La communication interpersonnelle au travail

La communication interpersonnelle au travail
/  Les attitudes et habiletés essentielles

Ce livre est issu de  dix années d’enseignement aux professionnels de la santé et s’adresse à toutes les personnes qui souhaitent améliorer leurs habiletés relationnelles dans le cadre de leur travail.

Il intéressera tout particulièrement les intervenants qui travaillent auprès  de patients, ainsi que ceux qui travaillent en équipe auprès de diverses clientèles. Proposant de nombreux exercices, il traite  des interactions verbales et non verbales, des émotions, de l’écoute, de l’empathie, du respect, de l’authenticité, de la confrontation, des situations conflictuelles, du rôle de l’humour  en communication et de la psychosomatique.

Détails
Titre : La communication interpersonnelle au travail
Auteur : Nathalie Parent
Format : Epub
Date de parution : 10 septembre 2012
Éditeur : Les Éditions Québec-Livres
Disponibilité : Canada
ISBN : 9782764032589
UPC papier : 9782764018859
Langue : Français

Autres ouvrages du même auteur:
Du post-partum à la dépression… Renaître après la naissance.
- http://psycho-ressources.com/blog/depression-post-partum/ 
L’anxiété et les peurs chez les enfants
- http://psycho-ressources.com/blog/anxiete-et-peurs-enfants/

Nathalie Parent, Psychologue
- http://www.psycho-ressources.com/psychologue/quebec/nathalie-parent.html

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Nathalie Parent est psychologue et auteure entre autre du livre La famille et les parents d’aujourd’hui – La communication entre parents et enfants, chargée de cours à l’Université Laval depuis 2001, psycho-thérapeute en pratique privée auprès des enfants, adolescents, adultes, couples et familles, elle a aussi agi à titre d’éducatrice et a enseigné la communi­cation au programme de technique d’éducation à l’enfance. Elle donne également des conférences et formations.
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La conscience du rejet

La conscience du rejet

Mon lieu de travail est un terrain riche de cas clinique qui ne demande qu’à être étudier de façon approfondie. Il s’agit d’un centre spécialisé dans l’accueil des enfants porteurs de déficiences intellectuelles. Le degré de déficience varie entre la déficience légère et moyenne et uniquement deux cas de déficience profonde sur une cinquantaine d’enfants inscrits au sein de cette structure. La dimension culturelle joue un rôle crucial dans l’acceptation de la déficience chez les parents. En étant dans une société qui se voit fataliste et n’ayant aucun choix sauf subir les décisions et les choix du bon Dieu, les parents acceptent manifestement un enfant déficient au sein de la famille. Mais cette acceptation n’est autre qu’une façade superficielle et le vrai travail de deuil de l’enfant désiré et imaginé reste inachevé chez la majorité des cas que j’ai rencontré au cours de ma modeste expérience dans cette structure. Et pour le reste des parents, le processus n’est même pas lancé et les parents restent dans le déni avec des certitudes que leurs enfants est tout à fait « normal » ne portant aucune anomalie et que sa présence dans ce centre n’est même pas nécessaire.

Parmi les cas que j’ai rencontré, un jeune adolescent a requiert mon attention. Un regard tout à fait remarquable et des grimaces d’insatisfaction sont tout le temps dessinés sur son visage. A est un jeune âgé de 12 ans. Il est dans les normes quant à sa taille et son poids par rapport à son âge. Il a la peau pâle, les cheveux noirs et les yeux de couleur noisette. On ne note rien d’anormal ou d’attirant dans sa morphologie à part ces grimaces et ce regard. Notre première rencontre s’est faite dans sa salle de classe. Son institutrice me l’a décrit comme un enfant turbulent, agité provoquant tout le temps les bagarres avec ses amis et cherchant sans cesse la punition. Devant cette description, une petite rencontre a eu lieu le lendemain. Pour établir le lien, je lui ai proposé de me dessiner. Cette activité semble beaucoup l’intéresser et il s’est met à dessiner des formes et à choisir les couleurs pour rendre son dessin « plus beau ». Il m’avait dessiné un enfant sans corps, juste une grande tête et un tronc pour désigner le corps et une forme à côté du jeune enfant en vert. Cette forme selon ses dires est un arbre mais qui peut se transformer en un monstre. En fait cette forme dessinée nous rappelle plus une tête avec une bouche ouverte envers cet enfant. Selon son récit associé à ce dessin, le petit enfant dessiné est un garçon âgé de 8 ans qui a de grandes dents pour se défendre tout le temps. En lui demandant de quoi ce garçon cherche à se défendre ? Il refuse de me répondre et se contente de me fixer le regard pendant une minute puis il me tend la feuille du dessin. Cette rencontre s’achève ce jour-là.

La seconde rencontre fut établie après quelques jours. Ce jour-là, il réclame une feuille pour dessiner dès son entrée au bureau. Cette fois, il dessine une fleur en vert puis un papillon qui essaye de s’approcher de la fleur. Puis, il dessine la même forme de l’autre fois mais cette fois elle s’est réduite de taille et il n’a colorié que la partie supérieure laissant la majorité de la forme sans couleur. Refusant toute discussion, il se concentre sur le dessin, puis me tend la feuille. Il me répond par quelques mots à propos de ce dessin : « le papillon essaye d’approcher la fleur c’est tout ». Puis il me demande de rejoindre sa salle de classe. Cette fois, un grand sourire malgré son silence était dessiné sur son visage. Il semblait fier de son dessin et content de ce qu’il a accompli.

Pour avoir une idée plus claire sur ce jeune adolescent, je demande à rencontrer la mère pour avoir plus de données sur lui et comparer son comportement à l’école et son comportement à la maison. En commençant par son enfance, j’apprends que « A » est l’aîné d’une fratrie de deux garçons. La grossesse et l’accouchement se sont bien déroulés. La grossesse était désirée ainsi que le sexe du bébé. A la naissance, A n’avait aucun problème de santé, ni d’altération visibles. Le prénom était choisi par la mère qui avait tant espéré un garçon et qu’elle avait nommée durant son rêve la nuit de l’accouchement. J’apprends quant à son développement psychoaffectif, que l’angoisse de l’étranger était absente et que le non n’a été acquis qu’à l’âge de 4 ou 5 ans. La marche et la parole ont été dans les normes mais l’acquisition de la propreté ne s’est faite qu’à l’âge de 5 ans. Suite à ça, la mère avait remarqué un intérêt excessif à quelques objets à cause de leur forme ronde et une agitation qu’elle trouvait un peu excessive.  Cette agitation et ce retard de l’acquisition de la propreté ont poussé la mère à se douter que son enfant avait un trouble. Malgré ce doute, la consultation auprès d’un spécialiste n’a été faite qu’à l’âge de 7 ans, après un échec scolaire en première année primaire. Selon les dires de la mère, c’est à son insertion à l’école que son enfant a commencé à être plus agressif et plus agité. Il n’arrivait pas à suivre ce que les enseignants racontent et il avait du mal à rester en place pendant une longue durée. Ces difficultés l’ont poussé à être de plus en plus agressif et hyperactif. Et depuis son échec, la mère « n’osait plus s’afficher avec lui en famille, parce qu’il ne cesse de faire le clown et de la gêner ». Petite à petite, la mère opta pour l’isolement de son fils dans la maison, ainsi elle évitait toute situation gênante. Quand la spécialiste lui apprend que son fils est porteur d’une déficience mentale moyenne, le choc était trop dur pour la mère au point de déclarer : « la nouvelle m’a anéanti ». On voit que le déni était tellement fort que la mère a ignoré tous les signes alertant d’un retard de développement intellectuel.

En fait entre l’enfant imaginé, désiré et l’enfant réel, il existe un grand décalage. La mère durant les mois de grossesse, imagine son prochain enfant. Des représentations fantasmatiques se forment dans son esprit. La psychanalyse nous a appris que l’enfant n’est autre que la représentation fantasmatique et imaginaire de ces parents. M. Soule parle de « l’enfant imaginaire », l’enfant dans la tête. « La puissance créatrice de ces doubles projections parentales vérifie le postulat : le bébé nait déjà dans la tête de ses parents ». Quant à Dolto, elle avait évoqué qu’il existe « l’enfant du cœur et l’enfant du ventre ».

Ce bébé tant attendu par la mère et tant désiré depuis le stade œdipien peut parfois ne pas correspondre au bébé réel obtenu après l’accouchement. Un bébé trop calme, un regard fuyant et des pleurs permanents sont tous des signes alarmants de la présence d’une anomalie que la mère déni complètement. C’est l’enfant idéal avec une composante narcissique qui préserve le psychisme de la mère, qui est attendu à la naissance. C’est à la fois le bébé qu’on était et le bébé qu’on aimerait être, c’est la nostalgie et l’espoir qui se mélange dans les fantasmes de la mère durant la grossesse et qu’elle espère voir à la naissance. C’est l’accomplissement du désir d’être mère et père d’avoir un tiers qui joue un rôle important dans la prolongation de l’arbre généalogique des parents. C’est tant d’enjeux psychiques. Et puis vient la naissance, la confrontation entre l’imaginaire et le réel. Le baby bleus et la dépression post natale ne sont autres que le deuil de ce bébé fantasmé, ce bébé qui ne correspond pas aux désirs et aux fantasmes. C’est grâce à cette dépression que la mère réussi son deuil du bébé imaginaire pour que le bébé réel l’emporte.

Mais dans le cas de la mère de ce jeune ado A, la mère n’a pas élaboré ce travail de deuil. Pour elle, son enfant était tout à fait dans les normes « un gentil bébé, trop calme qu’on entend rarement ». C’est en creusant un peu qu’elle m’a raconté qu’on lui a fait un peu la remarque que son enfant était trop sage. Qu’avec les retards qu’elle avait notés, elle a commencé à avoir des doutes qui se sont vite dissimulés parce que son enfant est tout à fait normal.

La souffrance de la mère était claire durant cette rencontre, un regard triste accompagné d’un sentiment d’incapacité et d’impuissance.

La troisième rencontre avec A s’est faite quelques jours après suite à sa demande. Il voulait me faire un dessin. Cette fois il me dessine sa famille. Il dessine trois papillons qui volent près d’une fleur à droite et un petit arbre à l’autre extrémité de la feuille à gauche.  Quand on commence la discussion à propos du dessin, A semble triste. Il me dit que les trois papillons c’est sa mère, son père et son petit frère et que l’arbre c’est lui.  Je lui demande la cause de sa tristesse, et il me déclare : « je sais une chose ». Après un long moment de silence je lui demande ce que c’est cette information qu’il sait ? Il me fixe du regard et m’annonce : « je sais que je ne suis pas l’enfant désiré de ma mère, elle aurait voulu avoir un autre enfant que moi ». Cette déclaration inattendue m’avait beaucoup étonné. Je lui demande de m’expliquer plus. Il me dit « je le sais et je le sens ». Cette phrase m’a poussé à m’interroger sur la conscience du rejet.  La mère m’avait explicitement annoncé que son fils lui faisait honte et qu’elle refusait de s’afficher avec lui devant les gens et même en famille. Ce comportement de rejet était vite compris par cet adolescent. L’agressivité, l’hyperactivité et le dégout toujours dessiné sur son visage sont les seuls moyens dont il dispose. Mais est ce qu’il cherche à se punir pour ne pas être l’enfant désiré de sa mère ou à la punir de son rejet explicite ? En dépit de sa déficience moyenne et de ses grandes difficultés de compréhension, A avait senti le rejet et en avait pris conscience au point de déclarer qu’il ne correspondait pas à l’enfant imaginaire et fantasmé de la mère. Un cas qui nous pousse à se poser beaucoup de questions à propos de la conscience de ces enfants déficients et du processus du deuil de l’enfant imaginaire.

Shaima Afandi, Psychologue Clinicienne, Orientation Psychanalytique
La Marsa (Tunis), Tunisie
- http://www.psycho-ressources.com/psychologue/tunisie/shaima-afandi.html

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Atelier – Continuum de Thérapies Expressives (26 sept. Montréal)

Un cadre pour comprendre et utiliser les interactions
avec les média artistiques et l’imagerie en thérapie

CONTINUUM DE THÉRAPIES EXPRESSIVES – CTE/ETC
ATELIER SUR L’ÉVALUATION ET LES INTERVENTIONS

Dr Lisa Hinz a élaboré une structure théorique et pratique pour l’évaluation et les interventions en art-thérapie à partir du cadre proposé par Vija Lusebrink The expressive Therapies Continuum (ETC/CTE).

Le CTE examine le processus thérapeutique sur plusieurs niveaux, entre autre la formation des images, les aspects physiques, émotionnels, cognitifs et créatifs. Dans cet atelier, vous apprendrez comment à utiliser ce cadre pour évaluer les interactions du client avec les média artistiques, découvrir ses préférences et ses besoins et déterminer la direction à suivre pour le choix des matériaux artistiques et des interventions en art-thérapie.

Cet atelier à la fois théorique et pratique s’adresse aux art-thérapeutes, autres thérapeutes par les arts et psychothérapeutes de toute orientation théorique intéressés à apprendre comment appliquer le CTE. Offert en anglais avec traduction simultanée.

Vendredi 26 septembre 2014, 9h 00 à 17h 00
Lieu: Université du Québec à Montréal (UQAM)
Formation accréditée par l’OPQ

Lisa D. Hinz , Ph.D., ATR est psychologue et art-thérapeute oeuvrant en pratique privée depuis plus de 25 ans et professeure au département d’art-thérapie de l’université Saint Mary-of-the-Woods College, en Indiana.  Elle est aussi l’auteure nombreux articles et de deux livres: « Expressive Therapies Continuum: A Framework for Using Art in Therapy” (2009) et “Drawing from Within: Using Art to Treat Eating Disorders” (2006).

INFORMATION et INSCRIPTIONS: www.aatq.org;
514-582-1999, 1-819- 829-2008

Association des Art-Thérapeutes du Québec
- http://www.psycho-ressources.com/toile/aatq.html

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Les facettes de l’âme (livre)

Les facettes de l’âme
ou la fusion entre l’esprit et la matière

SOMMAIRE

La créativité de l’âme est le thème omniprésent du livre. Et l’auteur nous présente tour à tour ses différentes facettes indissociables. Tantôt intelligence active et pénétrante, Yang, logos fécondant, tantôt intelligence réceptrice, Yin, sagesse des profondeurs, tantôt encore érotique intense, dévoilée dans les rêves dans des images d’union. La créativité de l’âme, de Psyché, naît dans le mariage de l’amour et de l’esprit dont elle est le symbole.

Aujourd’hui encore la psychologie des profondeurs a gardé ce terme de psyché pour situer les phantasmes et les délires, les folies et les maladies de l’humanité tout comme les plus belles œuvres de conscience dont elle est capable. Hormis le premier chapitre, l’auteur nous présente ici ses textes parmi la trentaine qui a été publiée dans des ouvrages collectifs ou encore dans les Cahiers jungiens de psychanalyse.

L’auteur nous démontre que cette créativité de l’âme intervient dans le domaine de la guérison car on vient en analyse parce que l’on souffre et parce que le contact avec l’inconscient va permettre de déchiffrer ses symptômes et de trouver de nouvelles pistes pour relancer la vitalité. L’art de rêver, l’apprentissage progressif de l’accueil et de l’interprétation des images issues de l’inconscient est bien sûr une part capitale de ce cheminement que l’auteur va illustrer tout au long de ces pages par des récits de rêves et de situations relatées par ses analysants au fil des séances.

L’AUTEUR

Marie-Laure Colonna est philosophe et psychanalyste jungienne.

Elle est l’auteur de nombreux articles, notamment dans Les Cahiers jungiens de psychanalyse, sur le couple, la sexualité, les liens entre les mythes et la clinique d’aujourd’hui. Elle a publié L’aventure du couple aujourd’hui, (Dervy 2007).

Marie-France Colonna est membre de Psycho-Ressources:
- http://www.psycho-ressources.com/psychanalyste/paris/marie-laure-colonna.html

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EXTRAIT
Avant-Propos – Le papillon bleu

Je regardais un papillon bleu, couchée dans l’herbe un matin d’été. J’avais vingt-sept ans. Il voletait tout près de moi au-dessus des touffes de trèfle. Je le regardais attentivement ainsi que le jardin et le ciel qui m’entouraient en me demandant : « suis je vraiment présente ? », « suis je vraiment ici, plongée dans la réalité de tout ce qui m’entoure, enveloppée par la lumière de juin ». et malgré mon attention et ma concentration, la réponse était évidente : non, je n’étais pas là, en tout cas pas assez, pas pleinement. Toute une partie de mon être dormait encore, hors d’atteinte, encapsulée dans un endroit sombre et lointain. Ce que je percevais était affadi, aplati, décalé, biaisé. Je n’étais pas vraiment en contact avec ce petit papillon bleu presque transparent qui butinait doucement les fleurs nervurées du trèfle. Nous étions séparés, séparés par une sorte de brune opacité qui emprisonnait mes sens et ma conscience. J’avais vingt-sept ans et ce jour-là dans l’herbe et je décidai de commencer une analyse jungienne.

Je venais de perdre l’un de mes deux frères cadets après quelques mois d’un cancer foudroyant et malgré des années universitaires de philosophie et quelques essais de pratique de la méditation zen, je constatais tous les jours que je ne savais pas comment traverser ce deuil qui réactivait ceux, nombreux, de mon enfance.

Dans ma famille maternelle, celle qui m’élevait principalement entre Le Caire, Paris et la maison de l’Eure, depuis la mort de ma mère lors de mes deux ans, on ne parlait pas des épreuves du destin. On se courbait devant ce qu’on ne comprenait pas et on priait, pris dans un catholicisme traditionnel, austère et fortement culpabilisant que je rejetais. Car, je voyais bien que des scénarios tragiques s’enchaînaient là sur des générations et se reproduisaient en boucle, avec tant de vies fauchées si jeunes dans cette famille plutôt privilégiée par ailleurs. Exil brutal de l’Égypte où mon grand-père maternel avait passé quarante ans de carrière et représenté de Gaulle et la France libre, maladies subites, mort en couches, accident de cheval mortel, cancers qui serpentaient, la vie s’amenuisait minée par des secrets anciens que je mis longtemps à découvrir et à exorciser. Minée aussi par une tension excessive vers une spiritualité d’altitude qui ne laissait guère de place à la sensualité et à la joie de vivre. Pourtant, mes études de philo m’avaient très tôt persuadée de la possibilité de trouver un chemin qui saurait prendre les hauts et les bas de la vie comme guides vers une conscience plus entière et plus éveillée. À la faculté de Nanterre après mai soixante-huit, on voulait soit changer le monde par la révolution, soit partir en stop au bout du monde en quête de lendemains qui chantent et d’ashrams en bord de plage, ou chercher la révolution intérieure, voire les trois à la fois. Je pensais, moi, que toute philosophie, grecque, romaine ou chinoise, devait être une pratique de sagesse qui enseignait à vivre équilibré et heureux ; heureux dans la mesure où cet équilibre est celui du navire qui épouse la vague, ce qui n’exclut ni la souffrance, ni l’épreuve des tempêtes. Je quittai donc la Sorbonne après mon troisième cycle en déclarant à mes chers maîtres que je ne voulais pas comme eux enseigner des théories coupées de la vie et réussir en grimpant des échelons qui rendaient de plus en plus avide, amer et poussiéreux.

Lisez-la suite:
- http://www.psycho-ressources.com/extrait-papillon-bleu.pdf

DÉTAILS
Auteur: Colonna, Marie-Laure
Titre exact :  Facettes de l’âme,les
Catégorie :  Non-classés
Date de parution :  18 août 2014
Éditeur :  Dauphin
ISBN :  9782716315241
Collection (ou série) :  Sciences humain

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Formation en sexologie clinique

FORMATION EN SEXOLOGIE
CLINIQUE APPLIQUÉE (FSCA)

Avec le Dr Iv Psalti, Ph.D.
sexologue et auteur

LAUSANNE : Du 04 au 07 septembre 2014
• Module 3. Sexualité masculine : généralités et désordres de l’éjaculation
• Module 4. Sexualité masculine : désordres de l’érection
• Module 5. Sexualité féminine : généralités et troubles du désir
• Module 6. Sexualité féminine : les troubles liés à la réponse sexuelle et aux douleurs.

BRUXELLES : Les 27-28 septembre 2014
• Module 5. Sexualité féminine : généralités et troubles du désir
• Module 6. Sexualité féminine : les troubles liés à la réponse sexuelle et aux douleurs.

PARIS : Du 27 au 30 novembre 2014
• Module 5. Sexualité féminine : généralités et troubles du désir
• Module 6. Sexualité féminine : les troubles liés à la réponse
• Module 7. Compléments en sexologie clinique et santé sexuelle
• Module 8. Atelier d’intégration en FSCA

LYON : Du 11 au 14 décembre
• Module 1. Introduction à la FPSA et thérapie sexuelle
• Module 2. Les comportements sexuels : sexophilie et sexophobie
• Module 3. Sexualité masculine : généralités et désordres de l’éjaculation
• Module 4. Sexualité masculine : désordres de l’érection

FORMATION EN APPROCHE PSYCHO-SEXUELLE APPLIQUÉE AUX COUPLES (APSAC)
Avec Yvon Dallaire, M.Ps., psychologue et auteur

LYON : Du 10 au 14 octobre
• Module 1. Historique et courants modernes en thérapie conjugale
• Module 2. Les bases théoriques et pratiques de l’APSAC
• Module 3. Évolution du couple et les sept bases du bonheur conjugal
• Module 4. Les dynamiques conjugales : le paradoxe de la passion et la schismogenèse complémentaire

PARIS : Du 16 au 19 octobre avec Yvon Dallaire, psychologue et auteur
• Module 1. Historique et courants modernes en thérapie conjugale
• Module 2. Les bases théoriques de l’APSAC
• Module 3. Évolution du couple et les sept bases du bonheur conjugal
• Module 4. Les dynamiques conjugales : le paradoxe de la passion et la schismogenèse complémentaire

MONTRÉAL : Les 08-09 novembre avec Yvon Dallaire, psychologue et auteur
• Module 3. Évolution du couple et les sept bases du bonheur conjugal
• Module 4. Les dynamiques conjugales : le paradoxe de la passion et la schismogenèse complémentaire

Nos formations sont accréditées par l’Ordre des psychologues du Québec, par la Santé publique de Belgique et en voie de reconnaissance en Suisse et en France.

Pour connaître les horaires, les coûts, les endroits des stages, ainsi que les personnes contacts pour réserver votre place, référez-vous aux liens ci-haut mentionnés.

Au plaisir de partager nos connaissances avec vous.

Yvon Dallaire, M.Ps.
Iv Psalti, Ph.D.

Yvon Dallaire, M.Ps.
Psychologue et auteur
Co-animateur de la FPSA

Membre de Psycho-Ressources
- http://www.psycho-ressources.com/yvon-dallaire.html

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Voyage Treck au Népal

VOYAGE TRECK
AU NEPAL

du 28 octobre au 13 novembre 2014

Développement personnel, sportif et culturel à la portée de tous !

LIFE BEGINS AT THE END OF YOUR COMFORT ZONE !

La Vie commence au delà de votre zone de confort  (Neal Donald Walsh)

Au programme :

  • Aventure sportive lors du trecking qui nécessite une bonne forme, mais pas de compétences particulières en matière de marche (certificat médical d’aptitude à la haute montagne).
  • Les Annapurnas et le col du Thorong (5400m): Après 2 jours d’acclimatation à Katmandou (1500m), nous partons pour le trek le long des Annapurnas qui est un des sentiers les plus splendides à travers l’Himalaya.
  • Découverte humaine de ce peuple aux multiples religions, travaillé par l’énergie des montagnes.
  • Approche intime de soi par un travail personnel sous le signe du dépassement des limites et des conditionnements qui entravent notre « vivance » sur Terre.
  • Immersion en territoire inconnu pour expérimenter l’harmonie entre vie personnelle et vie de groupe, dans un cadre protégé par des professionnels de la relation.

Voyage proposé par l’association Taodyssée, Marcher Vers Soi (affilié FFRP), animé par Alain et Hannah Sembély, encadré par une agence officielle népalaise pour tout le séjour au Népal.

OSEZ VOUS AVENTURER AU-DELA DE VOTRE ZONE DE CONFORT !

Pour en savoir plus (PDF) :
- http://www.psycho-ressources.com/voyage-initiatique-annapurnas.pdf

Remise exceptionnelle prolongée si inscription avant le 10 septembre.

Présenté par Alain Sembély, Membre de Psycho-Ressources.
- http://www.psycho-ressources.com/psychotherapeute/la-ciotat-cedex/alain-sembely.html

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En mémoire de Robin Williams

Tout a déjà été écrit sur le web! Mais il s’agit là d’un départ qui nous bouleverse tous. À la mémoire de Robin Williams, voici quelques citations de l’acteur qui pourront vous faire sourire, rire ou réfléchir.

Que dire de plus sur ce départ prématuré… Qui que nous soyons, il convient de se souvenir que la vie est fragile et que la souffrance peut parfois être intolérable. Soyons attentif aux messages de détresse que nos proches pourraient nous livrer… Soyons des sentinelles au service de la vie.

« J’ai toujours pensé que le pire truc qui pourrait nous arriver dans la vie c’est de finir sa vie tout seul… mais c’est faux. Le pire truc qui pourrait nous arriver c’est de finir notre vie entouré de personnes qui nous font se sentir seul. »

« Décrocher un Oscar est aussi difficile que d’embrasser ses propres fesses. »

« Avant tout, je veux remercier mon père, là-haut. L’homme qui, quand j’ai dit que je voulais être acteur, a dit « magnifique. Apprends juste un autre métier au cas où, comme la soudure ». »

« Dieu a donné aux hommes un pénis et un cerveau, mais malheureusement pas la capacité d’utiliser les deux en même temps. »

« Je me demande à quoi pensent les chaises chaque jour: « Oh, voilà un nouveau cul »"

« Pensez-vous que Dieu est parfois défoncé ? Je pense que oui, regardez l’ornithorynque ! »

« La vérité, en fait, c’est que je suis probablement accro au rire. »

« La mort est la façon qu’a la nature de nous dire : à table ! ».

« La cocaïne est une manière pour Dieu de vous faire comprendre que vous gagnez trop d’argent. »

« Ne vous battez jamais avec des moches, ils n’ont rien à perdre. »

« Celui qui pense qu’on ne peut pas changer le passé, c’est qu’il n’a pas encore écrit ses mémoires. »

« On naît avec une petite étincelle de folie. Il ne faut pas la perdre. »

« Je n’aurais aucun problème à être d’accord avec toi si tu avais raison. »

« La réalité… quel drôle de concept ! »

« Je suis allé en cure de désintoxication dans la région du vin juste pour garder toutes mes options sur la table. »

« Les ballerines sont toujours sur la pointe des pieds. Pourquoi n’en engagent-ils pas directement des plus grandes ? »

« Le cricket c’est comme le baseball, mais avec du valium. »

« Ha oui, le mot divorce, du latin « arrachez les couilles d’un homme à travers son portefeuille ». »

« La comédie, c’est mimer l’optimisme. »

ROBIN WILLIAMS (1951-2014)

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Livre: Une nouvelle approche du Bien-Être: la Psychothérapie Intégrative.

Une nouvelle approche du Bien-Être:
la Psychothérapie Intégrative: Tome 1

de Jean-michel IMPERATRICE
Éditions Vie

Ce premier tome, est un parcours pratique plus que théorique sur différents sujets concernés par la psychothérapie dont l’approche intégrative est définie plus précisément dans divers articles de ce site(La Psychologie Intégrative et Articles divers).

Ces différents éclairages se profilent, s’adaptent et évoluent et en toile de fond l’analyse sous-tend toujours l’ensemble.

Chaque personne est unique dans sa trajectoire de vie, qui évolue, change et le praticien s’implique, avec respect et éthique pour une Personne avec son histoire propre et l’ accompagne dans ce bout de chemin de retour à l’équilibre.

Le Bien-Être, ici n’a pas un statut immuable, il passe aussi parfois par retrouver les ressources psychiques pour faire face à des difficultés qui ne sont pas une fatalité, mais une ou des étapes de vie.

Cet ouvrage sera suivi dans les prochaines semaines d’un second tome, lui aussi issu de la pratique, de recherches et lectures afférentes avant une synthèse théorique.

Ce courant, d’autres l’ont tracé bien sûr bien avant moi, et le complèteront ou l’amenderont.

Les corpus théoriques ne sont pas nouveaux, certains plus récents mais cette approche refuse le Dogme au profit de l’Ouverture, elle privilégie bien entendu certaines approches, en cela elle est éclectique et n’est ni une addition, ni une compilation, mais un choix précis et ciblé.

Si c’est le fruit d’un travail, c’est aussi celui de nombreux échanges, de partages.

Vos commentaires et remarques seront appréciés,
Bien cordialement

Jean-Michel Impératrice
Psychothérapeute, Analyste, Bordeaux, France
Membre de Psycho-Ressources
- http://www.psycho-ressources.com/psychotherapeute/bordeaux/jean-michel-imperatrice.html

SOMMAIRE:
Cette approche a pour but principal de vous amener vers un équilibre psychique et physique dans le présent, en dénouant les blocages liés à votre passé et vous aider à le garder stable pour évoluer à votre choix dans vos orientations futures personnelles, familiales, sociales ou autres. Elle intègre bien sûr une composante analytique, la prise en compte de différentes approches thérapeutiques, ne croyant pas qu’il existe une thérapie unique, pour un trouble unique mais plusieurs méthodes dépendant de votre personne, situation et ressenti. Ce n’est pas une compilation illusoire, de toutes les disciplines, mais un choix éclectique de pratiques diverses reposant sur des bases cohérentes et donnant des résultats significatifs. Cette démarche en Psychologie intégrative est généralement connue sous le nom de modèle Bio-Psycho-Social, en prenant en considération les apports pertinents de chaque discipline concernée, tant au niveau de l’analyse que des thérapies. Son but est donc celui de regagner un Bien-Être durable dans l’entièreté des aspects de votre vie courante, dans un équilibre stable. Ce livre donne un éclairage varié sur différentes interrogations sur des sujets précis

CARACTÉRISTIQUES:
ISBN-13: 978-3-639-71437-1
ISBN-10: 3639714377
EAN: 9783639714371
Langue du Livre: Français
de (auteur) : Jean-Michel Imperatrice
Nombre de pages: 120
Publié le: 14.07.2014
Catégorie: Psychologie Pratique

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Colloque FF2P – Identité et Apparences

IDENTITÉ ET APPARENCES

Colloque FF2P

Quelle place du Psy dans un
monde en mutation ?

28-29 novembre 2014, Louan, France

La FF2P a décidé d’organiser cette année un CONGRES RESIDENTIEL non loin de Paris, plutôt qu’un colloque comme elle le faisait chaque année depuis sa création, il y a bientôt vingt ans. Ce congrès, le premier du genre, aura pour but de rendre compte de la dimension fédératrice de notre association qui regroupe des instituts de formation à la psychothérapie, des associations professionnelles et des praticiens individuels. Il sera ouvert, néanmoins, à toute personne non membre de la FF2P qui souhaiterait partager ce temps fort de réflexion et de travail autour des concepts d’identité et d’appartenance d’une part, et sur les conséquences des profondes mutations de notre société, d’autre part.

L’objectif de ce congrès sera, non seulement de rassembler et mobiliser les énergies afin de vivre un sentiment d’appartenance à une même profession, mais aussi de se plonger dans des perspectives transdisciplinaires qui nous éclaireront sur les défis que notre monde en mutation lance aujourd’hui aux praticiens de la psychothérapie.

Il y a maintenant un peu plus de quatre ans que les décrets d’application de la loi « Accoyer », votée en 2004, sur l’usage du titre de psychothérapeute, ont engendré une confusion sur l’identité et la spécificité même du métier de praticien de la psychothérapie. Plus que jamais, il nous paraît donc essentiel d’expliciter ce qu’est la psychothérapie et qui en sont les praticiens. Dans une société qui a besoin de ces praticiens d’une manière grandissante, la FF2P œuvre à l’établissement d’un professionnalisme reconnu. En voulant créer un statut du psychothérapeute à partir des seuls critères universitaires, le législateur ignore l’essence expérientielle de la psychothérapie et prend le risque d’inscrire cette pratique vers un formalisme théorique privé de sa pertinence et de son efficacité. Dans ce contexte législatif, comment faire reconnaître la place de ces praticiens d’une psychothérapie pourtant encadrée par des règles de formation rigoureuses, tant académiques qu’expérientielles, que par un code de déontologie précis, tant dans ses définitions que dans son application ? Ces questions seront posées au cours de ce congrès, à l’occasion de plusieurs interventions en conférences plénières, autour de tables rondes et à l’occasion d’un World Café.

(Un World Café est un processus de réflexion et de créativité en grand groupe, qui s’opère autour de tables de six à huit personnes disposées comme dans un café. L’objectif est de produire une vision commune de la problématique traitée afin d’y apporter des réponses claires et efficaces).

Le but de ce World café est de nous amener à définir quel avenir nous souhaitons à la psychothérapie et de le proclamer dans un manifeste que nous appellerons la « Proclamation de Paris » ; ceci en écho à la « Déclaration de Strasbourg » signée en Octobre 1991 au parlement européen par les représentants de 14 pays d’Europe de l’Ouest et de l’Est, (aujourd’hui 41 pays l’ont contresignée et plus de 120 000 praticiens y adhèrent à travers l’EAP – « European Association for Psychotherapy » – dont la FF2P est la représentante en France ).

La responsabilité des praticiens de la psychothérapie est devenue déterminante dans une société où la perte des repères structurants crée de plus en plus d’effondrements psychiques. Ces profondes mutations bousculent nos identités et nos appartenances en portant atteinte aux valeurs d’humanité qui fondent la construction de notre psychisme et de notre vie sociale. Le nombre de personnes en grande souffrance psychologique s’accroît incontestablement dans une société qui privilégie des réponses d’ordre psycho pharmacologique. Si cette option est parfois nécessaire, nous pouvons nous inquiéter de la voir se généraliser au point qu’une personne sur quatre prend ou prendra des psychotropes au cours de l’année. Or nous savons qu’un médicament n’a jamais résolu un problème psychologique.

Cette question est d’une importance extrême car il en va de la santé mentale de nos concitoyens à tous les niveaux de la société : éducatifs, professionnels ou familiaux. Les praticiens de la psychothérapie, se doivent d’assumer pleinement leur rôle dans la protection et la restauration du lien humain qui doit demeurer aux fondements de toutes nos relations. Devant le constat de la fragmentation des liens sociaux, les professionnels de la psychothérapie savent combien une relation empathique alliée à une compétence thérapeutique, peut restaurer nombre de personnes dans leur intégrité psychique, soulager les maux et permettre à chacun de devenir ou redevenir sujet de sa vie et de ce monde. Chaque jour, dans nos cabinets de consultations, nous accompagnons des personnes en perte de sens ou en en grande désespérance, qui, lorsque la sphère intime de leur être est rééquilibrée, peuvent à nouveau exprimer leur créativité et leurs talents et ainsi mieux s’intégrer dans le monde.

A travers les nombreux et différents courants psychothérapeutiques que rassemble la FF2P, nous défendons indéniablement des valeurs humanistes. Ce congrès a pour visée l’explicitation de ces valeurs, portées par ces courants, à l’occasion d’ateliers animés par les organismes membres. Ces ateliers, tout comme le World Café, auront lieu, durant les deux journées de congrès, en alternance avec des conférences plénières. Comme chaque année, ces conférences offriront, en outre, une tribune d’expression à des experts reconnus dans leur domaine, que ce soit du champ psy au sens large ou de disciplines connexes. Ces experts nous permettront de poser les enjeux de notre société en mutation et de réfléchir à la manière dont la psychothérapie peut et doit s’en saisir.

Souhaitons que ce temps de congrès résidentiel porte beaucoup de fruits tant sur le plan du sentiment d’appartenance à une profession qui tient à assumer son rôle essentiel dans un monde en profonde mutation que sur un plan plus général, ouvert à tous ceux qui cherchent à évaluer les conséquences de ces mutations sur l’évolution de notre humanité.

Michelle VINOT et l’équipe de coordination du congrès

Programme et modalités d’inscription:
- http://www.colloques-ff2p.com/colloque2014/accueilcolloque2014.html

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L’évolution de la gestion des connaissances dans les organisations

L’évolution de la gestion des connaissances
dans les organisations

par Joël Muzard, Ph.D., 
Applied Intelligence Atelier (A-I-A) Montréal, Canada

Introduction

Le but du présent article est de clarifier et démystifier la notion de «gestion des connaissances». Que revêt comme signification cette notion aujourd’hui ? Quelles en sont les dimensions pratiques ? Comment pouvons-nous améliorer le partage et l’utilisation du savoir-faire dans nos organisations ? Comment pouvons-nous contribuer à réaliser une meilleure gestion et aider à la production de meilleurs services et résultats?

Selon nous, la connaissance, c’est quelque chose de vivant, organique, un flux qui circule entre des personnes qui relèvent un défi ou sont dans une perturbation ou bouleversement,  dans un contexte spécifique avec des valeurs et un langage partagés, qui leur permet d’arriver au but efficacement, de façon experte.

Situations, expériences

«L’infirmière regarde les symptômes du patient, avec une approche bio-psyco-sociale. Puis elle regarde les hypothèses que ces symptômes suggèrent. Elle écoute ce que son esprit lui suggère. Elle décide ensuite des actions, avec l’objectif de réduire les symptômes et augmenter la qualité de vie du patient», nous déclare une infirmière-pivot, acteur-clé du système de santé dans une région du Québec. Combien d’années d’expérience sont nécessaires pour développer ce niveau de connaissances qui fait la différence entre les novices et les experts?

Une «tempête» va se déclarer dans un établissement de santé de haute sécurité. Les «vieux» (quelques employés amicalement appelés «les vieux» parce qu’ils cumulent beaucoup d’années d’expertise et d’expérience) sentent cela, et agissent dans quelques secondes pour éviter le bouleversement, les pertes de vie et les blessures. Ça ne s’apprend pas à l’école, savoir prévenir une émeute en milieu de haute sécurité avec cette qualité d’intervention. Comment se développent ces connaissances? Comment les faire circuler dans l’organisation? Comment identifier les connaissances stratégiques cruciales pour l’organisation? Comment motiver les membres de l’organisation au partage? Qu’est-ce qui va se passer lorsque ces personnes vont quitter cette organisation?

Jean Tremblay a des graves problèmes de santé et il a mal. Il découvre, sur Wikipedia, la source du problème, la bactérie C-difficile (Clostridium difficile-associated diarrhea). Il court vite aux services des urgences sans rendez-vous, les examens confirment le diagnostic et une solution est mise en route pour rétablir l’équilibre de santé. Qui a contribué à écrire l’article qui a aidé M. Tremblay? C’est quoi, Wikipédia? Pourquoi y a-t-il des personnes qui partagent des connaissances? Pourquoi les personnes vont se renseigner sur des wikis et autres sources disponibles?

Vous êtes le Directeur de la Santé et Sécurité au Travail de la Région où un éboulement vient d’avoir lieu dans une mine. Des miniers sont bloqués à plusieurs mètres de profondeur. Un événement très improbable mais complexe. Comment allez-vous gérer la situation? Faites-vous partie d’un réseau de collègues qui pourra vous supporter? C’est quoi, une communauté de pratique? Pourquoi consulter des équipes spécialisées de la NASA dans ce cas en particulier?

Mme Giselle Garcia, travaille dans un établissement de Santé. Elle est préposée à l’Accueil des patients avec graves problèmes psychologiques. Elle a plus de 20 ans d’expérience, pas de formation formelle. Elle  prend des vacances. Le service est bouleversé, la nouvelle préposée qui remplace a des compétences, mais ne sais pas comment faire face aux patients qui sont en difficulté ni comment les orienter vers les services pertinents. Les médecins et professionnels perdent beaucoup de temps à ré-équilibrer la situation. Le service devient moins efficace. Les connaissances sont parties en vacances? Comment gérer les connaissances?

Pouvez-vous parler d’autres situations et expériences qui mettent en évidence l’importance des connaissances profondes et pratiques des gestionnaires et professionnels dans votre organisation?

Un peu d’histoire

La Gestion des connaissances a commencé à faire parler d’elle dès les années 1990 d’une nouvelle façon, en parallèle avec les travaux de Peter Senge sur L’Organisation Apprenante (Senge, 1990). Dans une entrevue au Journal Les Affaires du 11 mai 1996, Hubert St-Onge, alors Vice-Président et responsable du Centre de leadership de la Banque CIBC,   déclarait : «Si l’ère industrielle a célébré la primauté des biens tangibles, l’ère actuelle s’appuie fortement sur le Capital Intellectuel. Et les entreprises qui donneront peu d’importance à cette nouvelle perspective s’exposent simplement au syndrome de la mort subite».

Une étude de Charles C. Mann (2005) dans «1491 : New revelations of the Americas before Columbus» illustre ce cas de façon brutale: le système immunitaire des habitants des Amériques en 1491 n’était pas préparé pour se défendre lors de l’arrivée non-prévue des Européens : un désastre s’en est suivi. Nous pourrions ajouter que l’ère industrielle nous a enseigné comment augmenter la force musculaire. Maintenant, le défi est d’augmenter la force de l’esprit. L’effet de levier s’obtient aujourd’hui, par exemple, avec la collaboration instantanée en temps réel des personnes, sans barrières géographiques, le dénommé «effet Wikipedia», selon les auteurs de «Wikinomics : How Mass Collaboration Changes Everything». (Tapscott et Williams, 2006).

La notion de connaissance est en pleine évolution dans les organisations. Cette évolution marque des vagues ou générations de la gestion des connaissances. Nous allons voir cela plus en profondeur dans l’évolution de la gestion des connaissances.

L’évolution de la gestion des connaissances

Les idées de Druker concernant les travailleurs du savoir, l’économie du savoir et la connaissance, un avoir de l’organisation aussi important que le capital ou la propriété, font du chemin.

En 1998, «Harvard Business Review» publie son «Review on Knowledge Management», destinée aux gestionnaires. On y retrouve différents auteurs qui ont marqué de façon significative la discipline. À titre d’exemples, on y rapporte des auteurs tels que Peter Drucker, avec «The coming of the New Oganization» ; Ikujiro Nonaka avec «The Knowledge Creating Company»; David Garvin, avec «Building a Learning Organization»; Chris Argyris avec «Teaching Smart People How to Learn»; Dorothy Leonard and Susan Straus «Putting Your Company’s Whole Brain To Work; Art Kleiner and Gearge Roth avec «How to Make Experience You Company’s Best Teacher»;

Comment les organisations s’approprient de cette nouvelle façon de gérer?

Les organisations s’approprient de la gestion des connaissance selon la compréhension et la conceptualisation progressive de la notion de connaissance dans les organisations. Chaque période, constituée par des nouvelles pratiques de gestion des connaissances, se développe par l’effet de nouvelles prises de conscience et de compréhension sur où réside la connaissance dans l’organisation, comment elle circule, quelle en est notre compréhension actuelle, quels sont les outils disponibles, et quels sont les savoirs-faire importants pour le succès de l’organisation.

par Joël Muzard, Ph.D., 
Applied Intelligence Atelier (A-I-A) Montréal, Canada
- http://www.psycho-ressources.com/joel-muzard.html 

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- http://www.collabdusavoir.com/blog/levolution-de-la-gestion-des-connaissances-dans-les-organisations/

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