Atelier Tangothérapie & Tangothérapie Psychanalytique

La  Tangothérapie Psychanalytique:

Psychothérapie psychanalytique corporelle-relationnelle:
 - de couple
 - de groupe (pour individuels)

Originale, novatrice, mêlant l’approche psychanalytique classique à des séquences en mouvement utilisant les éléments du tango pour leur dimension corporelle-relationnelle, cette nouvelle psychothérapie que j’ai mise au point est puissante, dynamique, profonde, efficace.

En savoir plus sur http://www.veroniquesaferis.com

ATELIER – Développement personnel par le tango argentin, tangothérapie

Cet atelier s’adresse à tous : débutants ou danseurs de tous niveaux. Grâce aux outils fondamentaux du tango argentin dansé, il s’agit de vivre une expérience, d’éprouver ce que cette pratique éveille pour chacun et de la partager éventuellement.

L’atelier se déroule de façon ludique et créative. Il n’est pas nécessaire de s’inscrire en couple car il ne s’agit pas d’un cours de tango classique.

Le développement personnel par le tango argentin, tangothérapie … 
C’est pour tout le monde !!!

C’est avant tout la culture du bien-être ! Dans un cadre rassurant et bienveillant on expérimente en confiance. La pratique du tango argentin entraîne par nature, du fait de ses caractéristiques intrinsèques, la prise de conscience de nos positions personnelles et relationnelles comme un miroir de l’être, ici et maintenant. Elle permet des possibilités infinies d’exploration, de révélation et d’expression de notre personnalité. Par la répétition de cette pratique, le bien-être éprouvé devient mieux-être et entraîne un processus de changement –positif-de la personnalité. Dans mes ateliers, à travers des mises en situations et exercices à deux et en groupe, en passant par un échauffement doux inspiré du yoga et de la danse, on va explorer, jouer, apprendre, s’interroger, s’amuser, et parler -si on veut- de ce que cette pratique suscite en nous. Tout se passe en musique -de tango bien sûr- et c’est du bien-être minimum garanti !

Véronique Saféris est danseuse de tango argentin, et psychologue psychanalyste.

3 niveaux de tangothérapie:
*Tangothérapie 1: découverte ou approfondissement en ateliers mensuels (développement personnel )
*Tangothérapie 2: pratique régulière (développement personnel tout en apprenant le tango dans un cadre rassurant)
*Tangothérapie 3: psychothérapie psychanalytique à médiation corporelle relationnelle (en groupe et pour couples)

Véronique Saféris
Psychologue Clinicienne, Psychanalyste, Psychothérapeute

- http://www.psycho-ressources.com/psychologue-psychanalyste/paris/veronique-saferis.html

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L’homme qui voulait enfanter

L’homme qui voulait enfanter
Raoul Garnier
Préface d’Emmanuel Gratton

Vivre et l’Ecrire
LITTÉRATURE ROMANS, NOUVELLES QUESTIONS DE GENRE 

SOMMAIRE

R.G., homosexuel septuagénaire, est tenaillé jusqu’à l’obsession, voire jusqu’au délire, par le désir d’enfanter. Lui qui a aidé ses étudiants à accoucher d’eux-mêmes, qui a mis au monde des livres, reste sans descendant à un âge où l’on est grand-père. Il sollicite son ami Killian -lui-même père- pour l’accomplissement de son vœu. Après moult résistances, Killian l’exauce : il donne sa semence. R.G., au péril de sa vie, tombe enceint… mais de quoi ? De qui ? Comment ? Ce roman met en scène une situation subversive et transgressive de l’ordre naturel et social.

L’AUTEUR

Raoul Garnier est né en 1943 en Normandie. Après un séjour d’une dizaine d’années en Afrique (Niger, Côte d’Ivoire), il s’installe en Touraine (1984). Il y poursuit sa carrière professionnelle et exerce les fonctions de cadre supérieur de santé en milieu hospitalier et carcéral. Aujourd’hui à la retraite, il se consacre à l’écriture. Après Le Choix du fils (2008), L’Amant du silence (2012), Raoul Garnier, avec L’Homme qui voulait enfanter (2015) signe ici sa trilogie : « Un fils entre père et mère, entre amants et Dieu », l’histoire d’une vie chaotique entre autobiographie et fiction : la sienne.

PRÉFACE

Un fils entre père et mère, entre amants et Dieu

Lorsque Raoul Garnier m’a laissé son manuscrit L’homme qui voulait enfanter…, il m’a demandé simplement de lui dire ce que j’en pensais. Il m’avait contacté parce qu’il savait que j’avais écrit sur L’homoparentalité au masculin, le désir d’enfant contre l’ordre social (1)  et s’interrogeait sur la possible publication d’un ouvrage qui témoignerait d’un homme… qui voulait enfanter. Bien conscient que cela puisse paraître une hérésie, il cherchait la caution d’un esprit « scientifique » pour valider son projet. Il ne savait pas à l’époque que je m’intéressais aussi aux romans autobiographiques et que ses livres, ce manuscrit étant son troisième ouvrage, m’intéressaient au plus haut point. Je cherchais autant à valider quelques idées qui trainaient dans ma thèse que lui, à valider les idées étranges d’un écrivain prometteur. Il constituait pour moi le 28ème témoin de ma population d’enquête même si, d’enfant, il n’a pas vraiment eu.

Raoul Garnier conclut ici une trilogie de trois ouvrages Le choix du fils, Le silence de l’amant , L’homme qui voulait enfanter… . Cette « trilogie » est autant à entendre comme l’expression de trois logiques que comme une série de trois œuvres inscrites dans une suite diachronique. Sa vie nourrit bien chacun de ses récits mais elle n’en constitue pas une série ou des épisodes même si on peut y reconnaître certains personnages, à commencer par le personnage principal, l’auteur lui-même. Ce qui les lie n’est pas tant lié au sujet dont il s’agit mais au sujet, l’auteur, de qui il s’agit. Les trois romans sont trois facettes d’une même histoire et dénotent davantage les processus identitaires à l’œuvre,  à la croisée du social et du psychique, le roman faisant nœud. L’auteur, au fil de son écriture durant une dizaine d’années,  a trouvé sa voie/sa voix dans le prolongement du roman qui l’a précédé. 

Chaque livre met en jeu une trinité familiale, presque divine parfois, ou plus exactement ceux qui, présents ou absents, ont compté principalement dans la vie de l’auteur. Il  représente un modèle familial classique, hérité de l’histoire sociale, de nombreuses religions, et même de la psychanalyse : la triade « mère, père, enfant ». Dans Le choix du fils, l’auteur invoque beaucoup la relation avec sa mère omniprésente et récemment décédée mais aussi celle avec son père, qu’il n’a jamais connu puisqu’il est « mort » trois mois avant sa naissance. A la recherche de ses racines, il revisite ses branches maternelles et paternelles et questionne, dans un autre registre, l’évolution de sa relation spirituelle avec Dieu, « Notre Père qui est aux cieux ». L’auteur se cherche donc. Son dévoilement suscite un repositionnement identitaire.

Dans L’Amant du silence, nous nous situons postérieurement au Choix du fils mais il est aussi largement question de ce qui s’est produit avant. Les amants dont il est question ont eu une relation passionnelle qui s’est construite dans le temps, de la jeunesse à « la mort » du personnage principal, même s’il s’agit là probablement d’un effet de style de l’auteur qui symbolise par sa disparition dans le roman, les forces titanesques et thanatesques qui l’assaillent dans sa vie réelle. Père est le statut aussi de cet amant, amant que l’auteur a dissimulé à sa mère.
Dans L’homme qui voulait enfanter…, l’auteur approche des 70 ans mais prétend devenir tout à la fois, comme un père puisqu’il est un homme, comme une mère puisqu’il veut enfanter et porter en son sein l’enfant, exploit surnaturel qu’il parviendra d’une certaine manière à concrétiser…

La première histoire raconte le fils, l’enfant qu’il a été, la seconde raconte l’amant, le partenaire qu’il a été, la troisième raconte le parent, père/mère qu’il aurait aimé être. Il y a une suite généa-logique dans la position de l’auteur même s’il avait déjà 60 ans lors du premier ouvrage. Chacun de ses écrits recouvre pratiquement la même période et constitue trois étapes d’un homme qui voudrait s’enfanter, le premier par le dévoilement de son homosexualité, le second par l’établissement silencieux d’une relation amoureuse et charnelle, tumultueuse et fidèle, le troisième par l’expression du désir de procréer et de donner naissance… à un enfant mais aussi à lui-même. Il s’agit là d’un cheminement de 11 ans entre père et mère pour, selon l’auteur, « réparer son passé, se libérer de culpabilités multiples, pour être soi ! ». Il dit successivement qui il est, qui il aime, qui « hériterait » de lui… en avançant graduellement du registre conscient au registre inconscient.

Dans le premier opus on peut qualifier son roman d’autobiographie : « récit rétrospectif en prose qu’une personne réelle fait de sa propre existence lorsqu’elle met l’accent particulièrement sur sa vie individuelle, l’histoire de sa personnalité »(2)  . Raoul Garnier raconte qui il est et qui il a caché si longtemps… à sa mère surtout qui constitue sa seule famille mais aussi finalement  à la communauté des hommes. Il y interroge la place et le poids aussi de ce père disparu trois mois avant sa naissance. Raoul parle ici à la première personne du singulier « je » car il dévoile précisément ce qu’il a longtemps « tu ». L’auteur s’attarde sur son itinéraire, ses voyages et montre comment il devient visible. Son coming out, suite au décès de sa mère, le conduit à reconsidérer les liens d’origine et l’histoire familiale. La couverture du livre est un portrait de sa mère, lorsqu’elle avait 20 ans, dans une stature qui dénote une réelle assurance.  Elle porte les cheveux courts, à la garçonne. C’est une photo d’avant la naissance de l’auteur qui cherche dans ses traits, l’origine des liens qu’il a tissés avec elle, ce qu’elle est, elle aussi. Avec son décès, l’auteur fait l’aveu qu’il n’a pu faire de son vivant, traduisant l’ambivalence des sentiments, l’identité réelle d’un enfant qui s’affirme et se détache de l’image qu’il a jusqu’alors donnée de lui.

Dans le deuxième opus qu’on peut qualifier encore d’autobiographie, même si l’auteur n’est plus le narrateur, Raoul revisite ce qu’ont été ses amours. De son projet, il aurait préféré écrire  Les Amants du silence mais le titre évoquait trop le roman de Charles de Foucauld (3) . L’Amant du silence peut s’entendre comme triple, le sien puisqu’il n’est plus le narrateur tout en restant le personnage central, celui de son amant, cet homme marié, avec des enfants, qui dissimule à sa famille les liens qu’il entretient avec Raoul, ou encore le leur, leur silence, puisque les années se sont écoulées parfois sans qu’ils n’aient eu aucune relation. Le dévoilement, initié par l’auteur/narrateur/personnage central dans Le choix du fils est ici masqué par la mise en mots d’un tiers intime, un amant qui parle de Raoul ou le fait parler.  Le procédé permet à l’auteur de prendre une distance par rapport à lui-même et de donner la parole à celui qui curieusement fait silence sur son amour homo-érotique tout comme l’auteur l’avait fait à l’égard de sa mère. Le Raoul du premier roman s’attribue le prénom de Jean-Raoul dans le roman, Jean comme celui que lui aurait donné son père, Raoul comme celui que lui a finalement donné sa mère. Raoul était aussi le prénom de son père, prénom dont il hérite donc … comme pour assurer la continuité de la lignée. Jean-Raoul, plutôt que Raoul est une manière de réhabiliter le père dans sa fonction de transmission et de quitter l’homonymie confuse avec lui. Il participe d’une réhabilitation du sujet à sa place d’enfant, de fils capable de quitter sa mère qui l’a déjà quitté. La couverture du livre représente la portrait d’un bel homme, celui de l’auteur lui même à 20 ans. La photo s’extrait d’un cadre dont la vitre est brisée pouvant témoigner aussi bien de la rupture entre les amants que de l’écart qui existe entre les apparences et l’être profond. Il traduit aussi « la volonté de sortir du cadre, des normes sociales, de les vaincre pour vivre en dehors de toute norme, de toute convention, en toute liberté ». Il annonce déjà que son désir dépasse les conventions sociales. L’amant de l’auteur se cache derrière le prénom d’Isis, déesse égyptienne comme chacun sait. L’auteur fait part aussi d’autres aventures qu’il a eues souvent avec des gens d’Églises mêlant ainsi le silence à d’autres loyautés et secrets. Jean Raoul, celui qui tient donc la plume, meurt dans le roman laissant Isis, comme dans la mythologie égyptienne, s’occuper des morts et des mots. Cette mort est bien entendu fictive mais elle est aussi la marque d’une certaine réalité pour l’auteur qui, suite au décès de sa mère, ressent aussi le poids de l’existence, le sentiment peut-être d’avoir manqué sa vie affective, de n’avoir pas d’enfant et de se retrouver seul. Il franchit là cependant un cap, s’éloignant de plus en plus de la réalité visible pour se rapprocher de sa vérité invisible. Un certain Jean-Luc, mystérieux, est mentionné sur son répondeur comme vivant avec lui. Le dévoilement autobiographique du premier roman se recouvre donc d’un voile où faits et fictions se mêlent, comme pour rhabiller un sujet qui s’est trop mis à nu ou pour accéder finalement à une vérité plus profonde du sujet.
Cette démarche initiée conduit l’auteur à ce troisième opus L’homme qui voulait enfanter… où il s’agit là vraiment d’un roman personnel, d’une autofiction (4)  selon l’invention de Serge Doubrovsky.  Il laisse « une place prépondérante à l’expression de l’inconscient dans le récit de soi. »Après avoir voulu mourir et être mort littérairement parlant, voilà Raoul qui veut enfanter. Le récit procède ici à un retour en arrière dans la diachronie mais à une avancée dans le sujet traité. La parole est laissée cette fois ci à Killian dont le prénom d’origine celtique résonne davantage dans notre modernité que celui d’Isis. Il est d’ailleurs cuisiniste-designer et sonne le réveil, voire la résurrection de Raoul, qui se fera appeler alors Hergé/R.G. dans le roman, en écho au papa de Tintin et à tous ces secrets, secrets que Serge Tisseron s’est employé lui aussi à déplier chez Hergé. R.G. veut une nouvelle cuisine pour remplacer, en quelque sorte, l’ancienne, celle de sa mère. Outre le fait que la cuisine désigne à la fois la salle réservée à la préparation des plats, la préparation des plats et le plat lui-même – le lieu, l’art et le produit – on peut s’interroger sur ce qu’Hergé mijote en changeant de cuisine. Il fait bien mariner le lecteur !
Il va se lier d’amitié avec ce Killian, homme marié, comme Isis donc,  et qui vient d’avoir une enfant. Killian se laisse apprivoiser par ce R.G., de 33 ans son ainé, et aussi par ses confidences et fantasmes. R.G. ne veut pas seulement une cuisine aménagée mais un enfant, pas seulement l’avoir mais l’enfanter. L’histoire est tellement « grosse » qu’il finit par en être troublé, décontenancé. R.G veut être père, certes, mais aussi mère, réunir en son sein l’X et l’Y pour donner la vie, porter l’enfant… enfanter, c’est-à-dire engendrer, accoucher, mettre au monde. Le choix du terme est prodigieux car il témoigne d’un désir très précis, d’un moment qui permet le saut générationnel. Ce désir d’enfant (er) est un désir ontologique qui défie les lois de la nature, qui n’a ni sexe, ni genre, ni âge et dont bien des auteurs comme Bernard This (5) , Geneviève Delaisi de Parseval (6) , Françoise Hurstel (7)  ont fait l’examen.
Killian, le narrateur de cette histoire, ne voit pas très bien ce qu’il a à voir dans cette affaire. De son côté, il a bien éprouvé aussi quelques signes de couvade lors de la grossesse de son épouse mais il reste intrigué, troublé par le sérieux avec lequel R.G. le sollicite pour contribuer à ce projet. Killian finira pourtant par exaucer, après bien des résistances, les vœux de R.G. Il donnera sa semence, et celui-ci sera effectivement enceint… mais de quoi ? De qui ? Comment ?
Le lecteur, qui a lu les deux premiers romans, est conduit, lui aussi, à suivre les frasques de son auteur qui, à travers son personnage central, Raoul, Jean-Raoul, Hergé exprime de plus en plus les tréfonds de son âme. Il se fait mourir dans le deuxième opus, il devient enceint dans le troisième. Si l’on suit à la lettre ce chemin, cela n’a aucun sens qu’il s’agisse d’ailleurs de la raison comme de l’axe du temps. Si l’on suit les mouvements psychiques de l’auteur, on ne peut qu’être surpris au contraire de sa logique dynamique, économique et topique. La fiction est là non plus pour articuler une logique des faits biographiques, même si elle échappe en partie aussi à l’auteur, mais pour (re) construire ce qui constitue les remords et les regrets d’une existence. Les voies du désir empruntent les chemins de traverse que les voies terrestres ignorent. Etre père et mère à la fois, le devenir à 70 ans par l’intercession de la semence d’un autre homme, conteste aussi bien l’ordre naturel que l’ordre symbolique mais par le jeu d’écriture, à l’image de celle de Jean Schlumberger dans L’inquiète paternité (8) , l’improbable devient presque possible. Raoul Garnier trouve le moyen de construire cette intrigue de telle sorte qu’il entraine le lecteur dans cette aventure, de plus en plus médusé. La couverture du livre choisi par Raoul Garnier montre une statuette sans ventre, comme l’envers précisément de ce qu’il prétend vouloir devenir dans son titre. La statuette est « abstraite » contrairement au portrait de sa mère et de lui-même à 20 ans dans les deux premières autobiographies. Le ventre est « vide » pour témoigner de la vacuité paternelle mais le nom de Raoul Garnier est passé cette fois ci au-dessus du titre du livre, contrairement aux deux précédents ouvrages, comme s’il s’accomplissait pleinement ici en tant qu’auteur de sa vie. L’enfantement est une opération qui transforme l’enfanteur par enchantement. 

Le désir d’enfant d’R.G., sous la plume de Raoul Garnier, semble tellement fort que le lecteur se laisse prendre par ses fantasmes et la force de son dé-lire : R.G. n’a ni le sexe, ni la sexualité, ni l’âge pour enfanter mais il est prêt à renverser les lois humaines et celles de la culture par les forces pulsionnelles, Eros et Thanatos, de son désir tout-puissant, celle qu’on retrouve aussi dans les mythes, grecs ou romains, avec Zeus ou Jupiter, mais de manière encore plus extraordinaire dans la mythologie inuit rapportée par Bernard Saladin d’Anglure : « Les deux premiers humains sortirent de deux petites buttes de terre sous forme de deux mâles adultes. Ils voulurent bientôt se multiplier et l’un deux mit l’autre enceint. Quant la grossesse vint à son terme, ils constatèrent l’incapacité d’accoucher de l’homme enceint. Son compagnon provoqua par un chant magique la résorption de son pénis et une ouverture de son périnée, le transformant en femme, la première femme. Celle ci accoucha bientôt d’un fils. D’eux, sont issus, dit-on, tous les Inuit. »(9)  .

La mythologie reste cependant du domaine des Dieux. Dans l’histoire de R.G., la grossesse est soudainement interrompue par le verdict scientifique. Cette folie d’un désir va être stoppée nette par le retour brutal à la réalité. Vouloir enfanter quand tout s’y oppose conduit à la mort. A vouloir jouer les dieux, les hommes se condamnent. On retrouve dans L’homme qui voulait enfanter la même sanction que celle qui préside à L’inquiète paternité, il ne saurait y avoir de transgressions sexuées et sexuelles dans la logique procréative. Bien qu’R.G. pense dans un premier temps avoir été victime d’un « infanticide » médical, il admet finalement l’explication scientifique du corps médical Me voilà comme ce docteur  P. à tenter de comprendre la situation, à chercher une explication scientifique et humaine  à cette aventure : « Pour qui donne sens à ce qui lui arrive, la maladie cherche à nous guérir ! Elle est opportunité, chance dans notre parcours de vie. Elle est là pour nous permettre de croître spirituellement ! ».

C’est en lisant entre les lignes, par l’analyse des métaphores et des métonymies, des mythes et des légendes, des faits et des fictions, que le lecteur peut trouver la logique de cette trilogie qui est moins à chercher dans la succession des récits que dans le parcours de son auteur qui passe du dévoilement autobiographique à l’autofiction narrative. Elle se niche dans le jeu d’écriture, des ombres et des lumières de son auteur. Au dévoilement de l’identité cachée succède l’expression d’un amour silencieux qui permet d’exprimer le désir souterrain et tabou d’un homme qui aurait voulu enfanter.  L’autofiction dit bien davantage encore que l’autobiographie, elle rend compte de ce qui ne peut arriver dans la vie mais qui se trame dans l’arrière-cuisine de nos espérances secrètes.

Emmanuel Gratton
Maître de conférences, psychologue et sociologue clinicien
Université d’Angers

NOTES
1. Gratton Emmanuel, L’homoparentalité au masculin, le désir d’enfant contre l’ordre social, PUF, 2008
2. Lejeune Philippe, Le pacte autobiographique, Seuil, 1975,(coll. « Poétique »)
3. Durel Alain, Les amants du silence – Le roman de Charles de Foucauld, Ed.  L’œuvre, 2009
4. Doubrovski Serge, Fils, Galilée, 1977
5. This Bernard, Le père : acte de naissance, Ed. du Seuil, 1980
6. Delaisi de Parseval Geneviève, La part du père, Ed. du Seuil, 1981
7. Hurstel Françoise, Identité masculine, inversion des rôles parentaux, fonction paternelle
In Le père, l’homme et le masculin en périnatalité, ERES, 2003
8. Schlumberger Jean, L’inquiète paternité, NRF, 1911
9. Saladin d’Anglure Bernard, Le troisième sexe, La recherche, N° 245, 1992

DÉTAILS
ISBN : 978-2-343-06067-5
2 mai 2015
182 pages
Prix éditeur : 16,63 €
POUR COMMANDER – http://www.editions-harmattan.fr/index.asp?navig=catalogue&obj=livre&no=47084

DU MÊME AUTEUR

Le choix du fils
SOMMAIRE: « L’auteur, fils unique, enfant posthume, sous l’emprise affective de sa mère et sous le mensonge d’une vie qu’il lui consacre, étouffe dramatiquement. Au décès de sa mère, il a soixante ans. Possédé par un impérieux besoin d’authenticité pour exister, enfin, il écrit le Choix du fils, récit de sa quête identitaire et spirituelle. Il révèle son homosexualité, entrave à une relation loyale envers sa mère et obstacle à un cheminement vers Dieu. Désormais sans parent, il recherche sa famille paternelle – elle lui est inconnue – et oeuvre pour un rapprochement avec la parentèle maternelle. Démarche de deuil et de vérité, démarche de pardon et de réconciliation avec soi, les siens, « ses hommes » et Dieu, ce livre retrace le cheminement d’une résilience. » Par Raoul Garnier, Édition de l’Harmattan.
- http://www.psycho-ressources.com/bibli/choix-du-fils.html

L’Amant du silence
SOMMAIRE: Présentation de Élisabeth Gontier, Docteur en psychologie – « L’Amant du silence n’est pas une autobiographie mais une « auto-fiction », selon le terme si justement choisi par son préfacier, F. Tézenas Dumontcel. C’est ce qui autorise l’exercice de psychanalyse de la littérature que l’on pourra lire dans les lignes qui suivent et dont il importe de resituer les limites : il ne s’applique pas à la personne réelle de Raoul Garnier dont l’intimité restera ainsi préservée, mais bien au récit imaginaire qu’il a créé. Le premier éclairage à apporter concerne le nom d’Isis. L’auteur confirme qu’il l’a choisi pour le narrateur de l’histoire en fonction de sa sonorité évoquant un passé intime partagé avec lui, sans volonté de référence à la déesse d’Égypte. Quelques correspondances remarquables pourraient toutefois venir enrichir notre compréhension de ce texte complexe à la fois dans sa structure et dans la matière humaine qu’il explore. Certes, Isis est une déesse et le personnage d’Isis est clairement masculin, malgré sa bisexualité. Cependant, il est possible de comparer l’action de la déesse, qui par son amour redonne vie à son époux et frère Osiris, à celle du notable normand qui mobilise « Éros au secours de Thanatos » dans sa rencontre avec un Jean-Raoul vieillissant et désespéré, puis qui le fait vivre par-delà la mort en publiant ses écrits posthumes, le ressuscitant pour ainsi dire. Comment encore ne pas faire le parallèle entre la déesse qui se lance dans une recherche vouée à l’échec du phallus perdu de son mari, et l’Isis de cette auto-fiction, qui tente en vain de ranimer le désir de son amant ? » Par Raoul Garnier, Éditions l’Harmattan, France.
- http://www.psycho-ressources.com/bibli/amant-du-silence-temoignage.html

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La Dre Christine Grou est élue présidente de l’Ordre des psychologues du Québec

OPQ – DERNIÈRE HEURE
Bulletin électronique de l’Ordre des psychologues du Québec
22 mai 2015, NUMÉRO 9, VOLUME 9
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LA DRE CHRISTINE GROU EST ÉLUE
PRÉSIDENTE DE L’ORDRE DES PSYCHOLOGUES DU QUÉBEC

 
Les psychologues du Québec ont élu une nouvelle présidente à la tête de leur ordre professionnel, la Dre Christine Grou. Elle succède à Mme Rose-Marie Charest, qui, après 17 ans à la présidence de l’Ordre et six mandats consécutifs, n’a pas sollicité un nouveau mandat.

Titulaire d’un doctorat (Ph. D.) de l’Université du Québec à Montréal, la Dre Grou est psychologue et chef de la discipline de psychologie à l’Institut universitaire en santé mentale de Montréal (Hôpital Louis-H. Lafontaine). Psychologue et neuropsychologue, elle exerce également en pratique privée depuis 1992. Elle a œuvré dans le milieu universitaire comme enseignante, conférencière, superviseure, chargée de formation clinique et membre du consortium d’internats de l’Université de Montréal. En 2008, l’Ordre des psychologues du Québec lui décernait le Prix professionnel en reconnaissance de ses réalisations remarquables et de sa contribution à la profession.

La Dre Grou détient aussi une maîtrise en bioéthique de l’Université de Montréal. Elle siège à titre d’éthicienne à plusieurs comités en d’éthique, elle préside celui de l’Institut universitaire en santé mentale de Montréal ainsi que la Table des chefs de services et représentants de la psychologie en milieu hospitalier et elle est membre du conseil d’administration de l’Ordre des psychologues.

« Je suis  heureuse,  fière  et reconnaissante de la confiance que m’accordent les psychologues du Québec. Je compte présider l’Ordre dans la continuité et  le respect de son mandat de protection du public, en demeurant le plus près possible de la réalité des membres » a déclaré la présidente élue. « Être psychologue, c’est éprouver une profonde passion pour la nature humaine. C’est aussi la respecter, en la préservant des jugements et motivations qui nous sont propres. C’est mettre à profit la rigueur d’un savoir, la richesse d’une réflexion et l’humilité qu’engendre le sentiment de son ignorance. C’est conjuguer les vertus de la prudence avec la détermination de ses actions. C’est vivre avec la passion d’apprendre, le souci de comprendre et le désir d’intervenir dans l’espoir de générer les plus grands bienfaits possible. Être psychologue, c’est pour moi non seulement une identité, c’est un privilège. »
 
Le processus électoral s’est tenu sur l’ensemble du territoire québécois au cours des mois d’avril et de mai auprès des 8500 membres de l’Ordre. Outre le poste de président, 6 postes d’administrateurs sur les 24 que compte le conseil d’administration ont également été pourvus :

Région 03 – Québec/Chaudière-Appalaches : M. Richard Couture
Région 06 – Montérégie : M. Simon Lemay
Région 07 – Montréal : Mme Lynda Brisson, M. Stéphane Guay, M. Conrad Lecomte
Région 09 – Outaouais/Abitibi-Témiscamingue/Nord-du-Québec : M. Charles Demers

La présidente et les administrateurs sont élus pour un mandat de trois ans.

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L’hypnose humaniste : Changez grâce aux états de conscience augmentée

L’HYPNOSE HUMANISTE
Changez grâce aux états de conscience augmentée

Sommaire

Un ouvrage innovant et didactique sur l’art de pratiquer l’Hypnose Humaniste – une technique puissante et efficace pour se libérer de ses carcans et révéler le meilleur de soi-même… En Hypnose Humaniste, contrairement aux autres formes d’hypnose, la personne atteint une plus grande conscience d’elle-même. Elle n’est ainsi plus passive, et n’a pas à « lâcher prise » ou à se laisser faire. L’hypnothérapeute devient un guide qui l’aide à intervenir directement sur elle en toute autonomie.

Olivier Lockert, fondateur de l’Hypnose Humaniste, vous présente les bases théoriques et les techniques indispensables pour entrer en contact avec votre plus grande Conscience, grâce à de nombreux exercices pratiques étayés de témoignages, dans toutes les situations de la vie. Vous découvrirez une vision riche et stimulante de la psychologie et de l’existence, les techniques d’induction hypnotique « en ouverture de conscience », ainsi que des outils de changement simples et immédiatement efficaces.

Détails

Broché: 255 pages
Editeur : Le Courrier du Livre (9 septembre 2013)
Collection : ARTICLES SANS C
Langue : Français
ISBN-10: 2702910394
ISBN-13: 978-2702910399
Dimensions du produit:  23 x 1,7 x 15 cm
 
L’auteur

Olivier Lockert est thérapeute depuis plus de 20 ans, formateur international et écrivain. Autodidacte, membre-fondateur de l’International Society of Ericksonian Hypnosis, il est devenu Enseignant en Hypnose Ericksonienne et en PNL, et dirige l’Institut Français d’Hypnose Ericksonienne (IFHE).

Fondateur de l’Hypnose Humaniste, Olivier Lockert œuvre dans le domaine de l’Humain tout autour du monde, pour la Santé, l’amélioration de la Qualité de Vie et l’Évolution Humaine au sens le plus large. Il est particulièrement apprécié pour son expérience, l’humanisme et la profondeur qu’il apporte à ses interventions. Olivier Lockert est l’auteur de nombreux ouvrages sur l’Hypnose, accessibles à tous. Ces livres sont vendus dans plus de 55 pays.

Olivier Lockert est membre de Psycho-Ressources.
- http://www.psycho-ressources.com/hypnotherapeute/paris/olivier-lockert.html

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Les Editions Jupitair – Astrologie, Psychologie, Spiritualité

Les Editions Jupitair

Elles ont vu le jour en 2014, lorsque Patrick Giani a décidé de passer du statut d’auteur à celui d’éditeur. Comme ses livres et les livrets bleus étaient déjà diffusés par l’association Jupitair depuis 1994 et que leur impression était assurée par l’imprimeur SoBook, la suite coula de source.

Depuis sa création, d’autres auteurs se sont ajoutés au catalogue. La ligne éditoriale privilégie les ouvrages traitant d’astrologie psychologie et karmique, et de la spiritualité sans dogmes.

La collection compte plus de 30 livres et livrets au format papier et pdf (version électronique imprimable).

Tous les titres des Editions Jupitair

Collection Comment positiver:

  • Comment positiver les transits de Pluton
  • Comment positiver les transits de Neptune
  • Comment positiver les transits d’Uranus
  • Comment positiver les transits de Saturne
  • Comment positiver les transits des planètes rapides
  • (de Mercure à Jupiter)

Collection Astrologie karmique:

  • L’Astrologie karmique et les lois du Karma
  • Les indices karmiques du thème
  • La Lune noire : de la problématique à l’initiation
  • La Lune noire en transit sur les planètes natales
  • Les 12 phases zodiacales et leur profonde signification

Collection Astrologie et Psychologie:

  • L’Astrologie et la vie affective
  • Les complexes psychologiques
  • Les grands cycles planétaires d’une vie humaine
  • Les luminaires et les schémas parentaux

Collection Techniques et Pratique:

  • Synthèse des techniques prévisionnelles
  • Les planètes lentes en maisons
  • La Révolution Solaire
  • Les Eclipses
  • L’ère du Verseau

Collection Astrologie et Thérapie:

  • Elixirs floraux et transits planétaires
  • Manuel d’Astrologie médicale
  • Astrologie et thérapies énergétiques
  • Les Planètes et les chakras

Autres auteurs:

  • Messages aux frères de Lumière
  • Le retour du Christ et la libération des âmes.

Contact:
Site Web : http://editionsjupitair.com
Email: jupitair@wanadoo.fr

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Groupe Thérapie Transpersonnelle – Respiration Holotropique, 18 juillet, Lyon.

Groupe de Thérapie Transpersonnelle – Respiration Holotropique
Samedi 18 Juillet dans le Lyonnais (40 min au sud de Lyon)
Florence Suaton, Thérapeute transpersonnelle et Relaxologue

La respiration holotropique offre la merveilleuse opportunité de vivre une expérience profonde basée sur le souffle, des musiques évocatrices et le ressenti corporel : des changements positifs dans votre vie, une plus grande vitalité et liberté intérieure peuvent alors advenir et s’installer durablement.

Développée par le Docteur Stanislav GROF et sa femme Christina, psychiatre, chercheur, érudit, expert international des états modifiés de conscience et co-créateur de la psychologie Transpersonnelle, la respiration holotropique  (en grec holos = qui mène à la totalité, à la complétude)  est une méthode d’exploration intérieure fondée sur une relaxation profonde, une respiration amplifiée et accélérée, des musiques évocatrices et un travail corporel.

En élevant les niveaux d’énergie physique et psychique, la  respiration holotropique active l’inconscient et les mémoires du corps, et donne accès à tous les niveaux de la psyché : domaines biographique (histoire personnelle),  périnatal (lié à la naissance), et transpersonnel (au-delà de notre histoire personnelle, au-delà du corps et du psychisme).

Il est possible de vivre des expériences particulièrement transformatrices et   libératrices au niveau physique, émotionnel, affectif et spirituel.

Ce travail individuel au sein d’un groupe se déroule dans un cadre bienveillant, sécurisé et protecteur propice à la transformation.

Au cours du stage, danse, mouvements corporels, dessins,  réalisation de mandalas et verbalisation favorisent l’élaboration et l’intégration de l’expérience individuelle. La respiration holotropique situe l’être humain dans sa totalité et lui ouvre le chemin de sa guérison et de sa créativité.

Informations pratiques :
Stage animé par 2 thérapeutes et 1 assistant, formés et expérimentés dans l’accompagnement en respiration holotropique.
120€ la journée – Un entretien préalable à l’inscription
Pour le bulletin d’inscription:
- http://www.psycho-ressources.com/therapeute/lyon/florence-suaton.html

Florence Suaton
Thérapeute psychocorporelle et transpersonnelle
Relaxologue – Praticien PNL – Professeur de yoga
Membre de psychoressources
- http://www.psycho-ressources.com/therapeute/lyon/florence-suaton.html

Pour plus d’informations consultez la plaquette d’information:
- http://www.psycho-ressources.com/doc/1163PLAQUETTERH2015JUILLET.pdf

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Collège des Thérapeutes Spécialisés – L’Approche Émotivo-Rationnelle

Collège des Thérapeutes Spécialisés
L’Approche Émotivo-Rationnelle

 
Le collège CTS vous propose un programme de formation enrichi, étalé sur une période de deux années, à raison d’une fin de semaine par mois, plus la pratique.

Il vous permettra de compléter une formation au cours de laquelle vous effectuerez un travail sur vous-même, et non des jeux de roles, et ce, tout en assimilant les techniques, outils et informations essentielles à la pratique de la relation d’aide. 

Vous deviendrez thérapeute spécialisé en gestion des émotions et  un  professionnel de la relation d’aide.

Vous apprendrez le fonctionnement de l’être humain, la cause des émotions, la confrontation, ce qu’est un aidant et un aidé et plusieurs autres concepts de l’approche…

Vous aurez même la possibilité de faire partie d’associations professionnelles reconnues par les compagnies d’assurances…

Il n’est jamais trop tard pour prendre son envol!

Changez de carrière dès aujourd’hui, choisissez le collège CTS.

Gaétan Larocque
Directeur et propriétaire associé du Collège des thérapeutes spécialisés depuis 2012.

A propos de l’approche Émotivo-Rationnelle.

D’origine stoïcienne, l’approche Émotivo-Rationnelle se définit principalement avec la doctrine du philosophe Épictète : Ce qui trouble les hommes ce ne sont pas les choses, mais l’interprétation qu’ils en font. 

L’approche thérapeutique se classe dans les thérapies cognitives comportementales. Elle permet au thérapeute d’outiller le client à modifier son interprétation des gens et des événements. Pour que l’individu cesse de se troubler émotivement et diminue sa souffrance pour ensuite avoir des comportements plus appropriés à l’atteinte de ses objectifs de bien être.

Dr. Albert Ellis (Ph.D.)

Albert Ellis est sans conteste l’initiateur de la PER. Il raconte lui-même comment il en est venu à forger la PER en 1955, après avoir pris une certaine distance de la psychanalyse.

Il est intéressant de noter qu’Élis, dans sa propre jeunesse, avait été affecté entre autres par la hantise de parler en public. Pour vaincre ses peurs, il apprit à adopter une attitude différente quant aux dangers illusoires qu’il imaginait et à combiner cette démarche de confrontation avec des actions de désensibilisation in vivo consistant à parler en public malgré ses malaises émotifs.

Le CTS est membre de Psycho-Ressources:
- http://www.psycho-ressources.com/toile/college-therapeutes-specialises.html

Site Web: http://www.collegects.com

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Les Vieux et les Vieilles.

Réflexion : ‘’Les Vieux et les Vieilles.’’  Vous savez, ceux et celles que l’on voudrait jeter à la poubelle, si c’était possible. Ceux et celles que l’on s’empresse de toujours tasser, d’éviter le regard, de bousculer pour maintes raisons, de pas retourner leurs appels, de ne pas répondre à leurs courriels. De les envoyer promener. (Vous qu’elle est votre attitude envers ces personnes?)

« Les Chroniques de Pierre Ébert » sont des réflexions sur-soi-même-sa philosophie, sa santé (morale, mentale, physique et sexuelle) sa psychologie, et sa qualité de Vie. pierreebert@sympatico.ca Semaine du 10 mai 2015

Pierre Ébert est membre de Psycho-Ressources:
- http://www.psycho-ressources.com/toile/pierre-ebert.html

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L’IDENTITÉ : Qui suis-je au juste?

L’IDENTITÉ : Qui suis-je au juste?

Comment vivre pleinement ma vie si je ne sais pas exactement qui je suis ? Et comment savoir qui je suis si je ne tiens pas compte d’où je viens et de ce que l’on m’a transmis… ou, au contraire, si j’en tiens trop compte et m’y emprisonne. Notre enfance s’enracine dans une terre qui aura été labourée par nos parents, terre qu’ils auront hérité de leurs parents, terre que nous allons transmettre à nos enfants… Il revient à chacun de nous de puiser dans cette terre les éléments à partir desquels nous allons nous construire, édifier notre identité.

Existe-t-il une recette magique qui nous permette de constituer notre identité, une identité qui soit à la fois forte et équilibrée, respectueuse mais non soumise, douce et capable de fermeté, sure d’elle-même sans être arrogante, capable d’empathie sans vouloir sauver l’autre à tout prix, indépendante sans être suffisante, qui place en priorité le désir de se réaliser non pas pour épater la galerie, mais pour gouter à la fierté de se dire « Mission Accomplie ! »

Mis à part l’ADN avec lequel nous arrivons programmé, quels ingrédients faut-il sélectionner pour concocter notre identité et surtout en quelle quantité? Hérédité, éducation, scolarité; fratrie, amis, amours et Cie; société, mode, publicité; collègues, patrons et promotions…

Comment garder le meilleur de ce que l’on m’a transmis sans perdre de vue qui je suis ni ce que je suis venue faire ici sur Terre? « On ne peut pas exprimer son identité juste par ses racines. On est ça, mais on est beaucoup plus que ça… » nous dit Boucar Diouf

Ce que nous ont transmis nos parents est un héritage et non une cage. Comment honorer nos origines sans en demeurer prisonnier; respecter d’où je viens et ceux qui m’ont enseigné la vie, tout en poursuivant mon chemin et faire de cette vie ma vie, toujours plus fort de mon identité?
À  LIRE  DANS  CE DOSSIER…

DE RACINES ET DE FEUILLAGES, Rencontre avec Boucar Diouf 
QUI SUIS-JE?… JE NE SAIS PLUS!, L’importance de se redéfinir
JE FAIS, DONC JE SUIS, Sous l’enclume du quotidien
L’ARBRE EST DANS SES FEUILLES, Être ou devoir être?
VOUS ÊTES UNIQUE AU MONDE, L’auriez-vous oublié?
L’ADOLESCENCE : L’HEURE DES CHOIX, Les amis et leur influence
DES RACINES ET DES AILES, Je suis car tu as été
DE L’IDENTITÉ À L’IDENTITÉ, Quand la Vie modèle notre vie
IDENTITÉ ACQUISE OU APPRISE?, Je suis l’Invisible devenu chair
AUSSI, DANS LE MAGAZINE VIVRE…

SCIENCE ET CONSCIENCE : ÉPIGÉNÉTIQUE : Prisonnier de mes gènes? Non merci! -
Depuis des décennies, la médecine considère que les gènes sont acquis une fois pour toutes à la naissance et sont immuables pendant toute la vie d’un individu. De ce point de vue, les êtres humains arriveraient sur Terre avec un patrimoine génétique issu pour moitié de leur mère et pour moitié de leur père, et devraient « faire avec » durant toute leur vie sans rien pouvoir en changer. Tant pis pour eux, si parmi ces gènes, s’en trouvent certains prédisposant à des maladies ou à des malformations. Et s’ils avaient tout faux?

SAGESSE SANS ÂGE : Aimer la vie jusqu’à 100 ans et plus… -  Le secret des centenaires… Voilà un sujet passionnant! Comment l’énergie vitale peut-elle être assez puissante chez certaines personnes pour habiter leur corps avec santé pendant dix ans, vingt ans ou même trente ans de plus que leurs semblables? 

VIVRE À 2 : Aimer, sans vendre son âme au diable – Vous n’êtes même plus l’ombre de vous-même, mais celle de la personne avec laquelle vous fusionnez. Qu’est-ce qui vous pousse à vous perdre au point de ne plus exister qu’à travers l’autre? Comment faire pour préserver votre identité dans le couple et rester vous-même autant pour attirer la bonne personne que pour être heureux à deux?

VIVRE À L’ÈRE DES RÉSEAUX SOCIAUX : De l’identité à l’e-dentité – Le réel et le virtuel entretiennent parfois des relations quelque peu distorsionnées. Il y a la vraie vie et celle que l’on veut bien présenter sur les réseaux sociaux.

ART DE VIVRE ET SPIRITUALITÉ : Dieu, un « no name »? Pourquoi pas! -  Êtes-vous préoccupé par de grandes questions existentielles du genre : « Est-ce que Dieu existe? Quel est le sens de cette vie? Qu’arrivera-t-il après la mort? » Rassurez-vous, vous n’êtes pas seul!

SANTÉ GLOBALE : ASTHME : Retrouver son souffle -  L’asthme est une maladie caractérisée par une inflammation plus ou moins grave des voies respiratoires, et surtout des bronches et des bronchioles. Il en résulte une difficulté à respirer, un essoufflement, une respiration sifflante ou une sensation d’oppression dans la poitrine. Comment se soigner naturellement?

VIVRE EN FAMILLE : Mon enfant, être distinct et libre – Quand on apprend que notre vie s’apprête à accueillir un nouvel être humain, on se demande comment va être cet enfant sur le plan physique, mais aussi sur le plan de sa personnalité. Est-ce que ce sera un garçon, une fille? De quelle couleur seront ses cheveux? Quel sera son tempérament, quels seront ses talents, ses défauts…

ALIMENTATION: Bien manger pour mieux respirer! Les symptômes des affections respiratoires pourraient-ils être soulagés avec une nutrition adéquate? Les études abondent de plus en plus en ce sens…

Magazine VIVRE – Pour améliorer sa qualité de vie.
- http://www.psycho-ressources.com/toile/magazine-vivre.html 
Maintenant en version numérique.

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Ateliers – Psychogénéalogie (Montréal & Québec)

Psychogénéalogie / Analyse transgénérationnelle
Comment se dégager du poids des transmissions familiales inconscientes ?

CONFÉRENCE INTERACTIVE 2015
Ouverte à tous!

par Nicole Rivière,
Praticienne en psychogénéalogie, spécialisée en analyse transgénérationnelle

À Québec – 3 juin 2015 - 19h00 à 21h30
Collège Mérici, 755 Grande-Allée Ouest, Québec

Initiée à la pratique du génosociogramme par Anne Ancelin-Schützenberger dans le cadre d’une association d’aide aux malades atteints de cancer durant 7 ans, elle a fait partie du groupe de recherches transgénérationnelles animé par le psychanalyste Didier Dumas ( www.jardindidees.org).

Cette méthode d’analyse permet la mise en évidence des défaillances de transmission (deuils impossibles, problèmes de filiation, inceste, faillite…) et leurs conséquences : cancer, asthme, stérilité, suicide, dépression, phobies, inhibitions scolaires, affectives, sociales…

Le travail de repérage de ces processus qui nous poussent à répéter aux mêmes dates, aux mêmes âges des situations souvent douloureuses permet de résoudre des problèmes actuels concrets et aura des prolon gements positifs pour les descendants en priorité.

Cette conférence sera suivie d’un débat afin de répondre aux questions suscitées par ce sujet passionnant.

Débat afin de répondre aux questions suscitées par ce sujet passionnant.
Participation : 20 $ Étudiants : 10 $
Informations, bulletin d’inscription : www.axismodal.com
Réservez dès maintenant : Lucie Denis : 514 605-9880
- lucie.denis@axismodal.com

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ATELIERS PRATIQUES – 2 jours 300 $ – 1 jour 160 $
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à Québec
jeudi et vendredi – 4 et 5 juin 9 H 30 -18   &   samedi et dimanche – 6 et 7 juin 9 H 30 -18
Collège Mérici, 755 Grande-Allée Ouest

Consultation individuelle du 1e au 16 juin. (514) 605-9880

Tous les détails et modalités d’inscription:
- http://psycho-ressources.com/inscription-psychogenealogie.pdf

Proposé par Nathalie Parent, Psychologue
- http://www.psycho-ressources.com/psychologue/quebec/nathalie-parent.html

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