiers visés
- Très bonne maitrise du français oral et écrit

Atouts:
- Capacité à travailler dans une autre langue
- Traitement de diverses clientèles (couples, enfants, adolescents)
- 10 ans d’expérience ou plus
- Horaires flexibles

La mission de notre clinique est de bien servir le client et le psychologue. Les demandes de services des clients sont évaluées et attribuées spécifiquement selon la problématique traitée par le ou la psychologue.

Pour information ou pour soumettre votre candidature, veuillez communiquer avec :

Guillaume Tétreau, psychologue/directeur
Tel. 514-499-0399 poste 1
Email – gtetreau@cdpvpp.ca
Site Web – http://www.clinique-psychologues-montreal.ca

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L’auto-psychanalyse – Oublis, lapsus, pertes d’objets

L’auto-psychanalyse
Oublis, lapsus, pertes d’objets

Gérard Bonnet

Collection PSY POUR TOUS
Éditions In Press

SOMMAIRE

« J’oublie tout », « Je n’arrête pas de perdre mes papiers », « j’ai encore fait un lapsus malencontreux en pleine conférence » … Personne n’est à l’abri de ces mésaventures qui émaillent la vie quotidienne et dont les effets sont parfois désastreux.

Pour y pallier au plus vite, chacun y va de son interprétation, suivant la voie ouverte par Freud dès les débuts de son oeuvre. Mais le plus souvent, il s’agit d’une interprétation dite sauvage, qui cherche à colmater la brèche plutôt qu’à l’explorer. Avec le temps, l’autoanalyse a perdu de son tranchant !

Ce livre propose de la réinventer, en revisitant d’une façon nouvelle et inédite les interprétations freudiennes, et en promouvant une véritable auto-psychanalyse à partir des actes manqués les plus courants. Il démontre le rôle que joue la honte dans l’oubli, la colère dans les lapsus, les deuils dans les pertes d’objets ; repère comment on s’y adonne à des plaisirs primaires mais refoulés depuis l’enfance, de type oral, anal, visuel ; détaille avec précision les fantasmes essentiels qui s’y défoulent et que nous n’osons même pas imaginer.

Cette auto-psychanalyse n’est pas un simple exercice solitaire, c’est une réflexion en situation, tenant compte de tout ce qui touche le sujet, en lui et autour de lui. C’est finalement la meilleure introduction qui soit à la connaissance de l’inconscient et de la psychanalyse. A condition de mettre ses pas dans ceux de Freud et de ne pas chercher à se bercer d’illusions.

L’AUTEUR

Psychanalyste (APF), co-créateur du Collège des Hautes Etudes Psychanalytiques, Gérard Bonnet a été enseignant de psychopathologie à l’Université Paris VII, secrétaire de rédaction de la Revue Psychanalyse à l’Université, et il est l’auteur de nombreux ouvrages de psychanalyse.

Après avoir travaillé toute sa carrière en hôpital et en secteurs psychiatriques, il dirige actuellement l’Ecole de Propédeutique à la Connaissance de l’Inconscient (EPCI), où il donne un enseignement de psychanalyse destiné à un large public qui est à l’origine de ses ouvrages actuels.

EXTRAIT

Un retour aux sources

« Je perds tout », dit l’un, « j’ai encore fait un lapsus malencontreux en pleine conférence », dit un autre, « j’ai toujours peur d’oublier » ajoutent certains, qui font un noeud à leur mouchoir, utilisent des petits papiers pour noter, recourent aux « pense-bêtes », aux « aide-mémoire » de plus en plus sophistiqués, … et qui oublient de les consulter, ou qui les perdent ! Qui peut se vanter de n’avoir pas éprouvé cette peur, la terrible peur de dire un mot pour un autre, de perdre un bijou prestigieux, d’oublier surtout : oublier un nom important à l’instant fatidique d’une rencontre, oublier une date, au moment capital et décisif d’un examen, oublier où l’on a rangé tel document lorsque surgit le préposé qui l’exige, et j’en passe. Personne n’est à l’abri de ces mésaventures qui émaillent la vie quotidienne et dont les effets sont parfois désastreux.

Pour la psychanalyse, la cause est entendue : dans la plupart des cas, c’est l’inconscient qui nous joue ces mauvais tours. Et ces tours ne sont pas si mauvais que cela, puisque ce sont des signaux insistants, répétitifs, des rappels à l’ordre venus d’un univers intérieur qui dispose de nos forces les plus vives. Tout le monde en convient plus ou moins aujourd’hui depuis que Freud a entrepris l’analyse des actes manqués dans la vie quotidienne. Au fil du temps, cette forme d’analyse est devenue monnaie courante, elle s’est immiscée dans toutes les conversations. Malheureusement, comme toute conviction de ce genre, elle a perdu de son tranchant, elle s’est affadie : on cherche plus souvent à justifier nos bévues qu’à les analyser, à se rassurer plutôt qu’à scruter vraiment ce qu’elles disent. Telle qu’on la pratique aujourd’hui, leur analyse reste généralement à la surface des choses : « j’ai oublié de téléphoner à Antoine pour son anniversaire … c’est probablement parce qu’il a critiqué mon livre l’autre jour ». Et on en reste là.

C’est pourquoi il est temps de revenir aux sources. Quand Milton Erikson a proposé de passer de l’hypnose à l’autohypnose, c’était pour donner à chacun la capacité d’exercer lui-même et pour lui-même cette pratique en la rendant à sa vertu première. Si je propose ici le terme d’auto-psychanalyse, c’est dans le même esprit : ce n’est pas seulement pour me distinguer du terme classique d’autoanalyse (1) , c’est pour ramener cette pratique à ses origines, et signifier que ce n’est pas un simple exercice solitaire, mais une réflexion en situation, tenant compte de tout ce qui nous touche, en nous et autour de nous. C’est d’ailleurs la meilleure introduction qui soit à la connaissance de l’inconscient et de la psychanalyse. A condition de mettre ses pas dans ceux de Freud et de ne pas chercher à se bercer d’illusions. C’est une façon de promouvoir et d’encourager ce que P.-L. Racamier appelait « la psychanalyse sans divan ».

L’unité apparente affichée par le moi conscient est une façade, une façade nécessaire pour se poser dans l’existence, mais elle empêche souvent d’aller à la rencontre des poussées anarchiques et contradictoires qui se manifestent de temps à autre et alertent sur des envies qui nous régissent en profondeur. Or cela n’est possible que si on psychanalyse au sens propre du terme, en donnant la priorité aux éléments cachés, dérangeants, qui viennent troubler notre nécessaire narcissisme.

Je me souviens de ce jeune homme, qui avait un jour proposé de reconduire chez elle en voiture la fiancée de son meilleur ami : cela s’est passé en tout bien tout honneur, mais au moment de prendre le volant, il s’est donné un violent coup dans l’œil qui l’a sévèrement handicapé tout au long du parcours. Quelques semaines plus tard, il déclarait sa flamme à la fiancée en question, se brouillant à tout jamais avec son ami de toujours. Cela n’a toutefois pas duré, car il a eu son tour : la fiancée infidèle l’a quitté lui aussi, le laissant dans le plus grand désarroi. Au cours de son analyse, il est revenu sur l’épisode du « coup dans l’œil », et, grâce à un rêve, il l’a associé à l’aveuglement dont Œdipe s’est puni pour avoir commis l’inceste. Et il s’est dit alors que s’il avait analysé cet acte manqué sur le moment même, il se serait peut-être évité les mésaventures ultérieures.

Note (1)
Et aussi pour différencier cette approche de celle de mon Que sais-je sur L’autoanalyse aux PUF, qui est nécessairement plus restreinte compte tenu des impératifs de la collection

Collection Psy pour tous aux éditions In Press, Paris.
Dirigée par Gérard Bonnet

Cette collection met à la portée de tous les concepts psychanalytiques les plus courants. Rigoureux, mais toujours accessible, les ouvrages de la collection sont destinés à tout public. Un plan clair, un propos accessible, des livres courts à petit prix.

Site Web – http://www.inpress.fr/nouvelle-collection-psy-pour-tous/

Autres ouvrages de Gérard Bonnet dans la même collection

La vengeance – L’inconscient à l’oeuvre
- http://psycho-ressources.com/blog/la-vengeance/

L’Angoisse – L’accueillir pour la surmonter
- http://psycho-ressources.com/blog/angoisse-la-surmonter/

Le Narcissisme – De l’amour de soi à l’amour de l’autre
- http://psycho-ressources.com/blog/le-narcissisme/

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Mark Twain… Un Humaniste désabusé ?

Mark Twain…
Un Humaniste désabusé ?

Il n’a pas toujours fait l’unanimité tellement ses positions étaient parfois virulentes et irrévérencieuses, notamment lorsqu’il s’en prenait à Dieu. Toutefois, on sent aussi dans ces citations, malgré un certain désabusement, le coeur d’un humaniste et d’un philosophe ayant une certaine foi dans l’humanité.

Biographie

Mark Twain, de son vrai nom Samuel Langhorne Clemens, né le 30 novembre 1835 à Florida (en) dans le Missouri (États-Unis) et mort le 21 avril 1910 à Redding, Connecticut (États-Unis), est un écrivain, essayiste et humoriste américain.

Après avoir fait une carrière de militaire, été imprimeur et journaliste chez les mineurs du Nevada, il se fait connaître par son roman Les Aventures de Tom Sawyer (1876) et sa suite, Les Aventures de Huckleberry Finn (1885).

Quelques citations choisies

“Dans vingt ans vous serez plus décus par les choses que vous n’avez pas faites que par celles que vous avez faites. Alors sortez des sentiers battus. Mettez les voiles. Explorez. Rêvez. Découvrez.”
Mark Twain

“Il n’y a ni Dieu, ni univers, ni race humaine, ni vie terrestre, ni enfer. Tout est un rêve grotesque et insensé. Rien n’existe en dehors de soi. L’homme n’est qu’une pensée — un doute errant, une réflexion inutile, une idée vagabonde qui se promène au hasard des éternités du néant !”
Mark Twain

“La vie serait infiniment plus heureuse si l’on pouvait naître à l’âge de 80 ans pour se rapprocher petit à petit de ses 18 ans.”
Mark Twain

“Travaillez comme si vous n’aviez pas besoin d’argent, aimez comme si vous n’aviez jamais souffert et dansez comme si personne ne vous regardait.”
Mark Twain

“On ne se débarrasse pas d’une habitude en la flanquant par la fenêtre ; il faut lui faire descendre l’escalier marche par marche.”
Mark Twain

“Le mot juste est un agent très puissant. Lorsqu’on trouve l’un de ces mots qui conviennent parfaitement l’effet produit est tant physique que spirituel et incroyablement rapide.”
Mark Twain

“La bonne éducation consiste à cacher tout le bien que nous pensons de nous-mêmes et le peu de bien que nous pensons des autres.”
Mark Twain

“Le lit est l’endroit le plus dangereux du monde : 99 % des gens y meurent.”
Mark Twain

“Le nom du plus grand des inventeurs : accident.”
Mark Twain

“Mettez tous vos oeufs dans le même panier – et surveillez le panier.”
Mark Twain

“Un classique est quelque chose que tout le monde voudrait avoir lu et que personne ne veut lire.”
Mark Twain

“Il y a trois sortes de mensonges : les mensonges, les sacrés mensonges et les statistiques.”
Mark Twain

“Les deux jours les plus importants de votre vie sont le jour où vous êtes nés et celui où vous avez compris pourquoi.”
Mark Twain

“Efforçons-nous de vivre de telle sorte que, quand nous ne serons plus, le croque-mort lui-même pleure à notre enterrement. ”
Mark Twain

“La vérité est la chose la plus précieuse que nous ayons. Economisons-la.”
Mark Twain

“C’est beau d’être vertueux, mais apprendre aux autres à l’être, c’est encore plus beau… et tellement plus facile.”
Mark Twain

“Le courage est la résistance à la peur : la maîtresse et non l’absence de la peur.”
Mark Twain

“Lorsque vous dites la vérité, vous n’avez à vous souvenir de rien.”
Mark Twain

“La réalité dépasse la fiction, car la fiction doit contenir la vraisemblance, mais non pas de la réalité.”
Mark Twain

“De bons amis, de bons livres et la conscience somnolente, voilà le secret du bonheur.”
Mark Twain

“Les riches qui pensent que les pauvres sont heureux ne sont pas plus bêtes que les pauvres qui pensent que les riches le sont.”
Mark Twain

“Adam est le seul homme qui, quand il disait quelque chose d’épatant, était sûr que personne ne l’avait dit avant lui.”
Mark Twain

“Un mensonge peut faire le tour de la terre le temps que la vérité mette ses chaussures.”
Mark Twain

“C’est plus facile d’avoir des principes quand on est bien nourri.”
Mark Twain

“Les faits sont têtus. Il est plus facile de s’arranger avec les statistiques.”
Mark Twain

“Agis toujours bien, tu feras plaisir à quelques-uns et tu étonneras les autres.”
Mark Twain

“Tout ce dont nous avons besoin pour réussir dans la vie est l’ignorance et la confiance.”
Mark Twain

“Ceux qui sont pour la liberté et contre l’agitation sont des gens qui veulent avoir la pluie, mais pas le tonnerre.”
Mark Twain

“Ils ne savaient pas que c’était impossible, alors ils l’ont fait.”
Mark Twain

“Je n’aime pas l’idée d’avoir à choisir entre le ciel et l’enfer : j’ai des amis dans les deux.”
Mark Twain

“Je choisirai le paradis pour le climat, et l’enfer pour la compagnie.”
Mark Twain

“Le jeu, c’est tout ce qu’on fait sans y être obligé.”
Mark Twain

“La défense la plus sûre contre la tentation, c’est la lâcheté.”
Mark Twain

“Les rides devraient simplement être l’empreinte des sourires.”
Mark Twain

“Le secret du succès est de faire de ta vocation tes vacances.”
Mark Twain

“La gentillesse est le langage qu’un sourd peut entendre et qu’un aveugle peut voir.”
Mark Twain

“Chacun de nous est une lune, avec une face cachée que personne ne voit.”
Mark Twain

“Il est noble de s’instruire, mais c’est encore plus noble d’instruire les autres, et moins compliqué.”
Mark Twain

“Il est curieux que le courage physique soit si répandu en ce monde et le courage moral si rare.”
Mark Twain

“La vérité est plus éloignée de nous que la fiction.”
Mark Twain

“Le tonnerre est impressionnant, mais c’est l’éclair qui est important.”
Mark Twain

“Les gens de gauche inventent de nouvelles idées. Quand elles sont usées, les gens de droite les adoptent.”
Mark Twain

“La vérité est toujours plus surprenante que la fiction, parce que la fiction doit coller à ce qui est possible, alors que la vérité, elle, n’y est pas obligée.”
Mark Twain

“La catastrophe qui finit par arriver n’est jamais celle à laquelle on s’est préparé.”
Mark Twain

Citations regroupées par Alain Rioux
- http://www.psycho-ressources.com/psychologue-quebec-ca.html

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Les adultes qui ont survécu à un passé d’abus ou de négligence

Les adultes qui ont survécu à un passé d’abus ou de négligence

Jérôme Guay en collaboration avec Rebecca Ganem

Tiré du blogue : http://www.ccpeweb.ca/blogue/
Pour plus de détails, visitez le : http://www.ccpeweb.ca/equipe-en-maltraitance-et-en-trauma/

Plusieurs adultes qui consultent un psychologue ont des symptômes qui découlent du fait que leurs parents n’ont pas su répondre à leurs besoins de façon adéquate. Ils ont survécu soit à la maltraitance active ; on parle d’abus sexuels, physiques, psychologiques, négligence chronique et sévère. Les abus physiques sont parfois très violents et ressemblent à de la torture systématique. La maltraitance psychologique, même si elle ne laisse pas de trace visible, est plus destructrice que la violence physique, d’ailleurs elle accompagne souvent la violence physique. Elle se situe au cœur de la maltraitance, elle en constitue son élément le plus essentiel selon Lecomte (2004). Il peut également s’agir de maltraitance passive ; c’est-à-dire à la négligence où les parents n’ont pas été attentifs aux besoins de base ou de protection et d’amour. Dans les deux cas, les besoins et émotions des enfants n’avaient pas d’importance et n’étaient pas considérés.

Une forme particulière de négligence est vécue également par les enfants « adultifiés », ceux-ci ont dû prendre en charge un parent malade ou un membre de la fratrie (maladie physique ou problématique de santé mentale par exemple). Ils n’ont pas été considérés en tant que tels, mais pour leur utilité. Les besoins d’un ou des parents ont eu préséance sur leurs besoins d’enfant. Ils ont dû développer une maturité précoce, se construire eux – mêmes et forger leur identité en l’absence d’adultes pour les guider.

Le véritable trauma, sous-jacent à la maltraitance et à la négligence, c’est le fait d’avoir été abandonné, de ne pas avoir été protégé, de ne pas voir été important, de ne pas avoir compté. Plusieurs personnes, qui ont survécu à la maltraitance, disent que la peur de l’abandon est plus souffrante que la douleur physique ou morale. Souvent, les troubles anxieux ou les réactions dépressives ont comme fondement la peur de l’abandon.

Les abus correspondent bien souvent à des évènements traumatiques qui se sont produits de façon répétée. Ils ont laissé des marques, car ils ont été perpétrés par les personnes les plus significatives dans la vie de l’enfant dans des étapes de grande vulnérabilité et de construction de soi. Ces évènements traumatiques répétés excédaient les capacités de l’enfant à protéger son bien-être psychique et son intégrité. Il en est de même pour la négligence, ce qui a pu avoir comme impact de compromettre le développement de l’enfant.

Certains clients ont des souvenirs très vifs des agissements traumatiques de leurs parents. Pour d’autres, ce n’est qu’une fois parvenu à l’âge adulte, que les évènements, qui avaient été oubliés, leur reviennent à la mémoire. Ou encore, ces évènements prennent un nouveau sens et sont définis et revécus émotivement comme ayant été abusifs ou négligents. Mais certains des survivants de la maltraitance et de la négligence ne viennent pas consulter pour leur passé traumatique, car leur expérience de vie infantile faisait partie d’une réalité quotidienne familière et normale ; ils n’y trouvent rien de notable. De plus, plusieurs clients n’ont jamais perçu leur famille comme ayant eu une influence nocive sur eux. D’autres ont un grand besoin de préserver une image positive de leurs parents ; ils protègent ainsi leur propre image d’eux-mêmes et conséquemment leur identité. Ces clients sont préoccupés par leur humeur anxieuse ou dépressive ou par les difficultés qu’ils vivent dans leurs relations de couple ; ils veulent améliorer la régulation de leurs émotions et leurs relations interpersonnelles.

Nous répondons toujours aux besoins et préoccupations des clients tels qu’ils les expriment, sans tenter de les convaincre que la source de leurs difficultés réside dans leur passé traumatique. Nous cherchons à créer une relation de confiance et, au rythme des personnes, les aidons à identifier et réguler leurs états émotifs.

Voici les impacts fréquents d’un passé d’abus ou de négligence :

  • Des difficultés dans la régulation des émotions;
  • L’évitement des émotions pénibles par la dissociation, la consommation ou la compulsion;
  • Une mauvaise estime de soi;
  • Des difficultés dans les relations interpersonnelles.

Ces symptômes de base sont très généraux, et ce ne sont pas toutes les personnes avec un passé d’abus ou de négligence qui ont tous les symptômes avec un degré égal de sévérité ; il y a de grandes différences dans la variété et la sévérité d’une personne à l’autre.

Difficultés dans la régulation des émotions

L’histoire d’abus ou de négligence crée des états persistants d’anxiété, ou de colère ou de dépression. Les personnes sont souvent habitées par des états chroniques de grande détresse émotionnelle ; les émotions sont vécues comme des vagues avec des pics d‘intensité. Les clients nous disent : « J’ai des émotions très pénibles qui m’envahissent tout à coup, je ne sais pas d’où elles viennent, je ne sais pas pourquoi je les ai, et je ne sais pas comment m’en défaire ».Même si les clients vivent des périodes au cours desquelles les émotions sont atténuées, ils disent qu’elles sont toujours là, prêtes à ressurgir à tout moment.

Chez certaines personnes, il y a parfois un sentiment de « catastrophe appréhendée », leur stress et leur angoisse expriment la quantité d’énergie qu’ils doivent consacrer à éviter le danger imminent. Chaque expérience négative dans leur vie professionnelle ou personnelle vient confirmer leurs craintes chroniques. La peur de l’abandon peut être une forme de catastrophe appréhendée vécue très intensément, cette terreur peut être pire qu’un danger externe comme une agression, ainsi que certains clients nous l’ont exprimé.

Lorsque l’expérience vécue par l’enfant était constituée d’agressions et de menaces, cela a créé un état constant d’adaptation vigilante et défensive. Les interactions familiales ont conditionné l’enfant à se focaliser sur les dangers et la survie au lieu de l’apprentissage, il a appris à éviter les dommages plutôt que de s’ouvrir à des expériences nouvelles. Devenus adultes, ils ont conservé cet état de vigilance, même s’ils n’en ont plus besoin ; ces réactions d’alerte surgissent sans raison apparente et plusieurs symptômes d’angoisse et de panique y sont reliés. Leurs réponses à la menace, rapides et automatiques, impliquent des portions primitives du cerveau (amygdale), escamotant les parties impliquées dans des adaptations plus complexes ; ces réactions de survie sont pré – conscientes et s’effectuent en une fraction de seconde. Les clients se plaignent souvent que leurs émotions sont hors de leur contrôle or, les résultats obtenus par l’observation directe du cerveau, que permettent les nouvelles techniques d’imagerie mentale, démontrent que les expériences traumatiques infantiles s’impriment dans le cerveau. Quand les clients nous disent que leurs réactions sont automatiques, comme un réflexe, ils ont raison, c’en est un. Mais les recherches démontrent aussi que le cerveau est très malléable, les réflexes pouvant se désapprendre.

Certains enfants ont réagi en apprenant à faire face au danger, mais ont appris en même temps à ne pas ressentir. Certains survivants de l’abus ont développé une sorte d’anesthésie affective, parfois vécue comme une absence d’empathie, par les proches. Ils ont par contre d’excellentes capacités de résolution des problèmes, sont très efficaces au travail ; leur enfance leur a appris qu’ils devaient se débrouiller seuls.

D’autres ont appris à ressentir, mais ne savent pas comment faire face aux difficultés. Ces personnes sont constamment habitées par la peur et l’insécurité, elles se sentent démunies, ce qui les met à risque de dépendance affective et d’exploitation, car elles recherchent des personnes qui vont les sécuriser.

Une autre émotion très importante, souvent négligée, est la honte, une honte paralysante, très souvent liée à la peur ; les personnes se méprisent elles – mêmes. C’est une émotion très forte, pas toujours exprimée spontanément ; elle est l’expression émotive de la mauvaise estime de soi, dont nous discutons plus bas.

Notre priorité est d’aider les clients à accroître, le plus rapidement possible, leurs capacités à identifier leurs fortes émotions puis à les moduler, plutôt que de chercher à les éviter. Il existe plusieurs techniques qui sont proposées pour aider les clients à moduler et réguler leurs émotions ; nous avons écrit un texte sur la régulation des émotions que vous pouvez consulter. Nous suggérons parfois des exercices à faire à la maison.

Pour favoriser l’expérience de ressentir et nommer l’émotion, nous demandons par exemple aux personnes d’écrire leurs émotions au lieu de les agir ou de les fuir. Par exemple, nous pouvons suggérer de diminuer un comportement compulsif et d’écrire ce qui est ressenti. Le recours au journal des émotions ou la rédaction d’une lettre à un proche (parent abuseur, ex-conjoint, etc.), mais sans la leur faire parvenir, sont d’autres moyens.

Autres thèmes de cet article:

  • Évitement des émotions
  • Amnésie
  • Dissociation
  • Compulsion
  • Consommation
  • Auto Mutilation
  • Mauvaise estime de soi
  • Les compétences
  • Relations interpersonnelles intimes
  • Dysfonctionnement en société
  • Les relations avec la famille d’origine

Consultez l’article complet en fichier PDF
- http://www.psycho-ressources.com/ccpe-abus-negligence.pdf

Tiré du blogue : http://www.ccpeweb.ca/blogue/
Pour plus de détails, visitez le : http://www.ccpeweb.ca/equipe-en-maltraitance-et-en-trauma/

A propos des auteurs

À propos des auteurs: Jérôme Guay, Ph.D., et Rébecca Ganem, M.Psy., sont tous deux psychologues au CCPE et ils travaillent en collaboration avec Diane Uwanyirigira, M. Psy., psychologue.

Tous les trois offrent en équipe des services de psychothérapie et de counseling notamment à distance, en télépsychologie, auprès des adultes ayant vécu des expériences traumatisantes durant l’enfance.

Rébecca Ganem, Psychologue, est membre de Psycho-Ressources
- http://www.psycho-ressources.com/psychologue/montreal/rebecca-ganem.html

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Qui sont ces couples heureux ? Québec – 3-4 déc. 2016 & 17-19 fev 2017

Deux ateliers QUI SONT CES COUPLES HEUREUX ? auront bientôt lieu.

Qui sont ces couples heureux?
La gestion des dynamiques conjugales

Le couple apparaît encore aujourd’hui comme le meilleur style de vie et la meilleure garantie de bonheur. Certains couples sont heureux le temps de la séduction et de la lune de miel, soit de quelques mois à deux ou trois ans, d’autres savent le rester à plus long terme parce qu’ils ont surmonté les crises et les conflits inévitables de la vie à deux.

Pourquoi certains couples réussissent-ils là où la majorité échoue ? Les psychologues ont observé, écouté, analysé ces couples et ont découvert qu’ils manifestent des attitudes et des aptitudes qui font défaut aux membres des couples malheureux. Ils ont aussi constaté que les couples heureux évitent les pièges dans lesquels se retrouvent les couples qui divorcent.

Objectif:

Acquérir les connaissances, les attitudes et les aptitudes qui font d’un couple un couple heureux à long terme. Savoir ce qu’il faut faire et cesser de faire pour gérer les conflits conjugaux et surmonter les moments critiques inévitables de la vie à deux.!

Les participant(e)s apprendront à :

  • Défaire les illusions sur l’amour et le couple.
  • Passer harmonieusement à travers les cinq étapes de l’évolution d’un couple.
  • Gérer les six sources de conflits conjugaux pour la plupart insolubles.
  • Surmonter les neuf moments critiques de tous les couples.
  • Reconnaître le langage amoureux de chaque partenaire.
  • Satisfaire les besoins conjugaux légitimes des femmes et des hommes
  • Négocier des ententes à double gagnant et désamorcer les disputes.
  • Mettre en pratique les sept stratégies des membres des couples heureux à long terme.

Dates : 3-4 décembre 2016
Durée : 2 jours
Horaires de la formation: 9h à 17h
Pré-requis : Aucun
Investissement : 400$ + taxes
Acompte : 100$
Tarif couple : 350$+ taxes (par personne)
Rabais pré-inscription : 75$ de rabais si inscription au plus tard le 1er septembre 2016
UEC : Cette formation donne droit à 1.5 UEC (Unités d’Éducation Continue)

Un deuxième sera présenté au Monastère des Ursulines de Québec, en internat ou en externat, les 17-18-19 février 2017. (information à venir sur leur site http://monastere.ca ).

Pour une description de l’atelier, rendez-vous à http://www.yvondallaire.com/ateliers/couples-heureux-gestion-dynamiques-conjugales/ .

Il n’est pas nécessaire d’être ou de venir en couple pour participer à l’atelier. Par contre, réservez tôt, car les places sont limitées.

Au plaisir de vous y rencontrer.

Yvon Dallaire, M. Ps.
Psychologue – Auteur

815, rue Eymard
Québec (Qc) G1S 4A2
http://yvondallaire.com
- yvondallaire@optionsante.com

YVON DALLAIRE – PSYCHOLOGUE

Psychologue, auteur et membre de l’Ordre des psychologues du Québec. Il cumule plus de trente ans de pratique en thérapie conjugale. Il est l’auteur de vingt-quatre livres sur les relations homme – femme. Il est aussi chroniqueur pour le Journal de Montréal et de Québec depuis 2008.

YvonDallaire est fréquemment consulté par les médias tant québécois qu’européens. Il est le créateur de l’Approche Psycho-Sexuelle Appliquée aux Couples qu’il anime avec succès dans toute la francophonie, approche qui a permis à de nombreux couples de retrouver l’harmonie et l’intimité perdues avec le temps.

Il est un formateur hors pair sachant dédramatiser avec humour les situations conjugales les plus complexes.Yvon sait présenter le quotidien conjugal avec réalisme, humour et positivisme.

Site Web – http://www.yvondallaire.com

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Magazine Vivre – Sortir de sa Zone – Septembre 2016

SORTIR DE SA ZONE…
Avec Jérémy Demay

Zone de confort… où l’on s’endort. On se croit en sécurité, alors qu’on est étouffé, mais on ne veut surtout rien changer… Qui sait, le pire pourrait arriver!… Mais une vie construite sur la peur de changer, de «Vie» peut-elle être appelée? N’est-ce pas plutôt à la survie que nous sommes condamnés? La zone de confort, telle le couloir de la mort, nous prive de notre droit d’exister.

Mais vient un jour où on se dit qu’il vaut mieux affronter ses peurs, quitte à en crever, que de vivre à moitié et c’est à partir de ce jour béni qu’on comprend ce que veut dire « Être en Vie ». Et une fois qu’on y a gouté, plus rien ne peut nous arrêter! On a le gout d’exister sans être confiné; on veut aller chercher de la Vie TOUT ce qu’elle a à nous donner!… Rien de moins!

À LIRE DANS CE DOSSIER…

– Le risque de se rencontrer soi-même avec Jérémy Demay
- Étouffer en résistant… Ou VIVRE en osant! avec Sylvie Petitpas
- Un peu plus haut… Un peu plus loin… avec Marilyne Petit
- Pour voir s’épanouir un potentiel invisible avec Janick Dumas
- Sortir de sa zone? C’est ça VIVRE! Rencontre avec Daniel Blouin
- Arrêter de mariner… Oser! avec Diane Gagnon
- Une vie Hors Zone… Rencontre avec Stéphane Allix

AUSSI, DANS LE MAGAZINE…

- MIEUX VIVRE AU QUOTIDIEN : Trucs, astuces, idées écologiquement brillantes!
- FAMILLE : Petit génie ou… Grand anxieux !
- CŒUR À CŒUR : Aucun rêve n’est trop grand… Aucun rêveur n’est trop petit!
- VIVRE À 2 : Pourquoi rester… Pourquoi quitter?
- SANTÉ : Ah non!… J’ai encore mal au ventre !
- RÉSEAUX SOCIAUX : Adaptabilité et vulnérabilité du homard…

VIVRE…
Maintenant accessible partout sur la planète!
Téléchargez l’application Vivre Magazine sur Google Play ou Appstore.

App Store Apple:
- https://appsto.re/ca/AKdq2.i

GooglePlay Android:
- https://play.google.com/store/apps/details?id=com.piranha.vivre&hl=en

VIVRE est membre de Psycho-Ressources
- http://www.psycho-ressources.com/toile/magazine-vivre.html

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Les Chroniques et Réflexions de Pierre Ébert.

Les Couleurs: Le Langage de nos Sentiments et de nos Émotions.
Les Chroniques et Réflexions de Pierre Ébert.

Mise au point :

Pierre Ébert : Qui-suis-je? Qui est Pierre Ébert?

Mon nom est Pierre Ébert, je ne suis pas Psychologue, Philosophe, Sexologue, Thérapeute, ni médecin ni un professionnel d’une des nombreuses sphères de la Santé.

Je suis comédien-auteur mieux connu sous le nom de Pépère Bougon de la Série télévisée ‘’Les Bougon c’est aussi ça la Vie.’’. Contrairement à mon personnage dans les Bougon, je ne suis pas en fauteuil roulant. Je marche, je parle et allumé et, le 10 septembre prochain j’aurai 78 ans.

Qui est Pierre Ébert?

Extrait du Blogue de Christian Lamontagne octobre 2007 au moment de l’ouverture de mon Site Web.

« Pépère Bougon, devient philosophe et thérapeute sur le net.Plus de deux millions de personnes l’ont connu par le truchement de la télévision dans le rôle du Grand-père dans la série très populaire « Les Bougon, c’est aussi ça la vie. » Mais, peu le connaisse comme un philosophe.

Monsieur Ébert, a accumulé une certaine expérience de la vie qu’il offre au monde entier dans un site Web baptisé : Heureux ou Malheureux est-ce un choix ?

Dans son site, où il fait l’autopsie de cette grande question, on est loin du formalisme des grands questionnaires validés scientifiquement, mais près de la vraie vie. C’est sans prétention, accessible et pensé comme un coup de pouce pour donner du ressort à l’élan vital qui demeure toujours tapi en nous, même quand on est dans le fon de la cave. »

Comme le dit l’adage populaire : (Tant qu’il y a de la vie, il y a de l’espoir.) Ce Site possède une fraîcheur et une vérité qui apparaissent rarement dans les tests scientifiques.

Si, vous jetez un coup d’œil à sa biographie, vous verrez que le comédien pratique sa philosophie et que sa vie illustre assez bien ce qu’est la RÉSILIENCE, cette étonnante capacité de rebondir malgré l’adversité. »

Les Chroniques de Pierre Ébert de retour le 9 septembre 2016.

Depuis le 29 octobre 2007 à fin août 2016… 14 millions 805,108 visiteurs dans le monde se sont arrêtés sur mon site Web.

Depuis 2009, je suis Membre de la grande famille de Psycho-Ressources dirigée par Monsieur Alain Rioux Ph. D., psychologue. Docteur en psychologie. Gestionnaire de Psycho-ressources qui à son tour a fait la mention suivante à propos de mon Site…‘’Alain Rioux aime Heureux ou Malheureux.’’

Psycho-Ressources est une véritable communauté virtuelle dédiée à la psychologie. Le site compte plus de 600 membres professionnels de la psychologie et plus de 47000 abonnés à sa liste de diffusion. Il reçoit plus de 5000 visiteurs quotidiennement.

Il va s’en dire que les témoignages et la reconnaissance de Messieurs Lamontagne et Rioux fut pour moi ‘’un lâche pas prise,’’ à l’un de mes rêves et, à poursuivre, mes Chroniques et Réflexions.

Malheureusement, Christian Lamontagne a quitté ce monde il y a quelques années suite à une longue maladie.

Première Chronique de cet automne 2016 à venir le 9 septembre prochain veille de mes 78 ans:

Le titre :

Est-ce que je suis présentement une personne satisfaite et heureuse ou une personne insatisfaite et malheureuse? Face à ce que je suis présentement? Face à ce que je fais présentement? Face à ce que j’ai présentement?

La vraie question à se poser?
À suivre!

Si, je fais, ce que je fais. Si, je dis, ce que je dis en tant qu’Auteur…me permettre de parler ’’de Santé, de Bonheur (s) et Qualité de Vie’’ sans pour cela juger qui que se soit, quoi que se soit. Mais d’analyser avec logique ce que je vois, je pense et je crois.

Je le dois à Monsieur Lamontagne et à Monsieur Alain Rioux Ph. D., psychologue.

Merci lecteurs, lectrices de l’attention que vous me portez.

Pierre Ébert est membre de Psycho-Ressources
- http://www.psycho-ressources.com/toile/pierre-ebert.html

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