Vers une autre manière de considérer les émotions.

image-emotion-libVers une autre manière de considérer les émotions.
Patricia Penot

Connaissez-vous la différence entre une émotion et un sentiment ?

Une émotion est une énergie qui se met en mouvement, paroxystique, visible, immédiate, suite à la production d’idées, de pensées particulières ou d’évènements vécus. Elle donne souvent l’indication que quelque chose nous bouscule dans notre vie. Par exemple, si nous vivons de la colère en nous, nous pourrions nous être sentis quelque part bafoués dans notre être, suite à des paroles ou des attitudes que nous avons vécues comme irrespectueuses pour nous. Ou encore, si nous vivons une émotion amoureuse, nous pourrions nous sentir plus joyeux et allégé, mais avec certaines difficultés à assurer un quotidien de vie, ayant juste l’envie d’être en présence de l’être qui suscite cette émotion.

Pour autant, qu’elle soit « positive » ou « négative », autrement dit, qu’elle ait des effets plombants ou allégeants pour soi, elle limite la clarté d’esprit et la justesse dans les choix que nous avons à faire. Elle nous fait dériver de notre axe, et souvent, nous entraîne dans des expériences que nous aurions, après coup, préférées ne pas vivre.

Le sentiment, quant à lui, est davantage relié à un état intérieur, plus discret, plus stable, qui relie plusieurs dimensions du soi : corps, esprit et conscience. Il offre une certaine forme d’assise en soi, tout en permettant une expansion de ce sentiment autour de soi. Chaque émotion pourrait être associée à un sentiment intérieur, comme l’émotion de la colère au sentiment de rancune, par exemple, ou encore l’émotion amoureuse au sentiment d’amour inconditionnel en soi.

Nous avons appris que l’émotion était nécessaire pour exister…

Nous avons appris que nous étions des êtres faits d’émotions et qu’il fallait donc apprendre à gérer ou à contrôler ses émotions. L’émotion nous emporte dans des montagnes russes, nous procurant ainsi le sentiment de vivre pleinement son existence.

Mais, est-ce vraiment cela l’existence ?

Lorsque nous avançons sur le chemin de l’évolution de conscience, nous allons découvrir une autre manière d’exister, dans laquelle c’est le sentiment d’être qui va prédominer. Nous devenons ainsi plus présent aux expériences, et devenons capables par l’observation des choses, la perception et l’intuition, de saisir ce qui est juste pour nous ou pas. Beaucoup plus rapidement d’ailleurs qu’avec l’émotion ! Nous passons ainsi d’un fonctionnement en mode « mental » vers un fonctionnement en mode « conscience ».

Lorsque nous détectons des choses qui nous dévient de notre être, l’énergie de la colère fait plutôt la place à l’énergie de la détermination et de l’affirmation de soi, l’énergie amoureuse à l’énergie d’amour et de joie profonde rayonnant dans un espace de conscience et de présence à l’autre, sans pour autant se perdre dans l’autre.

Le corps, un véritable disque dur émotionnel

Lorsque l’on parle d’émotions, il est aussi intéressant de considérer que notre corps est une véritable mémoire émotionnelle. Toutes les émotions vécues vont être stockées aussi bien dans les couches profondes de notre corps, que dans les couches plus subtiles de notre champ d’énergie. Elles sont alors inscrites comme des empreintes influençant à nouveau nos expériences à venir. Par exemple,

– le dessus de la tête adore conserver les mémoires émotionnelles de culpabilité,
– Les épaules, celles des obligations et des responsabilités excessives,
– l’articulation des épaules, les mémoires de contrôle,
– le foie, les colères,
– les reins, le stress, l’impuissance,
– le bassin, les peurs….

En dégageant ces mémoires et ces empreintes, nous nous libérons de ces « barrages de castors », pour revenir à ce que nous sommes vraiment et ainsi retrouver l’expression de la grandeur de notre être. Nos actions créatives sont de moins en moins influencées par ce passé. Nous apprenons ainsi à créer à partir du Maintenant.

Nous avons aujourd’hui des « outils énergétiques » qui nous permettent de décristalliser ces émotions refoulées dans le corps et dans le champ d’énergie, tout en dynamisant de nouvelles énergies plus soutenantes. Par exemple,

– contre la culpabilité, l’énergie d’innocence,
– contre les obligations excessives, la liberté,
– contre les mémoires de contrôle, le lâcher-prise,
– contre les colères, l’apaisement et le pardon,
– contre le stress et l’impuissance, le bien-être et la puissance personnelle,
– contre les peurs, la sécurité, …

C’est ainsi que l’Apaisement Emotionnel par le Toucher Energétique (AETE) fonctionne. Une manière simple de libérer les mémoires émotionnelles logées dans le corps et dans le champ d’énergie, tout en redynamisant le corps dans son infiniment petit.

Au plaisir d’échanger avec vous sur ce sujet !

Patricia
Ré-Qi-Libre ©, l’Energie de la Vie
https://reqilibre.com/

PUBLICATIONS PSYCHO-RESSOURCES

Quand nous nous retrouverons… Éditions BOD
(Roman – Amour – Suspense)
http://psycho-ressources.com/blog/quand-nous-nous-retrouverons/

CD4 – Vous avez dit Sophrologie ?
http://psycho-ressources.com/blog/cd4-sophrologie/

4 étapes et je lâche prise !
http://psycho-ressources.com/blog/lacher-prise/

Patricia Penot – Authentique, Libre et Joyeux !
http://psycho-ressources.com/blog/patricia-penot/


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Ateliers Analyse Transgénérationnelle – Contrats Familiaux

image-famille-lib-2Ateliers Analyse Transgénérationnelle
Contrats Familiaux

Dates & horaires :
Un atelier toutes les 3 semaines,
de 10h00 à 18h00,
entre le 6 janvier
et le 23 juin 2018.

Tarif :
Prix d’un cycle : 300 €,
soit 100 € l’atelier.

Pour un engagement sur les 3 cycles, le tarif est de 855 € soit 95 € l’atelier.
La réduction est applicable lors du paiement du dernier cycle.

Adresse : 22, rue du Texel – Paris 14e

Descriptif :

VOS ANCÊTRES ONT DES CHOSES À VOUS DIRE. ET SI VOUS LES ÉCOUTIEZ ?

Vous pourrez ainsi dénouer les liens du passé pour créer ceux du présent et du futur.

À partir du concept des contrats familiaux inconscients né de l’Analyse Psycho-Organique, ces ateliers mensuels vous permettront d’apprendre à déchiffrer votre histoire familiale en dévoilant sa face cachée et le contenu limitant des mémoires qui vous ont été transmises à votre insu.

Vous découvrirez donc comment identifier ces transmissions, ce qui a pu les provoquer, mais également comment faire ressortir les aspects positifs de cet héritage.

Autant de leviers qui se révéleront à vous pour vous aider à devenir acteur de votre vie.

En savoir plus sur le transgénérationnel:
http://psycho-ressources.com/blog/voyage-transgenerationnel/

Plus d’info sur les ateliers:
http://www.mlh-psy-apo.org/Ateliers-mensuels.html

Marie-Laure HAYES
Thérapeute en Analyse Psycho-Organique et Analyse Transgénérationnelle
Diplômée de l’ÉFAPO.

Marie-Laure Hayes est membre de Psycho-Ressources
http://www.psycho-ressources.com/psychotherapeute/morsang-orge/marie-laure-hayes.html


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Voyage au cœur du Transgénérationnel

image-famille-vintage-libVoyage au cœur du Transgénérationnel

Marie-Laure Hayes

Lise à 50 ans. Elle me consulte parce qu’elle est enfermée dans une relation toxique qui la lie à un homme dont elle est éperdument éprise. Quoiqu’elle fasse, elle est habitée par cet homme et elle y pense constamment. Elle a désespérément besoin d’aide et se dit même prête à pratiquer un exorcisme s’il le faut. Elle pense en dernier lieu qu’il s’agit peut-être de sa flamme jumelle, auquel cas, l’affaire s’annonce compliquée.

Cet homme, c’est Antoine. Il a 48 ans au moment de leur 1re rencontre. Il ne partage pas ses sentiments mais entretient tout de même ce lien parce qu’il constitue pour lui un bon miroir. C’est un bel homme, au physique exotique, plutôt brillant.
Six mois après leur 2e rendez-vous, Antoine et Lise se revoient, chez elle, pour un dîner au cours duquel il lui fait « la danse des sept voiles ». Elle plonge, ignorante de ce qu’elle va découvrir cette nuit-là : Antoine souffre d’alcoolisme. La descente aux enfers commence. L’alcool, pour elle, ce n’est pas possible. Mais il est trop tard, le lien toxique est en place.

La quête de sens

Lise souffre terriblement, elle lutte contre ses sentiments sans y parvenir. Elle ne comprend pas pourquoi elle est confrontée à cela.
Elle n’a aucun problème de dépendance à l’alcool, elle n’en boit jamais, non par principe mais parce qu’elle n’aime pas ça.
Elle me dit ne pas supporter « la viande saoule ». C’est oublier un peu vite un élément de son histoire familiale, dont elle est informée depuis longtemps, mais sans y accorder plus d’attention que ça. Interrogée à ce sujet, elle me parle de son arrière arrière-grand-mère maternelle, Louise G. qui buvait plus que de raison et qui avait fini « à 4 pattes dans le caniveau », à vomir « tripes et boyaux », à plusieurs reprises. Le sens commence à se dessiner.

Au cœur du sujet

Après une phase d’anamnèse, je questionne Lise au sujet de son arrière arrière-grand-père, époux de Louise.
Premier insight : il se prénommait Antoine (G.) et avait, lui aussi, un goût prononcé pour la bouteille. Lise le savait, mais l’avait bien entendu complètement occulté. Je lui demande si elle sait quand, de quoi il est décédé, et à quel endroit le couple repose. Elle ne le sait pas. La seule chose dont elle est sûre, c’est que les deux époux ne sont pas enterrés au même endroit.

Je lui propose alors de mener quelques investigations, notamment en consultant les registres d’état civil de l’époque. Ils sont tous numérisés et disponibles sur internet jusqu’au début des années 1900.
Elle parvient à trouver dans les tables décennales la référence de l’acte de naissance d’Antoine G. Mais lorsqu’elle consulte le registre d’actes, seule la page sur laquelle figure l’acte de naissance en question est manquante. Elle n’a pas été numérisée.
Après avoir averti le service compétent, elle reçoit enfin copie de l’acte sur lequel ne figure aucune mention marginale concernant le décès.
Ne sachant pas où Antoine G. est décédé, elle tente une recherche auprès de l’état civil auquel est rattachée la dernière adresse connue de Louise G.
Excellente intuition : Antoine G. est mort à Gennevilliers à l’âge de 48 ans. Le lien n’est pas très compliqué à établir. C’est comme si à travers l’Antoine du présent, celui du passé venait lui chatouiller les orteils.

Sans entrer dans les détails, nous en venons à établir l’hypothèse que Louise et Antoine G. doivent être réunis, condition nécessaire pour que Lise et son Antoine se retrouvent ou bien qu’elle s’en libère.
Lise n’ayant pas retrouvé la sépulture d’Antoine G., il a donc fallu passer par un rituel.

Le rituel

Lise est très ouverte sur l’ésotérisme et la spiritualité. Elle conserve une certaine réserve mais peut tout à fait envisager une vision du monde où seul le corps meurt, où l’âme est éternelle et ascensionne pour atteindre les plans supérieurs de lumière.

Elle m’apprend qu’elle a consulté un médium qui lui a indiqué que l’âme d’Antoine G. a bien atteint les plans supérieurs de lumière mais que celle de Louise est restée prisonnière du
« bas astral ». Elle m’explique que le « bas astral » correspond à l’endroit du plan astral où se situent les vibrations les plus basses. C’est là où convergent les énergies négatives et habitent les âmes tourmentées.
Pour réunir le couple, Lise va devoir aider l’âme de Louise à rejoindre celle d’Antoine. Comment ?

Le medium a reçu en canalisation, le rituel suivant : pendant 40 jours, Lise devra disposer sur un autel, un petit verre d’alcool dont elle renouvellera la dose matin et soir, en adressant à Louise une prière. En s’abreuvant à cette source, l’âme de Louise parviendra elle aussi sur les plans supérieurs de lumière et retrouvera les siens et plus particulièrement son défunt époux.

Assez rationnelle, Lise mettra un an avant de procéder à ce rituel, tant elle a le sentiment de basculer dans une sorte de folie si elle commence à servir de l’alcool à une morte.
À bout de souffrance, elle finit par effectuer ce rituel et je l’accompagne étroitement sur ce chemin. Au terme de ce processus, le medium a confirmé à Lise que l’âme de Louise avait bien atteint les plans supérieurs de lumière et avait enfin trouvé la paix.

La libération

Il est permis de le croire car Lise a appris de la bouche même d’Antoine qu’il avait totalement cessé de boire et qu’il ne s’en attribuait aucun mérite car cela ne lui avait demandé aucun effort. Lien de cause à effet ? Nul ne le sait et je me garderai bien de tirer des conclusions hâtives.

Par ailleurs, Lise a pu enfin amorcer son travail de deuil et de libération par rapport à Antoine, elle a cessé d’espérer et de croire à une issue amoureuse favorable entre eux. Elle n’y pense plus de manière obsessionnelle et elle n’a eu aucun contact avec lui depuis 6 mois. Elle ne souffre plus de façon aigüe, même si le chagrin est encore présent après 2 ans de cauchemar. Elle se reconstruit peu à peu, c’est un chemin difficile.

J’ai accompagné Lise sans jugement et dans l’ouverture car peu importe la nature du rituel dès l’instant que l’intention est profonde et sincère. On rejoint ainsi Alejandro Jodorowsky, précurseur et initiateur de ce qu’il nomme la psycho magie ou comment guérir grâce et par un acte psycho magique.

Vos ancêtres ont des choses à vous dire. Et si vous les écoutiez ?

Lorsque nous traversons des crises, des difficultés, des deuils, nous ressentons parfois le besoin de suivre une thérapie afin d’être accompagnés et soutenus.

On constate qu’au cours d’un travail thérapeutique, beaucoup de patients se heurtent à des résistances, au sentiment de tourner en rond, d’en être « encore là ». C’est peut-être le signe qu’il est temps d’explorer une autre approche, ouvrant sur un champ d’investigation plus large. Ce champ qu’il devient nécessaire d’explorer lorsque les questions intrapsychiques ont résisté à la thérapie dite « classique ». Autrement dit, lorsque la problématique sort du champ intrapsychique.

C’est là que l’Analyse Transgénérationnelle intervient. À partir du concept des contrats familiaux inconscients né de l’Analyse Psycho-Organique, je propose un travail au cœur de l’inconscient ancestral au cours d’ateliers mensuels qui permettent d’apprendre à déchiffrer notre histoire familiale en dévoilant sa face cachée et le contenu limitant des mémoires qui nous ont été transmises à notre insu.

J’y propose de découvrir comment identifier ces transmissions, ce qui a pu les provoquer, mais également comment faire ressortir les aspects positifs de cet héritage.

Autant de leviers qui se révèlent à nous pour nous aider à devenir acteurs de notre vie et nous permettre ainsi de dénouer les liens du passé pour créer ceux du présent et du futur.

Marie-Laure HAYES – Thérapeute en Analyse Psycho-Organique et Analyse Transgénérationnelle, diplômée de l’ÉFAPO.

Retrouvez toutes mes infos ici :
http://www.mlh-psy-apo.org/default.html
Les ateliers mensuels
http://www.mlh-psy-apo.org/Ateliers-mensuels.html
Les infos pratiques
http://www.mlh-psy-apo.org/Modalit-s-Ateliers.html
Les témoignages
http://www.mlh-psy-apo.org/T-moignages.html
Pour en savoir plus sur les Contrats Familiaux
http://www.mlh-psy-apo.org/Publications.html

Marie-Laure Hayes est membre de Psycho-Ressources
http://www.psycho-ressources.com/psychotherapeute/morsang-orge/marie-laure-hayes.html


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Émergence de l’âme – Un chemin initiatique dans les strates de l’être

couvert-emergence-ameÉmergence de l’âme

Un chemin initiatique
dans les strates de l’être

Un livre de Thierry Vissac
aux Éditions LPV

SOMMAIRE

« Arrive un jour où un cri du coeur vient nous sortir de la torpeur et des automatismes de notre existence. Nous aspirons à connaître les Mystères de la vie. Nous ne voulons plus seulement y penser ou en parler, nous souhaitons les vivre.

Ce livre n’est pas théorique. Il décrit un cheminement intime dans les strates de l’être, jusqu’à la rencontre initiatique avec notre âme. Il y est question de vérité pour ceux qui ont le goût de la connaître, par l’abandon de nos croyances et de nos masques sociaux. Un regard et un accompagnement neufs sur la souffrance et la peur en découlent. Un dialogue d’âme à âme devient possible. L’exposé détaillé d’exercices simples, nés de l’expérience directe, apporte un soutien pratique dans cette émergence.

Il s’agit d’accomplir notre destinée et de trouver la paix dans une spiritualité incarnée. »

photo-thierry-vissacL’AUTEUR

Thierry Vissac, auteur de plusieurs ouvrages aux éditions LPV, après avoir accompagné des chercheurs spirituels de tous bords pendant de nombreuses années, se consacre aujourd’hui à l’exploration de notre nature profonde pour répondre à la mutation humaine en cours.

 

EXTRAITS

« Notre personnalité ne serait qu’un agrégat de pensées et d’émotions réactives que nous acceptons comme notre identité. Quelle vision réductrice ! Une douleur intérieure naît de cette division. Nous refusons à notre âme la place qui lui revient. Nous nous compromettons dans la mascarade qui nous laisse toujours avec une nostalgie et une peine. Nous ne posons pas la question de l’essentiel au centre de notre être et préférons naviguer de distractions en distractions, de loisirs en loisirs, d’emploi en emploi, sans connaître notre vocation. Il est question de nous souvenir de notre chemin de vie personnalisé, de son sens, de sa finalité. Ce n’est plus un chemin qui prend en compte les seules satisfactions immédiates, la quête de réalisation des désirs les plus superficiels, l’anesthésie des loisirs qui nous coupent de l’appel du sens lorsqu’ils sont l’activité principale ou la plus attendue de notre quotidien.

Se souvenir. Retrouver le sens et le respecter. Goûter à cet Euréka ! de l’âme qui émerge et dit sa vérité. Visualiser le trajet à parcourir pour reprendre à nouveau son chemin de vie. Telles sont les conséquences lumineuses de l’émergence de l’âme. »

DÉTAILS

Broché: 68 pages
Éditeur : Éditions LPV (Janvier 2017)
Langue : Français
ISBN-10: 2914800334
ISBN-13: 9782914800334
Dimensions du produit : 13,5 x 20,5 x 0,5 cm
Poids : 92g

Une version audio de l’exercice du voyage dans les strates de l’être est également disponible en CD ou MP3. Elle permet de le pratiquer à la maison ou en petits groupes.

COMMANDER

http://www.la-parole-vivante.com/index.php/commander/commande-paypal/


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Être parent aujourd’hui.

couvert-etre-parentsÊtre parent aujourd’hui.
Comment la psychologie peut vous aider au quotidien.
Paris : Editions In Press.

Ludovic Gadeau
Docteur en psychopathologie
Psychologue clinicien
Psychothérapeute

RÉSUMÉ

Les repas, le coucher, les apprentissages scolaires, la télévision ou les jeux vidéo, les soubresauts de l’adolescence… autant de moments du quotidien qui peuvent cristalliser les tensions entre parents et enfant et mener à l’incompréhension ou au découragement. Comment la psychologie peut-elle nous aider dans ces moments difficiles ? Quelles sont les clés pour sortir de l’impasse ? Ce guide permet de mieux comprendre les étapes du développement et le fonctionnement psychologique de l’enfant et de l’adolescent.

Il offre des points de repère dans l’océan des liens familiaux. A partir d’une quarantaine d’exemples, sont éclairés les ressorts qui animent les frictions, crispations ou crises dans ta vie de tous les jours. Un guide qui saura vous aider au quotidien pour dépasser les tensions, ouvrir le dialogue et améliorer durablement les rapports au sein de la famille.

BIOGRAPHIE DE L’AUTEUR

photo-ludovic-gadeau-bibliLudovic Gadeau est docteur en psychopathologie, psychologue clinicien et psychothérapeute. Il a dirigé en Isère un centre médico-psycho-pédagogique et ouvert deux services de soin pour enfants présentant des troubles sévères des apprentissages.

Il est enseignant-chercheur à l’Université Grenoble-Alpes. Ses travaux de recherche portent sur les articulations entre psychopathologie et éducation et la place de la composante temporelle dans la structuration du fonctionnement psychique et des relations intersubjectives. Il est l’auteur aux éditions In Press d’Être parent aujourd’hui (collection « En grandissant, en apprenant », parution le 06 septembre 2017).

COMMANDE
http://www.inpress.fr/livre/etre-parent-aujourdhui/

INTENTION DE L’OUVRAGE

Son contenu peut être utile aux psychologues et aux professionnels du champ éducatif et de soin, et bien sûr aux parents, jeunes et moins jeunes….

Ce livre montre de façon accessible et à partir d’une quarantaine d’exemples cliniques simples :

  • la complexité, la richesse du développement et du fonctionnement psychologique de l’enfant et de l’adolescent, mais aussi ses blocages.
  • les conflits parents/enfants se cristallisant autour de problématiques spécifiques : les repas, le coucher, la scolarité, les apprentissages, les relations sociales, les jeux numériques, les violences, la mutation adolescente, etc.
  • les voies favorisant les dégagements possibles par rapport à ces tensions.

L’ouvrage essaie également de rendre compte pour public large :

  • des fragilités nouvelles de la parentalité en lien avec les mutations produites par la modernité.
  • des problématiques psychologiques nécessitant probablement un accompagnement psychologique.

TABLE DES MATIÈRES

Lettre au lecteur

  1. Éduquer aujourd’hui est-il impossible ?
  2. Le développement psychoaffectif n’est pas un long fleuve tranquille
  3. Points de repère relatifs au fonctionnement psychoaffectif
  4. A table !
  5. Bonne nuit les petits
  6. Jouer, expérimenter
  7. L’école et ses vicissitudes
  8. Violences, cris et châtiments
  9. Comprendre l’adolescent d’aujourd’hui
  10. Et si on allait voir un psy ?

INTRODUCTION

Éduquer aujourd’hui est-il impossible ?

Qu’est-ce qu’éduquer ?

Chacun d’entre nous a assurément une petite idée sur le sujet. La preuve en est, c’est qu’à voir pratiquer les autres parents, et pour peu qu’on se confronte à un comportement de leur enfant qui nous heurte ou nous agace, on peut être assez facilement envahi par l’idée qu’ils s’y prennent « comme des manches » et qu’à leur place on saurait comment faire. Autrement dit, on pense avoir un savoir ou un savoir-faire opposable à la pratique des autres.

Ainsi, la plupart des parents portent-ils en eux une sorte de « théorie » éducative, c’est-à-dire des représentations, plus ou moins construites, mais existantes et agissantes, mais aussi des principes sur lesquels ils pensent s’appuyer, des idéaux également vers lesquels ils aimeraient tendre. Cette « théorie » préexiste à la conception des enfants. Elle a été nourrie par les transmissions générationnelles familiales1, par le groupe social et culturel auquel on appartient, par ce que les médias (livres, magasines, émissions de TV, etc.) véhiculent comme pseudo-théories, assènent comme conseils et font circuler comme idéologie éducative. C’est bien évidemment lorsque cette « théorie » est mise à l’épreuve de la réalité que souvent les choses se grippent. L’éducation des enfants se passe rarement comme on aurait aimé ou comme on aimerait qu’elle se déroule.

Dès qu’il s’agit d’essayer d’expliquer comment on pratique soi-même, on se heurte vite à des difficultés insondables. Essayez de montrer comment vous vous y prenez pour que le repas du soir soit un moment pacifié, quand votre petit dernier tente de s’extirper de son rehausseur, et fait malencontreusement tomber son assiette de purée et que ses cris étouffent la parole de la soeur cadette dont le plaisir à raconter sa journée de classe se mue en une rage indicible contre le petit ou contre les parents imparfaits que vous êtes devenus en un instant puisque vous ne savez, se plaint-elle, que céder aux caprices de petit dernier… C’est à l’ainé d’entrer dans la mêlée, lui dont la faim est insatiable et qui mordrait volontiers dans tout ce qui bouge. Ouf, la tempête passée, le calme est revenu. Comment ? Pas facile à dire. Est-ce votre sérénité qui résiste à toutes les épreuves malgré une journée de travail harassante ? Ou un geste à peine perceptible qui redonne à chacun l’assurance qu’il compte pour vous ? Ou une parole forte (en intensité sonore ou en sens produit) qui fait point d’arrêt au débordement ? Ou bien le met sorti du four dont la signature olfactive mobilise les couches mnésiques les plus profondes du cerveau ? L’alchimie qui a restauré le calme autour de la table est sans doute infiniment plus complexe que les maigres paramètres ici convoqués. On ne peut en rendre compte qu’à grands traits.

Chacun d’entre vous a pu également, à son corps défendant, faire l’expérience (amère le plus souvent) des effets des conseils prodigués par les amis. « Fais donc comme ceci, avec moi ça marche bien ! » Et vous faites comme ceci, mais ça ne marche pas mieux, quand ça n’aggrave pas la situation. Que peut-on tirer de ce type d’expérience ? Au moins deux choses. La première c’est que, lorsque quelqu’un pense savoir pourquoi telle chose a bien marché, rien ne nous assure que ce soit bien cette chose qui précisément a été le levier principal de l’acte opérant. La seconde, c’est que ce qui peut s’avérer pertinent pour Mr A ou Mme B. ne l’est pas nécessairement pour Mme C. ou Mr D.. Je pense même que ça l’est rarement. Et lorsqu’un conseil semble avoir été opérant, ce n’est pas le conseil lui-même, mais « quelque chose » de caché derrière le conseil qui a oeuvré.

Qu’est-ce qu’éduquer ? C’est donc assurément une question qui nous plonge dans l’embarras. À plagier St Augustin2, je dirais que si on ne me le demande pas, je pense savoir ce qu’est éduquer, mais dès qu’on m’interroge sur ce qu’est ce savoir, je ne sais plus très bien.

Éduquer est-il un métier impossible ?

Il y a près d’un siècle, Freud disait que psychanalyser, gouverner et éduquer étaient trois métiers impossibles. Concernant le métier d’éduquer, on ne saurait lui donner tort surtout si l’on entend sa formule comme une invite à se protéger contre l’excès d’autocritique, ce qu’il nommait la férocité du Surmoi. Quoi que l’on fasse comme parent, ce sera toujours mal, imparfait, c’est-à-dire jamais à la hauteur de l’effort ou de l’engagement consenti. De savoir que nous sommes tous logés de ce point de vue à la même enseigne contient sans doute et malgré tout quelque chose de réconfortant. En outre, « mal faire » n’est pas « faire mal ». Chacun peut en entendre la différence. Dans « mal faire » il n’y a aucune intention consciente ou inconsciente de « faire mal ». Simplement, on s’y prend mal pour faire. Dans la formule « faire mal », on entrevoit une sorte d’intention malveillante, pas toujours consciente, tant s’en faut, mais dont la portée est destructrice. Ces situations éducatives qui comportent du « faire mal » (qu’il vienne des parents ou de l’enfant) nécessitent une aide psychologique à laquelle la seule lecture de cet ouvrage ne saurait suffire (voir le chapitre « Si on allait voir un psy ? »).

« Mal faire » est donc une composante inévitable, normale, de toute situation éducative. Le sentiment de « mal faire », tout inconfortable qu’il puisse être, est un bien précieux. Il est une voie d’entrée importante permettant d’interroger ses pratiques éducatives, d’identifier ce qui se répète dans les conflits, de questionner le sens de ses actes et la portée de ses actions. Si vous êtes dans ce type de questionnement, vous trouverez sans doute dans la suite de ce petit traité de quoi nourrir votre réflexion et inventer les pas de côtés nécessaires pour dénouer les conduites répétitives auxquelles les situations éducatives du quotidien vous confrontent.

Permettez-moi encore quelques mots pour vous faire sentir combien être parent aujourd’hui est une chose difficile, plus difficile qu’elle ne l’était il y a encore 30 ou 40 ans. Cette évolution n’est pas propre à la question de la parentalité. Il en va du « métier » de parent comme du métier d’enseignant. On constate que les classes auxquelles les enseignants d’aujourd’hui ont affaire sont bien différentes de celles de leurs prédécesseurs, même si les enfants restent des enfants. Dans leur champ propre, les psychologues cliniciens et les pédopsychiatres constatent aussi des évolutions sensibles dans les pathologies présentées par les enfants d’aujourd’hui et dans les difficultés dont les parents font état dans les consultations.

En quoi consiste ce changement ?3 De quoi est faite cette évolution qui augmente la difficulté d’être parent et d’éduquer ? Ce qui aujourd’hui fait symptôme dans la société contemporaine, c’est une crise de la légitimité des positions d’autorité. Le champ social était auparavant organisé entre autres sur le modèle religieux. On reconnaissait l’existence d’une transcendance comme celle du roi, du chef, du père, du maître, du professeur… Vaille que vaille, la société secrétait et transmettait des limites construites autour de la place prévalente des figures d’autorité.

Ce système ayant été ébranlé, tout se passe comme si nous nous étions affranchis de la nécessité d’avoir affaire à une transcendance (une Autorité). Or, pour se libérer des figures de l’autorité, il faut pouvoir disposer d’un psychisme d’adulte. L’enfant n’est pas capable de se séparer d’une telle figure s’il ne l’a pas rencontrée auparavant. C’est toute la vie collective qui, de ce fait, a, en moins de 50 ans, basculé, de sorte que les limites ne sont plus préétablies, fondées sur de règles qui se transmettent. Ces limites doivent émerger des partenaires eux-mêmes, par contrat pourrait-on dire. Cela n’est pas sans conséquence du côté des parents. Sans relais de légitimité venant du corps sociétal, sans référence tierce, les parents ne peuvent faire appel qu’à leurs ressources psychologiques propres pour assumer le travail d’éducation de leurs enfants.

Par ailleurs, de plus en plus souvent, les parents se démettent eux-mêmes de cette position d’autorité, comme si être aimé de leurs enfants était plus important que de les éduquer. Ces parents ne veulent pas prendre le risque d’un désamour, et sont en cela enclins à céder sur la plupart des exigences de leur enfant. Ainsi, les enfants font-ils l’économie d’avoir à renoncer à leur toute-puissance infantile, condition pourtant nécessaire à la possibilité de grandir sur le plan psychologique.

Par ailleurs, la société libérale, ce qu’on appelle le post-modernisme, a tendance à effacer les signes distinctifs (symboliques) qui ordonnent les catégories et séparent les univers, et notamment ce qui sépare le monde des enfants et celui des adultes. Les publicités circulant sur les médias sont une assez bonne illustration de ce phénomène. Chacun a pu voir à la télévision une publicité en faveur d’une marque automobile, où un adolescent appelle ses parents pour le repas. Les parents sont collés à un écran d’ordinateur et contemplent avidement la voiture de leurs rêves. L’adolescent les menace de couper l’ordinateur s’ils ne viennent pas immédiatement à table, manger le plat de nouilles qu’il a préparé. Dans le même genre, témoignant d’un effacement des générations, est apparue il y a quelques années dans les hebdomadaires une publicité concernant la marque de vêtements « petit bateau ». On y voit la photographie d’un homme de 65 à 70 ans, souriant, pas rasé et portant un T-shirt « petit bateau ». Au-dessus de son portrait sont écrits « 888 mois », soit un beau bébé de 74 ans !

La fragilisation de la différence des générations est augmentée par l’affaiblissement de la transmission de références communes qui organisent symboliquement le passage (et donc la différence) enfant/adulte, notamment par la disparition dans la culture occidentale de nombreux rites (religieux ou laïques) marquant un changement de statut social : communion catholique ou juive, cérémonies de remise de diplômes, conscription, tenues vestimentaires, etc.). Ces rites ont pour fonction de travailler et de marquer la différence des générations4 et l’orientation vers un futur possible : privé de ces liaisons fondamentales, l’individu se retrouve isolé, en manque de sens à donner à son existence, en manque de perspectives. Pour retrouver du sens et une direction, chacun se bricole des identités spirituelles à la carte, sa religion, ses croyances en puisant dans des référentiels éloignés de sa propre culture, de sa propre tradition.

Il est enfin un autre facteur, sans doute plus compliqué à appréhender, qui fragilise considérablement les positions éducatives. Il relève de la contestation des savoirs liés à l’expérience subjective, et la recherche d’appuis (des pratiques) sur les connaissances objectivables. Au nom d’une information qu’on estime juste et légitime, d’une rigueur qu’on qualifie de scientifique, d’une efficacité que l’on revendique, notre société libérale fait la promotion d’une exigence de transparence, par le calcul rationnel, l’évaluation tous azimuts, l’expérimentation de laboratoire. La promotion de cette forme de rationalité se fait au détriment de la richesse de l’expérience sensible et de la parole5. Elle veut exclure le doute, l’incertitude, ce qu’on pourrait appeler la logique du flou, au profit de « certitudes » prétendument certifiées par l’expérimentation et la science statistique. On s’en remet à la connaissance scientifique et aux spécialistes, comme on s’en remettait à Dieu et à ses représentants autrefois.

Un petit exemple :

Une maman vient me voir, car son bébé de quelques mois pleure beaucoup. Elle se demande notamment à quel moment elle peut ou doit lui donner le biberon. Combien de temps elle peut ou doit accepter de le laisser pleurer. Elle a peur de se tromper, de traumatiser son petit, d’être au fond sans le savoir une mauvaise mère causant la souffrance de son enfant. Elle a lu beaucoup de livres sur le développement de l’enfant, mais ne trouve pas de réponse satisfaisante à son questionnement. Elle vient donc voir un spécialiste. À vrai dire, je ne suis pas le premier qu’elle vienne consulter. Elle a déjà vu un pédiatre, un neuropédiatre et deux psychologues, qui tous ont fort aimablement répondu à ses questions, qui tous l’ont rassurée sur la santé de son bébé et sur ses qualités maternelles. Mais, malgré tout insatisfaite, dans le doute quant à ce qu’elle appelle « ses compétences de mère », elle continue sa quête auprès d’un nouveau « spécialiste ». On lui a parlé de moi, dans des termes élogieux (ça fait toujours plaisir), c’est pourquoi elle attend beaucoup de cette rencontre, d’autant qu’elle vient de loin, dit-elle (ça fait monter la pression). Ce que cette maman n’avait peut-être pas entendu (ou pu entendre faute d’avoir été mis en travail) dans les consultations précédentes, c’est qu’aucun savoir (psychologique ou pédiatrique) ne peut venir mettre un terme à son questionnement, lui donner la bonne réponse, la bonne méthode, l’assurer de la bonne pratique qui ferait d’elle une bonne mère et qui permette à son bébé d’échapper à toute souffrance.

Ce que cette maman a à entendre et à assimiler c’est qu’il ne peut y avoir d’adéquation totale entre le bébé et son environnement, qu’aucune mère ne peut (ni n’a à) protéger son enfant de tout, pas davantage des effets de la frustration6 que de ceux de la souffrance physique, et qu’un bébé puisse, en même temps que l’amour et la tendresse, éprouver de la colère et même de la rage contre son environnement est inhérent à la condition humaine.

Ce que cette maman a à entendre, c’est que la rage que l’enfant va rencontrer n’est pas destructrice, qu’il va survivre à cela et que la mère est là pour que de tels éprouvés puissent être éprouvés, puis métabolisés, pacifiés. Elle n’a pas à redouter la colère que l’enfant, grandissant, pourrait diriger contre elle par instants. Cette colère va se transformer pour autant qu’on lui donne un espace d’expression et qu’on accompagne sa lente transformation en puissance créatrice (par le jeu, par le sport, par l’activité intellectuelle, etc.).

J’ai essayé de monter cela à cette maman, notamment en lui disant que, malgré le peu de connaissance que j’avais d’elle, je la considérai comme en mesure de supporter et plus encore de tirer profit de la frustration que j’allais lui infliger. Je ne lui donnerai aucune réponse savante sur le quand, le comment ni le pourquoi on peut frustrer un enfant, que cette question n’appelle aucune réponse possible. Par contre, elle appelle une autre question. Pourquoi faudrait-il redouter le désamour de son bébé ? Ne peut-on faire confiance à la vitalité psychique de ce petit être pour qu’il surmonte, entouré, contenu par une mère bienveillante, la colère qu’il peut légitimement éprouver face à une réponse insatisfaisante ? Je la mettais au fond dans une situation similaire à celle qu’elle redoutait pour son bébé ? Allait-elle succomber à la frustration ou bien accepter de se mettre elle-même à l’épreuve de cette non-réponse, de l’éprouver, de la travailler pour grandir comme mère ? Je lui montrais que j’avais confiance en elle pour entamer ce cheminement. En fin de consultation, elle m’a chaleureusement remercié. Mais je ne saurai jamais vers quoi cette consultation a conduit cette maman. Là, c’est moi qui étais (et suis toujours) frustré.., mais c’est un moteur puissant pour continuer à apprendre de mes patients.

Ce qui semble avoir disparu chez certains parents, c’est la possibilité d’une mise en appui sur le doute, sur le défaut de savoir et la légitimité qui fonde ce défaut. C’est cette légitimité qui aurait dû permettre à cette maman de « faire entendre » à l’enfant qu’il avait assurément de bonnes raisons de pleurer, d’être en colère parce qu’aucune réponse ne pouvait l’apaiser7, mais qu’elle était là, présente, pour lui faire sentir que cela n’était pas pour autant destructeur et qu’il saurait progressivement faire avec cette colère, l’apprivoiser.

Être parent et le rapport à la transmission

On ne se débarrasse pas facilement de ce qui nous a été transmis. Ce qui nous est transmis par les générations antérieures l’est à notre corps défendant le plus souvent. Quand ce qui nous est transmis comme postures éducatives nous convient, lorsque nous y adhérons, la déception, ou la souffrance éventuelle liée à la confrontation au réel débouchent souvent sur des révisions, des ajustements éducatifs, une inventivité renouvelée qui favorisent le plus souvent l’adaptation parent/enfant/environnement. Les choses sont plus compliquées lorsque les parents, père et mère, père ou mère, souhaitent se défaire des modèles parentaux qui ont participé à leur propre construction (pour des raisons souvent liées leur souffrance vécue d’enfant). On reçoit fréquemment en consultation des parents qui se font le témoin de ce que ce à quoi ils ont voulu échapper comme parents dans l’éducation de leur enfant, ils le reproduisent malgré eux.

Ainsi, Mme M. a-t-elle souffert, enfant, de la sévérité, de la violence morale et physique de ses deux parents. Elle a tout fait dit-elle, pour ne pas ressembler à sa mère, en se montrant présente et attentive à ses enfants, aimante autant qu’elle le pouvait. Mais elle fait l’amer constat qu’elle se voit reproduire par moments des gestes, des paroles qui viennent de sa mère. « Avec Élise (sa fille), je me retrouve au bout du compte à fonctionner comme ma mère alors que j’ai voulu tout faire pour ne pas lui ressembler». Il n’est sans doute pas juste de dire que Mme M. fonctionne comme sa propre mère. La violence dans laquelle elle est prise par moments n’a pas la même ampleur, ni en intensité ni en fréquence, que celle qu’elle a subie, mais elle fait le douloureux constat qu’on ne se débarrasse pas aussi facilement de ce qui nous a été légué à notre corps défendant, et que la volonté pas plus que l’amour pour son enfant ne constituent un rempart suffisant pour nous protéger de ce qui se répète par la transmission.

Souvent, lorsqu’on oppose au modèle parental qui nous a fait souffrir comme enfant, un contre-modèle destiné à nous faire échapper comme parent aux parents que nous avons eu, on fabrique à notre insu les conditions de la répétition même.

Si l’on veut échapper aux effets délétères de certaines transmissions, il ne sert à rien de rejeter en bloc ce qui nous a été transmis ou d’imposer à sa volonté un contre-modèle au modèle qui a participé à notre construction. Il faut non rejeter, mais accueillir ce qui nous a été légué par l’éducation pour le mettre au travail, et lentement le refaçonner. Ce qui nous est transmis, qu’on le veuille ou non nous constitue, est une partie de notre être profond, une partie de notre identité. On ne saurait le rejeter sauf à nier une partie de soi-même, à se mutiler au fond.

Par ailleurs, ce qui est transmis n’a pas vocation a priori à se reproduire à l’identique, de sorte qu’il n’y a nulle fatalité à être un « clone » de notre mère ou de notre père. Pour cela, il faut assimiler ce qui nous est transmis, pas le rejeter ou le contrecarrer. Un psychologue un peu oublié de nos jours, Jean Piaget, utilisait une formule biologique assez parlante pour faire comprendre ce qu’est le phénomène de l’assimilation sur le plan psychologique. Lorsque nous mangeons du lapin, disait-il, notre corps ne se transforme pas en lapin, c’est le lapin qui se transforme en notre corps. Eh bien, assimiler ce qui nous est transmis c’est le transformer en quelque chose qui est nous. C’est cette opération (complexe) que futur parent, ou parent, nous devons lentement (rien ne sert de courir…), patiemment (ça, c’est plus difficile à accepter de nos jours) accomplir.

Comment accomplir ce travail d’assimilation ? Peut-être en lisant les chapitres qui suivent, au gré de votre humeur, de vos interrogations, de votre curiosité, sans chercher de réponses clés en main à votre questionnement, sans chercher à vouloir faire taire vos doutes. Ces doutes sont le sel de la vie psychique et ils contiennent bien plus de vertus que vous ne pouvez imaginer.

NOTES
1. C’est-à-dire les modèles qu’ont pu représenter les parents des futurs parents, ce qu’ils ont eu aux yeux de ces futurs parents de positif ou de négatif, ce qu’ils drainent d’amour ou de haine, de légèreté ou de pesanteur. Ainsi, tel père pourra-t-il souhaiter se comporter de façon très différente de ce qu’il a vécu avec son propre père, tel autre au contraire reproduire ce qu’il a plus ou moins idéalisé comme enfant ou adolescent de la posture paternelle ou maternelle. Telle mère cherchera-t-elle à réparer, à travers l’amour qu’elle donne à son enfant, tout ce qu’elle n’a pas reçu de ses propres parents. Nous reviendrons plus bas sur cette question complexe autant que passionnante.
2. Qui, essayant de définir ce qu’est le temps, écrivait : « Quand personne ne me le demande, je le sais. Qu’on vienne à m’interroger là-dessus, je me propose d’expliquer et je ne sais plus » (Confessions, Livre XI, 14, 17).
3. Pour une étude plus complète des déterminants et des conséquences de ce changement, le lecteur intéressé pourra se reporter à deux articles : Gadeau L. (2015). « Vers une société du narcissisme pervers ». Connexions, 2/104, 165-176 ; Gadeau, L. (2015). « Accélération du changement et temporalité psychique : le glissement de l’autorité institutionnelle vers la (dé)responsabilité individuelle ». Dialogue, 2/208, 125-138.
4. Ce qui semble favoriser la fragilité des rites, c’est qu’on ne perçoit leur intérêt ou leur pouvoir structurant qu’après qu’ils aient disparu. Dans la culture occidentale, lorsqu’on est dans la pratique du rite, on ne perçoit pas le bénéfice qu’il engendre, on ne semble percevoir que son aspect contraignant.
5. Rendre compte de ce qu’on entend par parole, ici, est peut-être difficile en quelques mots. Disons qu’il ne suffit pas de prononcer des phrases justes du point de vue grammatical ou simplement compréhensibles pour l’interlocuteur pour qu’il y ait parole. La parole suppose un sens et un effet qui aillent au-delà de l’information délivrée ou reçue. La parole modifie celui qui parle (par le fait d’être engagé dans ce qu’il dit) et/ou celui qui reçoit ce qui est dit (par le fait qu’il entend dans ce qui est dit quelque chose qui dépasse le message intentionnellement adressé). On pourrait faire une différence entre causer et parler. Au bistrot, ça cause (beaucoup même), mais le flot de paroles ne modifie guère celui qui parle, pas davantage le plus souvent que celui qui écoute. Vous pouvez retrouver les mêmes personnes huit jours, quinze jours ou un mois après, elles se disent, accoudées au comptoir, à peu près les mêmes choses, et ne sont nullement modifiées par ce qu’elles disent. Pourquoi ? Parce que ce qu’elles ont à dire n’est pas adressé. C’est dit à qui veut bien l’entendre. Parler suppose au contraire une adresse. Comme pour une lettre, il y a un destinataire. Mais, et c’est là que ça se complique, si le destinataire n’est pas choisi au hasard, c’est qu’il représente un autre destinataire, mais celui-là ignoré (par la conscience) du sujet qui parle.
6. Le mot » frustration » peut paraître un peu fort, mais on en comprendra le sens et la portée si on l’oppose au mot « privation ». La privation concerne le registre des besoins fondamentaux comme l’alimentation, le sommeil, l’attachement, la sécurité psychique, etc. La frustration porte sur un autre registre, celui des désirs (voir le chapitre 2). On ne saurait infliger des privations à un enfant (pas plus qu’à un adulte d’ailleurs). De telles pratiques tomberaient sous le coup de la loi. Ce serait de la maltraitance. La frustration est consubstantielle au désir, elle en constitue une des garanties vitales, parce qu’elle donne des limites à son accès. Ces limites, qui ne sont pas ni des empêchements ni des interdits absolus, donnent sa consistance et sa valeur au désir.
7. Et donc qu’il devait assumer la déception fondamentale liée à sa condition d’humain, à savoir que personne, pas plus la meilleure des mères que toute autre, n’est et ne sera à même de combler en permanence ses attentes, ni apaiser totalement ses souffrances.

DÉTAILS

ISBN/EAN 978-2-84835-426-2
16,00 EUR
400 pages
Format: 15 x 21 cm
6 septembre 2017

COMMANDE
http://www.inpress.fr/livre/etre-parent-aujourdhui/


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Ateliers d’écriture thérapeutique à Strasbourg

Ateliers d’écriture thérapeutique à Strasbourg

Depuis lors, à une heure incertaine,
Cette souffrance lui revient,
Et si, pour l’écouter, il ne trouve personne,
Dans la poitrine, le cœur lui brûle.
Primo Levi

image-valerie-ecrireSérie d’ateliers, les dates :
Samedi 16 décembre, 15 h à 17 h.
Samedi 6 janvier, 15 h à 17 h.
Samedi 10 février, 15 h à 17 h.
Samedi 24 février, 15 h à 17 h.
Samedi 10 mars, 15 h à 17 h.
Samedi 7 avril, 15 h à 17 h.

Le lieu : Cabinet de psychothérapie au 4, rue de la 1ère Armée à Strasbourg.
Prix : 35 euros.

L’écriture thérapeutique

Notre créativité est un pilier sur lequel nous pouvons nous appuyer pour guérir.

En tissant les fils de cette créativité avec ceux de notre rationnel, nous retrouvons notre unité.

Nous sommes bien plus que nos difficultés dans notre vie : les ressources de l’art sont en nous, qui permettent à tout notre être d’exprimer ses multiples dimensions et sensibilités.

L’expression est un pas vers la guérison. Mettre à l’extérieur de soi pour mieux voir, pour donner à voir, à écouter.

Au cours des ateliers, l’invitation à écrire « corps et âme » est notamment soutenue par des exercices de conscience corporelle et d’échauffement, intercalés entre les moments d’écriture.

Des formes d’écriture sont proposées, comme des pistes de départ.

L’atelier a lieu à partir de 4 personnes, 10 personnes maximum.
Pour s’inscrire, envoyer ou déposer un chèque de 35 euros.
Désistement possible jusqu’à dix jours avant la date de l’atelier.

Valérie Joubert
Psychologue, psychothérapeute
06 95 37 60 32

Retrouvez-moi sur mon blog Psycho pour Tous.
http://psychologiepsychotherapie.com/
Ma page Psycho-ressources
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Dansez !

couvert-dansezPOUMI LESCAUT

DANSEZ !
LE CORPS, LIVRE DE CONNAISSANCE

Préface de
Patrice van Eersel

Le corps est un univers à rencontrer d’urgence et qui peut nourrir la pratique de tout art, y compris celui de soigner ou d’enseigner. « Dansez ! » s’adresse donc autant aux danseurs qu’aux acteurs, psys et thérapeutes de tous horizons, philosophes, poètes et à tous ceux pour qui le corps est le point de départ de la connaissance. Art, spiritualité et thérapie sont ici indissociables.

La danse y est vécue comme outil de transformation en englobant l’être entier, physique, subtil et spirituel, vers l’expérience de l’unité. . La danse vue par Poumi Lescaut nous invite à poser un regard neuf sur soi, sur l’autre, sur la vie de tous les jours en déshabituant le regard, qui alors s’élargi. Nous sommes invités à explorer tous les étages de l’être, dense et subtils qui s’unifient pour accoucher de notre propre mystère…

« Ce livre est un puzzle merveilleux. Une combinaison inclassable. On y trouve des cosmogonies, des envolées esthétiques et des considérations scientifiques, des témoignages spirituels et beaucoup de souvenirs extraordinaires, notamment rapportés d’Inde… Dans ce livre, on trouve aussi de très intéressantes considérations sur le mouvement, sur le corps, le rythme, la respiration, l’énergie, l’espace-temps, le vide… »
Extrait de la préface de Patrice van Eersel.

Le travail de recherche de Poumi Lescaut, chorégraphe, danseuse, art thérapeute relie les savoirs d’Orient et d’Occident au travers d’une étude expérimentale de terrain sur une cinquantaine d’années. Elle a publiée Balayogi l’Alchimie du Silence et Chanter le silence, haikus avec des calligraphies de Carolyn Carlson. Elle a toujours donné une dimension thérapeutique à son travail, tant pédagogique que de création. Ex-danseuse du Ballet du XXème siècle (Maurice Béjart), elle fonde ensuite sa propre compagnie.

Un livre de 360 pages (avec photos) – 23 €

EXTRAIT

photo-poumi-lescautS’oublier, s’abandonner

En anglais « surrender », se livrer totalement à la volonté de l’univers, est un terme explicite qui exprime en un mot toute une façon d’être. En fait s’oublier c’est quand l’égo s’efface en laissant toute la place à l’Etre.

S’oublier est ce qui peut nous arriver de mieux et c’est sans doute au cœur de cet abandon, de cette confiance, que l’on peut rencontrer qui l’on est réellement. Sans ces peurs conscientes et inconscientes que le corps matérialise par des tensions négatives, l’oubli de soi libère l’énergie et ouvre pleinement la voie à l’inspiration. Là on n’est plus encombré de soi. En allant jusqu’au bout de cet abandon dans le geste, tu crées un mouvement et en même temps tu t’abandonnes dedans.

La beauté naît du contraste de cet abandon par une liquidité de la danse avec un mouvement très contrôlé, tenu, ténu ou tranchant. Quand l’abandon se refuse, la magie du geste se refuse également. Si l’on veut tout contrôler il sera difficile de trouver le dosage subtil qui s’équilibre avec l’abandon. Par ailleurs, juger ce que l’on fait empêche le plaisir de danser et sûrement d’en tirer un bénéfice quelconque, en s’oubliant tout cela disparaît comme un mirage. En oubliant la peur de mal faire, en étant dans le plaisir de danser, la beauté et la plénitude du geste se révèlent.

Oser et s’oublier.

Oser s’oublier. S’oublier c’est lâcher l’attachement au résultat. C’est laisser tomber quelque chose qui ressemble à un vieux vêtement. Un vieil attachement. Ici encore, on voit pourquoi le danseur est un yogi qui souvent l’ignore ! Car qui mieux que le danseur a l’expérience de l’instant comme seule réalité ?

S’oublier pour avoir accès à la mine d’or que nous détenons potentiellement au dedans. Les mains se détendent, car le cœur se détend qui ouvre le visage et le cœur des mains. Là, la beauté apparaît par la libération du flot intérieur. C’est ce qui apparaît quand il n’y a plus rien de solide, d’opaque, d’attaché, que l’identification à la matière, au corps physique, s’effacent. Le mieux étant pas d’identification du tout. En s’oubliant dans le mouvement le poème s’écrit de lui même, seule la danse existe qui t’emmène, c’est elle qui te guide car le « je » n’est plus valide et la danse devient fluide et habitée car elle va au-delà.

Entrer dans un état de détente complète dans lequel on trouve la justesse d’agir, modifie l’état d’esprit intérieur et permet d’entrer dans une dimension où la danse se déroule en toi, puis de toi vers le monde et les soucis techniques s’effacent d’eux-mêmes.

Cela conduit à un oubli de soi et là ce n’est plus toi qui veux danser, tu deviens la danse. Au delà du geste ordinaire, la danse emmène ailleurs, dans un voyage où il n’y a plus ni intérieur ni extérieur, c’est comme se retourner pour emprunter le chemin opposé, vers le dedans. C’est une expérience qui surprend celui qui danse autant que celui qui regarde. C’est là qu’elle devient véritablement un art, quelque chose de l’être secret de l’interprète se dit alors qui se transmet au spectateur.

Celui qui reçoit sera soulevé par l’énergie qui se dégage, énergétisé par ce qu’il reçoit.

Il n’y a là rien qui passe par la compréhension, par le mental, c’est purement de l’ordre du sensible, du subtil. C’est un état qui s’apparente à la transe, mais où l’on reste ancré dans le réel. Quand on s’oublie on est sous le contrôle d’une énergie autre, qui peut porter toutes sortes de noms : l’invisible, les esprits, l’univers, tout ce qui est plus grand que soi et qui est justement indéfinissable.

Nous l’appellerons la Présence.

* * *

ÉDITIONS ACCARIAS-L’ORIGINEL
5 passage de la Folie-Régnault
75011 PARIS
Tel: 01 43 48 73 07
http://www.originel-accarias.com

DÉTAILS & COMMANDE
http://www.originel-accarias.com/Edition/LESCAUT.html


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Voyage de Retour à Soi – 15-17 décembre 2017

ima-promo-ysabeille-1FIN DE SEMAINE DE NOUVELLE LUNE
« VOYAGES DE
RETOUR À SOI »

Une occasion unique pour toi de te reconnecter à tous les guérisseurs qui t’habitent au travers des voyages de reconnexion où vous retrouverez toutes ces potentiels que vous avez oubliés.

La fin de semaine du 15 au 17 décembre

Être Soi, ça implique quoi ?

Accepter le meilleur en nous et pardonner notre part d’ombre nous amène dans l’unification.

Se réconcilier avec notre enfant intérieur pour mieux s’émerveiller dans le présent d’aujourd’hui.

Libérer les vies antérieures négatives et karmiques afin d’accéder aux registres des vies antérieures positives pour retrouver ces savoirs, ces dons, ces potentiels.

S’unifier à notre livre de vie pour feuilleter nos annales akashiques et se nourrir des bonnes recettes qui ont fait notre talent.

Ouvrir nos dons à une nouvelle fréquence plus élevée pour atteindre de nouvelles connexions du taux vibratoire afin de raffiner toutes les formes de communication avec les autres dimensions.

Les techniques pour effectuer des voyages astraux en toutes sécurités vous seront enseignés et vous aurez l’opportunité de pouvoir l’expérimenter durant la fin de semaine de formation. Ceci sera offert à ceux qui désirent vivre ces voyages donc ne sera pas obligatoire puisque ça sera un choix car il est important d’être à l’aise, en accord et de le vouloir afin de vivre un voyage extraordinaire en sécurité et dans la connexion.

Rencontrer des êtres des différents mondes, s’allier à de nouvelles énergies et découvrir de nouveaux potentiels sont les objectifs de cette fin de semaine.

ima-promo-ysabeille-2Retrouver l’amour de soi et installer ces bases afin de se solidifier dans sa relation à Soi.

Être la personne que nous avons toujours voulu être sans savoir comment est une priorité.

Un cadeau inestimable pour toi !

La villa Saint-Martin, un endroit de rêve dans la nature en bordure du lac Deux-Montagnes, un lieu de ressourcement où les énergies y sont très élevées. Nous aurons le pavillon St-Ignace pour nous seul durant notre séjour en bordure de ce boisé tout près de l’eau ! Une lumineuse fin de semaine au coeur de Montréal dans la nature où tu pourras vivre les plus grandes reconnexions de ta vie !

Horaire : vendredi 17h30 pour le souper
L’atelier : débute à 19h00 au dimanche 13h00
Tarif formation: 235$ (taxes, cahier, diplôme & 20 heures de formation inclues)

Tarif d’hébergement : 190$ Prix d’hébergement par personne et l’hébergement est obligatoire. *Chambre individuelle avec lit queen, salle de bain privée, literie et serviette fournies. *Menu sans gluten, sans lactose ou végétarien en faire la demande à l’inscription.
(190$ pour l’hébergement + 235$ taxes inclues pour la formation =425$)

Lien sur mon site : http://www.ysabeille.com/services/?page_id=5728

Inscription obligatoire: info@ysabeille.com
Maximum de 14 personnes

Au plaisir de vivre cette formation

Ysabeille
http://www.ysabeille.com
– Tel. (514)817-7349

Membre de Psycho-Ressources
http://www.psycho-ressources.com/therapeute/longueuil/ysabeille-gariepy.html


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L’ESPOIR… Source de Vie ! Magazine VIVRE – Nov. Déc. 2017

photo-lucie-douvilleL’ESPOIR… Source de Vie!
Magazine VIVRE – Nov. Déc. 2017

ÉDITORIAL – NOVEMBRE 2017

Une invitation à croire, sans voir…

L’espoir peut se manifester sous différentes formes dans notre vie. Suffit qu’on lui ouvre la porte et c’est parti…

C’est le regain d’énergie qui nous donne le gout de sortir du lit; c’est l’élan qui nous permet de faire un pas de plus vers l’avant; c’est la petite tape sur l’épaule qui nous invite à ne surtout pas abandonner; c’est la bouffée d’air frais qui nous permet tout à coup de mieux respirer; c’est la certitude que peu importe la noirceur dans laquelle nous sommes plongés, le soleil va toujours se lever.

En fait, l’espoir, c’est ce qui nous invite à croire, sans voir, que le problème qui nous turlupine aujourd’hui ne nous turlupinera pas toute notre vie et que, le moment venu, nous l’aurons résolu.

Du petit problème à l’énorme défi

J’ai parfois pensé que la vie était une suite de petits problèmes à régler allant jusqu’à d’énormes défis à relever, en passant par des périodes de repos pour se ressourcer. Cette vérité m’a frappée de plein fouet lorsque la création du magazine s’est « imposée » dans ma vie. J’avais tellement de problèmes que je n’arrivais plus à respirer.

Un jour, alors que je racontais à David Ciussi tous les problèmes auxquels j’était confrontée, il m’a dit, littéralement ravi : « Mais c’est merveilleux Lucie… Tu as de vrais problèmes à régler! Nous, les humains, on aime bien régler des problèmes et quand on n’en a pas, on s’en invente. Mais ceux-là sont presque impossibles à régler, car ils n’existent pas pour de vrai. »

Bienvenue sur Terre!

Je suis donc repartie de là avec tous mes problèmes sous le bras, mais grâce à ce que David m’avait expliqué, j’étais moins désespérée qu’à mon arrivée. Je crois même que, sans le savoir, je venais d’ouvrir la porte à l’espoir.

J’avais compris que les problèmes font partie intégrante de la Vie; qu’un problème qui ne nous est pas destiné ne nous sera jamais imposé, mais que s’il nous est présenté, c’est que nous avons déjà, en nous, tout ce qu’il faut pour le régler. En comprenant aussi que notre passage ici, sur Terre, était l’occasion « rêvée » pour se pratiquer, j’ai quitté le rôle de la victime qui déprime et j’ai choisi d’avancer.

Quand les semences d’espoir commencent à germer

Le lendemain matin, au réveil, tous mes problèmes étaient là comme de bons petits soldats prêts à livrer leur combat. Bon! En huit heures de sommeil, je ne m’étais pas musclée au point de tous les renverser et je me sentis vite dépassée. Mais… chaque fois que je repensais à ce que David m’avait dit, je me sentais ragaillardie. Ô pas assez pour tout régler, mais assez pour l’espérer.

Aujourd’hui, 17 ans plus tard et 98 numéros produits, je suis heureuse de rendre hommage à l’espoir sans qui VIVRE aurait pu devenir mon pire souvenir. L’espoir est devenu l’hélium qui a non seulement apporté plus de légèreté dans ma vie, mais grâce à qui j’ai pu m’élever au-dessus de la mêlée pour me permettre de poser des actions éclairées.

Ce changement d’altitude, vous vous en doutez, m’aura graciée d’un changement d’attitude qui est venu peu à peu faciliter ma vie, me permettant de mener à bien tous ces combats qui étaient miens. De batailles menées en victoires remportées, j’ai mieux compris cette grandiose Intelligence qu’est la Vie, et j’ai appris à me laisser guider.

La magie… c’est nous!

N’ayant de magique que l’état dans lequel il nous met, l’espoir n’aura bien entendu réglé aucun des problèmes que j’avais à rencontrer, car c’est moi seule qui devais les régler. Comme un bon coach, il était là pour me supporter, pas pour me déresponsabiliser.

L’espoir n’était pas là non plus pour se plier à mes quatre volontés. J’aurais eu beau dire : « Je veux ça tout de suite et que ça saute! » Si ça n’avait été ni la bonne chose, ni le bon moment pour moi, c’est l’espoir qui m’aurait fermé la porte au nez!

J’ai aussi compris que peu importe le nombre de fois où je l’ai abandonné, l’espoir, lui, ne m’a jamais laissé tomber. C’est d’ailleurs grâce à lui que vous me lisez aujourd’hui!

Lucie Douville

* * * * *

image-magazine-vivre-11-2017L’espoir nous concerne tous, hommes et femmes, jeunes et vieux, riches ou moins fortunés… Mais qu’est-ce que l’espoir? Peut-il être mesuré? Peut-on le perdre ou, au contraire apprendre à espérer encore plus? Chose certaine on ne peut vivre sans espoir. C’est l’oxygène de notre âme.

Le contraire de l’espoir n’est pas le désespoir, mais la peur et l’angoisse qui nous paralysent. Perdre l’espoir nous enferme dans l’adversité et l’impuissance. Et pourtant, les obstacles font partie de la vie, on doit juste apprendre à les franchir.
L’espoir est puissant, c’est une forme concrète d’anticipation positive, une aspiration à faire face à ce qui est « en se retroussant les manches ». L’espoir est un choix. Il s’apprend. Et bonne nouvelle, il est contagieux! C’est une combinaison de croire et d’agir : croire que l’avenir sera meilleur et agir en conséquence! Avec l’espoir, tout devient possible!

Telles sont les pistes que nous avons explorées avec Marina Orsini dans ce nouveau dossier du Magazine VIVRE.

Dans ce dossier, VIVRE vous propose des réflexions sur…
– AIMER ET ÊTRE AIMÉ… Rencontre avec Marina Orsini
– QUAND L’ESPOIR NOUS QUITTE… – Tout n’est pas perdu!
– HOMMAGE À L’ESPOIR – Si l’espoir pouvait m’entendre…
– TOUT EST DANS LE REGARD – Surtout l’espoir!
– POUR VOIR LA VIE EN ROSE – Devenez Optitéaliste!
– TOUS PORTEURS D’ESPOIR – Les uns pour les autres.
– L’ESPOIR, COMBUSTIBLE DE LA VIE – Espérer, c’est…
– TANT QU’IL Y A DE LA VIE… – Il y a de l’espoir!
– L’ESPOIR EST ENTRE NOS MAINS – C’est à nous d’agir!
– LA GRAINE DEVIENDRA L’ARBRE – Nous sommes libres!

AUSSI, DANS LE MAGAZINE VIVRE…

ALIMENTATION : Mijoteuse et Santé : Le mariage parfait ! – Quelle merveilleuse façon de partir le matin en sachant qu’un repas bien chaud nous attendra une fois de retour à la maison. Mais au-delà de son côté pratique, la mijoteuse offre aussi de multiples avantages pour la santé par rapport à la cuisson traditionnelle.

VIVRE À 2 : Passer de l’espoir passif à l’espoir actif – La notion d’espoir dans un couple a-t-elle toujours sa place? Y croyez-vous encore? Car lorsque nous sommes rendus à parler d’espoir dans un couple, il y a de fortes chances qu’il n’y en a justement plus! Comment faire pour ne pas se rendre là?

TRUCS ÉCOLOS – IDÉES BRILLANTES : VIVRE vous propose des trucs et astuces santé pour vous aider à améliorer la qualité de votre vie dans la simplicité de votre quotidien. Dans cette parution nous parlons : Recettes faciles pour bains de pieds – Aliments pour nourrir mon cerveau – Les vernis à ongles… Méfiez-vous du « Big 3 » – Bien oxygéné tous l’hiver grâce à nos plantes d’intérieur – Exercices à faire pour avoir des yeux heureux! – LI4… Le point d’acupuncture magique.

SANTÉ GLOBALE : Quand la gorge picote, agissez sans tarder ! – Peu importe sa cause, un mal de gorge qui n’est pas rapidement soigné peut rapidement dégénérer et c’est pendant plusieurs jours, voire une ou deux semaines que nous pourrons en être affecté. VIVRE a donc demandé à ses collaborateurs de nous présenter les trucs pour nous soigner aussi vite que bien!

CŒUR À CŒUR : Devenir conscient que nous sommes inconscient – Rencontre avec le Dr JOE DISPENZA – Vous devez regarder quelles sont les émotions qui vous maintiennent ancré dans le passé et décider : « Est-ce que je veux que ces émotions décident de mon avenir? » Je pense qu’il y a beaucoup de gens qui essaient de créer une nouvelle réalité personnelle à partir de leur personnalité actuelle et ça, ça ne marche pas! Il faut que nous devenions quelqu’un d’autre.

VIVRE AU QUOTIDIEN : La Vie est une école – Informer, c’est déjà très bien, mais mettre à la disposition des gens des outils concrets pour les aider à passer à l’action, sans avoir à escalader l’Everest, c’est encore mieux! Dans cet article vous trouverez donc quatre trucs simples, pratico-pratiques et faciles à intégrer dans votre quotidien. Ils vous sont offerts par les formateurs de la nouvelle plateforme de formation en ligne Vivre au quotidien!

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Publié dans Actualités de la Psychologie, Magazines, Publications | Marqué avec , , , , , , , , , | Commentaires fermés sur L’ESPOIR… Source de Vie ! Magazine VIVRE – Nov. Déc. 2017

Le transgénérationnel chez les célébrités – Tome 2

couvert-transgeneration-2-bisLe transgénérationnel chez les célébrités – Tome 2.
Ouvrage collectif – ECODITION

Par Thierry Gaillard, Denise Morel-Ferla, Élisabeth Horowitz, Manuelle Sekely, Brigitte Besset-Collet, Eléonore Béchaux, Tamara Boyer

(168 pages , Ecodition 2017 , ISBN 9782940540211)
Prix Ecodition : 15,95 €

SOMMAIRE

Gustave Courbet, Louis Aragon, Michael Caine, Antoine de Saint Exupéry, Romain Gary, Alexandre Jardin

Cet ouvrage présente une sélection d’analyses transgénérationnelles de plusieurs personnalités célèbres. Les auteur-e-s nous invitent à dépasser les apparences pour découvrir l’envers de ce qui est déjà connu du grand public. Au-delà de tout jugement, ces analyses révèlent de quelle manière ces « célébrités » ont dû composer avec les histoires de leurs aïeux, leurs deuils non faits notamment, dont ils n’ont généralement pas été conscients.

Ces exemples nous incitent à nous interroger sur nos propres héritages transgénérationnels inconscients. Ils nous sensibilisent à l’importance d’un travail introspectif, à la nécessité d’être attentifs à nos symptômes, à nos projections, aux impressions de « déjà vu », à nos rêves, pour aller à la rencontre de nos propres origines et de nous-mêmes.

COMMANDEZ
http://ecodition.net/livre/transgenerationnel-chez-celebrites-tome-2/

EXTRAIT

Gustave Courbet
entre ombre et lumière

par Thierry Gaillard

photo-gustaveLa vie et l’oeuvre du peintre français Gustave Courbet (1819-1877) sont passionnantes à plus d’un titre. Autodidacte, à force de travail, il sera internationalement reconnu comme un grand maître et un précurseur dans l’histoire de la peinture. Cependant, alors que tout lui réussit, il devra s’exiler et se réfugier en Suisse, à La Tour-de-Peilz. En effet, à la suite d’importants événements politiques auxquels il fut mêlé, jugé de manière partiale et abusivement condamné, il dû s’enfuir clandestinement en 1873 pour échapper à la prison et à la ruine. Ainsi, en plus d’avoir été un précurseur dans l’histoire de la peinture, Courbet annonçait en quelque sorte aussi les exils et migrations que nous observons aujourd’hui à l’échelle de la planète.

Dans sa commune d’accueil l’artiste poursuivra son œuvre, comme s’il habitait dorénavant sa peinture, au-delà des frontières, au-delà du temps. Mais sa condamnation et ses laborieuses tractations avec les autorités françaises pour tenter de retrouver ses libertés l’affecteront. Une maladie l’emportera prématurément à l’âge de 57 ans, le 31 décembre 1877. Devenu immortel par son génie artistique, son heure était-t-elle venue ? À la Tour-de-Peilz, face au coucher de soleil qui rougeoie le ciel autant que l’eau du lac Léman, le phénix a pris congé de cette vie pour peut-être renaître sous d’autres auspices.
Ayant passé mon enfance à La Tour-de-Peilz j’avais bien sûr entendu parler de Gustave Courbet. Le célèbre peintre, personnalité tonitruante et chef de file d’un nouveau courant – le réalisme -, a laissé des traces de son passage. Une des écoles que j’avais fréquentée porte son nom. Dans le vieux port une plaque indique la dernière demeure du maître, et, sur la fontaine de la place du temple trône le buste « La liberté » qu’il avait offert à la commune pour la remercier de son hospitalité.

Ma curiosité fut piquée à vif lorsque j’ai récemment appris que Courbet était ce que l’on appelle dans le jargon des psys un « enfant de remplacement ». Est-ce à cause de cela, ou plutôt grâce à cela, qu’il serait devenu un artiste de génie ? Et pourquoi Courbet n’avait-il pas pu rebondir et faire le deuil de son ancienne vie lorsqu’il fut accueilli en Suisse ? Faut-il chercher la réponse dans ces deuils non faits que les enfants de remplacement héritent de leurs parents ? En effet, les analystes transgénérationnels le savent bien, un tel héritage peut entraîner dans une chute vertigineuse ceux qui se brûlent les ailes pour s’être trop approchés du soleil – comme Icare. Le « star système » regorge de tels exemples.
Pour en avoir le cœur net, j’ai voulu appliquer ma méthode d’analyse transgénérationnelle au destin de Courbet et ainsi tenter de mieux comprendre son parcours si particulier. Les résultats de mes recherches dépassèrent mes attentes, et, dans les pages qui suivent, je tenterai de montrer de quelle manière la vie de Courbet fut largement influencée par ses héritages transgénérationnels inconscients.

Un enfant de remplacement ?

En général les enfants de remplacements souffrent d’un manque de reconnaissance qu’ils ne parviennent pas à surmonter, en tous cas pas de leur vivant, comme Vincent Van Gogh ou Camille Claudel(1). Faudrait-il comprendre que Courbet aurait réagi autrement que les autres puisqu’il réussit à se faire reconnaître de son vivant ? Et quelle serait la nature de cette autre manière de se vivre dans la position d’enfant de remplacement ? Il m’a semblé intéressant d’approfondir ces questions et peut-être de découvrir le fin mot de l’histoire.
Il faut savoir qu’un enfant conçu pour remplacer un frère aîné, comme c’est le cas de Courbet, risque d’en subir les conséquences, c’est-à-dire d’être rejeté, s’il diffère trop de ce que l’on attend de lui. D’un point de vue symbolique en tous cas, l’exil évoque en effet la perte du lien à la mère, à la terre natale. Qu’est ce qui ne se serait pas bien passé à la naissance qui pourrait entraîner la répétition d’un tel schéma ? Que faudrait-il que Courbet fasse pour se libérer de ce statut d’enfant de remplacement ? De telles questions sont légitimes quand on sait à quel point Courbet cherchera à se distinguer, toujours porté par cet impératif de ne pas être confondu avec un autre. Il ira jusqu’à révolutionner la peinture de son époque pour se faire reconnaître comme un innovateur, incomparable à tous les autres peintres de son époque. Son œuvre sonnera le glas des anciens critères en matière d’art, comme s’il avait voulu enterrer un monde « passé » pour se donner une nouvelle place, comme s’il voulait que l’on fasse le deuil d’un frère ainé pour qu’il puisse être reconnu en tant que lui-même – et non pas comme son remplaçant. Cerise sur le gâteau, c’est encore lui qui réalisera l’œuvre la plus sulfureuse de son époque : l’origine du monde ! Son « réalisme » brise les tabous pour nous replacer, autrement, face aux mystères du féminin et de la vie. S’il fait référence à la naissance et à la femme-mère du monde dans le titre de son tableau, c’est peut-être bien pour attirer notre attention sur ces voeux que prononcent les fées à notre naissance.

Il était une fois…

Avant de nous pencher sur le bagage transgénérationnel de Courbet, faisons déjà un peu plus connaissance avec le personnage. Il est né le 10 juin 1819 à Ornans, près de Besançon dans le Doubs. Il vient d’une famille aisée puisque son père, Régis Courbet, gère en héritage une ferme et des terres au village voisin de Flagey. Du côté de sa mère, il est le descendant des Oudot, traditionnellement vignerons à Ornans. Les biographes s’accordent à dire que Gustave Courbet aurait hérité du tempérament révolutionnaire de son grand-père maternel, Jean-Antoine Oudot, ancien conventionnel de la Révolution Française, aux idées anticléricales, membre de la municipalité d’Ornans. La devise qu’il inculque à son petit-fils : « Crie fort et marche droit ! »

Un an après leur mariage, le 26 septembre 1817, les parents de Gustave Courbet ont un premier fils, Jean-Antoine, lequel décède le jour même de sa naissance. Une année plus tard, c’est-à-dire dans cette période anniversaire de naissance et décès du premier fils, c’est Gustave qui sera conçu pour naître neuf mois plus tard. C’est précisément cette coïncidence entre une date anniversaire d’un décès et la date de conception d’un nouvel enfant qui fait de ce dernier un potentiel « enfant de remplacement », nous y reviendrons.
À douze ans, au petit séminaire d’Ornans, il est sensibilisé à la peinture par son professeur de dessin. Puis, au collège royal de Besançon il suit des cours de dessin de Charles-Antoine Flajoulot, directeur de l’École des Beaux-Arts de la ville. Fin 1839, il monte à Paris, soi-disant pour y suivre des études de droits, comme son père le souhaitait. Mais il fréquente l’atelier du peintre Charles de Steuben et celui de Nicolas-Auguste Hesse qui l’encourage. Courbet a un « oeil », un talent inédit pour les couleurs. Au Louvre, il copie les maîtres et, sans se soucier de suivre une des écoles réputées de la capitale, il poursuit sa formation de manière autodidacte.

Courbet s’acharne, il veut vivre de sa peinture. En 1844, un de ses portrait (Courbet au chien noir) est enfin admis au fameux « Salon », passage obligé vers la reconnaissance. Il est déterminé et s’en explique dans une lettre à ses parents : « il faut que dans cinq ans j’aie un nom dans Paris ». Il est au cœur de l’effervescence artistique et politique parisienne, vit la bohème et se lie d’amitié avec le critique Champfleury, Baudelaire, le polémiste Proudhon et tant d’autres.
Avec son modèle, Virginie Binet, Courbet devient père en 1847, sans toutefois reconnaître son fils. Elle le quittera en 1851 en emportant leur enfant. Sa souffrance, Courbet la peindra dans L’homme amoureux agonisant, un portrait, avec une tache de sang sur le coeur, qu’il conservera jusqu’à sa mort.

Lors des émeutes ouvrières de 1848, il est témoin de la répression républicaine. Il écrira à ses parents : « Je n’ai pas foi dans la guerre au fusil et au canon et ce n’est pas dans mes principes. Voilà dix ans que je fais la guerre de l’intelligence ».

Note
1. Voir les analyses transgénérationnelles qui leurs sont consacrées dans « Le transgénérationnel dans la vie des célébrités », Ecodition, Genève.

[…]

photo-thierry-gaillardL’AUTEUR PRINCIPAL

Thierry Gaillard (MA) est psychologue des profondeurs, spécialisé en intégration transgénérationnelle, psychothérapeute et formateur agréé Santé Suisse (organe faîtier de assurances sociales Suisse) et FSP (Fédération Suisse des Psychologues).
Diplômé de l’Université de Genève et M.A. en psychologie développementale à la City University de New York, formé en psychanalyse, en philosophie, il a exploré de multiples approches thérapeutiques contemporaines et traditionnelles. Depuis 1998, il exerce en cabinet privé en Suisse romande.
Ses recherches l’ont amené à découvrir la dimension transgénérationnelle qui sous-tend le mythe d’Œdipe. Cette nouvelle thèse (voir la bibliographie) ouvre de nouvelles perspectives en psychologie des profondeurs.

Site Internet : http://www.thierry-gaillard.com

Thierry Gaillard est membre de Psycho-Ressources
http://www.psycho-ressources.com/thierry-gaillard.html

COMMANDEZ
http://ecodition.net/livre/transgenerationnel-chez-celebrites-tome-2/

DÉTAILS

Écodition Éditions
18, rue De-Candolle, 1205 Genève, Suisse
ecodition@gmail.com
http://www.ecodition.net
2017 Première édition
© 2017, Le visible et l’invisible SARL. Tous droits réservés.
ISBN : 978-2-940540-21-1


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